Pourquoi automatiser les tests de ses applications mobiles ?

Olivier Philippot

L’automatisation des tests est bien souvent considérée comme un surcoût au sein des équipes de développement, et cela pour différentes raisons :

  • Nécéssite une montée en compétence des équipes sur un outil en particulier
  • Les temps de rédaction sont plus importants que les temps d’éxécution manuels
  • Nécéssite un maintien des tests sur la durée

Le développement mobile comprenant des coûts projets plus faibles et des temps de développement raccourcis n’aide pas au passage à l’automatisation des tests. Les bénéfices ne sont en effet pas forcément bien évalués vis-à-vis du coût de l’automatisation. Au final, les projets d’automatisation des applications mobiles passent souvent à la trappe ou sont décalés trop tard dans le projet. C’est une erreur car les bénéfices de l’automatisation des tests pour les applications mobiles sont nombreux.

Les applications mobiles sont des applications comme les autres : complexes, techniques…

Les applications mobiles sont considérées comme des applications nécessitant peu de développement, des coûts faibles… Or ce n’est pas toujours le cas. Nous ne sommes plus dans la même situation des dernières années où les projets d’applications mobiles étaient des Proofs Of Concept et autres balbutiements. Les applications mobiles ont maintenant subi l’entropie naturelle de tout projet logiciel : contraintes de sécurité renforcées, librairies et SDK intégrées, architectures modulaires, intéractions multiples avec des serveurs backend

Cette maturité (mélée à l’entropie des logiciels) ne permet plus de laisser de côté les tests. Une industrialisation des tests, et en particulier l’automatisation, permet d’assurer une qualité nécessaire aux projets mobiles. Sans cela, c’est un échec assuré.

L’échec n’est plus envisageable

Associées à cette complexification des projets mobiles, les applications sont devenues des projets critiques pour les entreprises. En effet, elles sont les nouvelles vitrines des marques et des organisations. Et compte-tenu des cycles de développement rapides, un échec du projet (retards, détection trop tardive de bugs utilisateurs…) peut être fatal à l’image de l’entreprise. D’autant plus qu’une mauvaise expérience vécue par l’utilisateur peut amener tout simplement à la désinstallation, la non-utilisation de l’application ou encore la rédaction d’un avis négatif sur les stores.

Le niveau de qualité doit donc être au rendez-vous et les tests automatisés sont un passage obligé pour contrôler la performance de son application.

Tester c’est douter, le doute est bon

Une équipe de développement de qualité, un processus “carré” et des tests manuels pourraient permettre d’assurer cette qualité. Tester serait mettre en doute les compétences de l’équipe ? Non, car comme le stress du funambule qui lui permet de traverser le ravin, le doute est bon pour la qualité. Un SDK avec un comportement inattendu, une regression non-désirée… Autant assurer avec des tests.

L’automatisation permet de faire du Test Driven Development (TDD)

Anticiper l’automatisation va permettre de plus d’aller vers des pratiques de Test Driven Development. Rédiger les tests avant le développement est tout à fait possible dans les projets mobiles. Avec ou sans outillage, il est intéressant d’automatiser un scénario spécifié et de le lancer en cours de développement.

Et sans parler de Test Driven Development, le fait d’avoir des tests qui suivent de près le développement permettra de détecter au plus tôt des problèmes et autres bugs.

La fragmentation des plateformes ne peut être géré avec des tests manuels

Tester manuellement sur un device uniquement ne permet plus de s’assurer du bon fonctionnement d’une application. La diversité des matériels avec des configurations matérielles et logicielles variées est source de bug. Tailles d’écran différentes, surcouches constructeurs… une automatisation va permettre de lancer des tests en parallèle sur différents devices et de détecter des potentiels bugs. On évitera comme cela de confondre utilisateurs finaux et bêta-testeurs de l’application !

Maîtriser les régressions en maintenance

La sortie de la première release de l’application n’est que le début du cycle de vie de l’application. 80% de la charge de développement correspond à de la maintenance et à l’évolution de l’application. Il est donc nécessaire de se projeter sur la durée. En automatisant, on va ainsi éviter d’ajouter des régressions dans l’application. Le lancement des tests sera systématique à chaque évolution de l’application.

L’automatisation permet d’avoir des métriques de performance

Au final, l’automatisation va permettre de suivre d’autres exigences que les exigences fonctionnelles : les exigences non-fonctionnelles. En effet, associés à des outils des mesures, les tests automatisés vont permettre de remonter de nouvelles métriques : performance, consommation de ressources…

C’est la stratégie que GREENSPECTOR préconise à ses utilisateurs. En intégrant l’API GREENSPECTOR dans les tests automatisés, ils peuvent suivre à chaque campagne de test : l’efficience et la performance de leur développement. Le coût de l’automatisation est alors largement couvert par les bénéfices. CQFD


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