Auteur : Thierry LEBOUCQ

Thierry LEBOUCQ est le président de GREENSPECTOR, qu'il a fondé en 2010. Auteur et conférencier, il est extrêmement actif et joue un rôle de pionnier dans le secteur des technologies de l'information verte en France. Il a été un contributeur majeur en France et en Europe aux préoccupations d'écoconception de logiciels. Il a dirigé plusieurs projets de R & D sur les logiciels verts et plusieurs initiatives sur l'étiquetage vert pour les applications Web, mobiles et IoT.

Expertise et Solution Greenspector accessibles à la commande publique via l’UGAP

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Dans un contexte législatif (Projet de loi visant à réduire l’impact du numérique en cours de discussion) où les organisations publiques doivent montrer une exemplarité en terme de numérique responsable, l’UGAP qui permet aux organisations publiques de faciliter l’achat hors marché intègre de plus en plus la dimension environnementale dans les offres de services et produit et notamment dans le domaine du Numérique. En amont, elle intègre dans le sourcing des offres du marché des critères de choix responsables permettant à la fois de mieux servir ses clients sur l’éco-responsabilité des produits et services mais aussi de faciliter l’accès des PME à la commande publique.

C’est dans ce contexte et dans le cadre du renouvellement des offres de services sur le numérique, que Greenspector a été retenu comme sous-traitant des marchés pour les 3 lots MOE, AMO, et Conseil pour intégrer la dimension d’éco-responsabilité au bénéfice des acteurs publics. Greenspector peut ainsi intervenir très en amont pour réaliser des diagnostics et des mesures pour identifier des cas d’usages très impactants en terme de ressources, d’énergie et au final d’impacts environnementaux, ou accompagner des projets dans le pilotage d’exigence d’éco-responsabilité numérique,  aux côtés de la MOA et de l’AMO ou dans l’intégration de bonnes pratiques d’architecture technique, de développement, et de mesure en continue aux côtés de votre MOE.  

La solution Greenspector en tant que solution d’édition est également au catalogue de l’UGAP sur le marché multi-éditeurs.

Les Doodles de Google : quel impact environnemental ?

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Introduction

Chez Greenspector, nous aimons nous poser la question de l’impact de consommation en ressources et énergie de certains sites, certaines applications, certaines fonctionnalités ou widgets sur le web. Cette fois-ci, ce sont les Doodles de Google qui ont retenu notre attention. Nous avons automatisé des mesures de consommation sur mobile sur la page d’accueil française Google afin que celle-ci soit mesurée tous les jours depuis Avril 2020. Dans cet article, nous tenterons de répondre aux questions suivantes :

  • Quel est l’impact comparé des différents types de Doodles ?
  • Quelles consommations de données et d’énergie et quel impact environnemental occasionnent-ils par rapport à la page standard ?
  • Quel impact carbone projeté approché à l’échelle mondiale ?

Qu’est-ce qu’un Doodle ?

Le Google Doodle est une modification temporaire du logo Google sur la page d’accueil du moteur de recherche liée à une journée ou thématique particulière. Créés pour célébrer des évènements particuliers tels que des fêtes nationales, anniversaires de célébrités ou autres hommages, le premier Doodle a fait son apparition en 1998 pour le festival Burning Man. Il est généralement visible soit simultanément dans un grand nombre de pays soit dans un pays en particulier.

Consulter la méthodologie

Vue d’ensemble de la consommation d’énergie (mAh)

Nous avons mesuré la page d’accueil française de Google du 9 avril 2020 au 28 septembre 2020. Les points noirs représentent les Doodles visibles en France autres que le logo natif, ces derniers sont conservés chronologiquement dans un historique visible sur le site Doodle de Google. Le bleu correspond à l’étape de chargement et le jaune à l’étape d’inactivité en premier-plan de la page. On le voit de nouveaux Doodles reviennent assez souvent et compte tenu de la popularité de Google, va impliquer un impact sur l’ensemble des devices utilisateurs et sur les réseaux.

Consommation moyenne d’énergie (mAh) par type de Doodle

On remarque que le format Youtube (fenêtre de vidéo dont la lecture n’est pas automatique) est le type de Doodle le moins consommateur en moyenne en énergie (2,09 mAh) soit +15% par rapport au logo natif Google (1.76 mAh).

Nous retrouvons ensuite le format JPEG, deuxième du classement avec une consommation moyenne de 2,21 mAh, soit +20% par rapport au logo natif.

Sur nos 40 secondes de test et sans surprise, le format de Doodle le plus consommateur en énergie est celui de la vidéo native + jeu interactif (3,14 mAh) soit +43% de consommation que le logo Google, quasiment le double.

Le type de Doodle le plus plébiscité par Google est le GIF, celui-ci revient 17 fois sur notre benchmark de 29 Doodles. Il arrive en 5ème position du classement avec une consommation moyenne de 2,59 mAh soit +32% par rapport à notre référence du logo Google. De plus, on observe que les dimensions et le poids des Doodles ne sont pas constants pour un même format (JPEG, PNG ou GIF).

Projections carbone

Projections de l’impact carbone par type de Doodles

Les pages sans Doodle affichant uniquement le logo natif de Google consomment en moyenne 0,074 gEqCO2 soit 0,66 mètres effectués en véhicule léger. Tandis que les Doodles consomment (tous format confondus) en moyenne 0,082 gEqCO2 soit 11% plus et 0,76 mètres effectués en véhicule léger.

Le type de Doodle le moins consommateur est le format PNG (0,079 gEqCO2) avec un impact plus élevé que la référence du Logo de 6%. Suivi par le format de la vidéo Youtube (lecture non automatique) avec 0,080 gEqCO2 soit 8% de plus que le logo Google. Le format le plus consommateur est celui de la vidéo native suivie du jeu intéractif : 0,101 gEqCO2 soit 26% de plus, juste après le format du slider de diapositives : 0,096 gEqCO2 (+23%).

Projections en fonction du nombre d’utilisateurs et recherches

D’après notre récente étude sur les moteurs de recherches, chaque seconde, se sont près de 80 000 recherches qui sont réalisées sur le moteur de recherche Google par les internautes du monde entier. Pour chaque seconde de recherche, l’impact carbone sans Doodle est de : 5 920 gEqCO2 soit l’équivalent d’impact carbone de 52 km effectués en véhicule léger contre 6 560 gEqCO2 pour une recherche moyenne avec Doodle soit 58 km effectués en véhicule léger.

En une journée, on estime le nombre de recherche à 6 – 9 milliards. En projetant l’impact carbone d’une recherche avec et sans Doodle sur une journée on obtient :

Avec Doodle : 567 Tonnes EqCO2
Sans Doodle : 511 Tonnes EqCO2

L’impact supplémentaire des Doodles dans le monde, sur la base d’une projection des Doodles Français, donc pour chaque journée d’un nouveau Doodle est de 56 Tonnes EqCO2, soit l’équivalent de 500 000 km d’un véhicule léger moyen, soit environ 12,5 fois le tour de la planète !

En tant que concepteur de site web et d’application, une bonne pratique en lien avec ce constat est de faire attention au contenu qui est poussé : vous pouvez avoir un système de base très efficient mais avoir un usage au final qui est beaucoup plus consommateur que ce que vous aviez estimé initialement…

Pour chacune de ses applications, mesurées sur un smartphone S7 (Android 8), le scénario utilisateur a été réalisé au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests automatisés.

Chaque mesure est la moyenne de 4 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple. Pour chacune des itérations, le cache est préalablement vidé.

Pour évaluer les impacts des infrastructures (datacenter, réseau) dans les calculs de projection carbone, nous nous sommes appuyés sur la méthodologie OneByte basée sur des données réelles mesurées du volume de données échangées. Cette méthodologie d’évaluation tient compte de la consommation de ressources et d’énergie en usage pour les équipements sollicités. Comme c’est une approche très macroscopique, elle est soumise à une incertitude et pourrait être affinée pour s’adapter à un contexte, à un outil donné. Pour la projection Carbone, nous avons pris l’hypothèse d’une projection 50% via un réseau wifi et 50% via un réseau mobile.

Pour évaluer les impacts du mobile dans les calculs de projections carbone, nous mesurons sur device réel la consommation d’énergie du scénario utilisateur et afin d’intégrer la quote-part d’impact matériel, nous nous appuyons sur le taux d’usure théorique généré par le scénario utilisateur sur la batterie, première pièce d’usure d’un smartphone. 500 cycles de charges et de décharges complètes occasionnent donc dans notre modèle un changement de smartphone. Cette méthodologie et mode de calcul ont été validés par le cabinet de conseil spécialiste de l’éco-conception Evea.

Vous souhaitez évaluer la sobriété et la performance de votre site web ou application mobile ? Contactez-nous !

Greenspector acteur du Planet Tech’Care

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Qu’est-ce que Planet Tech’Care ?

Planet Tech’Care est une plateforme qui met en relation des organisations et des acteurs de la formation qui souhaitent se mobiliser pour réduire l’empreinte environnementale du numérique avec un réseau de partenaires, experts du numérique et de l’environnement.

En adhérant à ce manifeste, les signataires ont accès gratuitement à un programme d’accompagnement composé d’ateliers conçus par les partenaires de l’initiative. La plateforme est animée par le programme Numérique Responsable de Syntec Numérique.

Pourquoi Greenspector s’engage doublement dans cette démarche nationale ?

Greenspector, membre du Syntec Numérique et entreprise à mission, s’engage à la fois comme signataire du manifeste et s’engage en tant que partenaire de ce programme pour accompagner les organisations signataires à rentrer dans l’action, agir pour un Numérique sobre et inclusif. La sobriété numérique est un facteur majeur de réduction de notre impact mais elle est aussi un facteur de performance. La prise de conscience des acteurs faiseurs du numérique est clé dans l’image que renvoie le numérique aujourd’hui, ce monde infini, sans barrière et sans limite dans les usages. Beaucoup veulent ignorer cet impact en regardant davantage les apports numériques à la réduction des impacts environnementaux mais elle ne doit pas devenir cette industrie qui n’a pas su réagir assez tôt comme on le reproche aujourd’hui à nos modèles de déplacements, à notre alimentation. Au-delà de la prise de conscience, l’initiative Planet Tech Care est un moyen de mobiliser le monde numérique à s’engager. Le sujet de l’éco-conception des services numériques sera un moyen abordé pour réduire la consommation d’énergie et de ressources en phase d’usage mais aussi de réduire l’impact du matériel en l’utilisant mieux et en prolongeant sa durée de vie.

Rappel des points clés du manifeste :

1. Reconnaître que les changements environnementaux constituent un enjeu majeur pour l’humanité sur lequel les acteurs du numérique ont un impact et doivent se mobiliser :

  • S’engager publiquement via la signature du manifeste
  • Diffuser l’initiative auprès de leur sphère d’influence

2. Se mobiliser pour contribuer, à leur niveau, à la maîtrise des risques environnementaux

  • Réaliser une mesure de l’empreinte environnementale (à minima carbone) de leurs produits et services numériques
  • Identifier et mettre en œuvre des actions de réduction de leurs impacts environnementaux
  • Identifier et mettre en œuvre des actions permettant d’allonger la durée de vie des produits et services numériques
  • Partager ces informations et démarches auprès des parties prenantes concernées

3. Pour les acteurs de l’enseignement ou proposant des formations, mettre en place des modules ou cursus de formation permettant de développer les compétences des élèves et des collaborateurs en matière de numérique responsable et écologiquement efficient.

Les enjeux d’un numérique éco-responsable pour le secteur public

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Les organisations publiques ont des enjeux particuliers en ce qui concerne l’éco-responsabilité numérique. Comme les organisations privées, elles répondent à un enjeu planétaire pour limiter les impacts environnementaux des services numériques qui croissent autant que les services publics se modernisent et s’informatisent à grand pas.

Ce sujet, comme l’accessibilité au plus grand nombre devient un sujet d’exemplarité des services publics qui on l’espère, auront une vocation à avoir une capacité d’entraînement des organisations privées et plus globalement de la société au sens large. L’éco-responsabilité s’est plusieurs fois invitée dans la sphère politique puisqu’on voit les élus qui se sont emparés de sujet en même temps que des mouvements dissidents politiques intégraient cette dimension de numérique éco-responsable. Signe de cette mise en valeur et des nouveaux discours/programmes politiques, nous avons désormais une élue au Numérique Responsable pour la ville de Nantes.

Au-delà de l’enjeu environnemental, la sobriété numérique permet également de réduire la fracture numérique, permettre l’égalité des chances devant les contenus et services en ligne puisque un service plus frugal sera aussi plus accessible à des citoyens ayant une connexion limitée ou un ordinateur/mobile old-tech, low tech ou bien encombré.

Une accélération est en train de s’opérer pour la prise en considération et va devenir encore plus visible puisque l’article 55 de la Loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire » précise que les organisations doivent promouvoir dans les marchés les logiciels dont la consommation énergétique est limitée en phase d’usage.

A compter du 1er janvier 2021, les services de l’Etat ainsi que les collectivités territoriales et leurs groupements, lors de leurs achats publics et dès que cela est possible, doivent réduire la consommation de plastiques à usage unique, la production de déchets et privilégient les biens issus du réemploi ou qui intègrent des matières recyclées en prévoyant des clauses et des critères utiles dans les cahiers des charges.
Lorsque le bien acquis est un logiciel, les administrations mentionnées au premier alinéa de l’article L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration promeuvent le recours à des logiciels dont la conception permet de limiter la consommation énergétique associée à leur utilisation.

Une démarche d’éco-responsabilité numérique est une démarche de qualité qui a un coût

Cette contrainte au-delà du gain qu’elle apporte représente également un coût car cela nécessite d’intégrer cette démarche d’éco-conception dans le processus de fabrication et ainsi de former les équipes de la chaine de fabrication aux bonnes pratiques, aux bons réflexes mais aussi  de mesurer,  analyser, détecter des sur-consommations et donc de passer du temps à contrôler, mesurer, parfois corriger ; d’autant plus que cette démarche doit s’opérer au-delà de sa fabrication initiale mais aussi en phase de maintenance  dans un contexte d’évolutions technique souvent subies et des ajustements fonctionnels.

Une Maîtrise d’ouvrage (MOA) doit-elle attendre de son partenaire Maître d’œuvre (MOE) d’intégrer cette démarche de manière spontanée ? Aujourd’hui non, comme cette démarche a un coût, il est souvent risqué d’intégrer cette dimension qualitative sans prendre le risque de dérive ou de perdre le marché pour un candidat MOE. La MOA doit dans ce cas intégrer des EXIGENCES depuis son cahier des charges qui doit permettre de qualifier la « qualité » attendue.

La maîtrise d’ouvrage du projet de développement – maintenance de son patrimoine applicatif doit se fixer – et fixer à ces partenaires (MOE, AMO, équipes COM, …) – des objectifs = EXIGENCES

Mais comment intégrer ces exigences dans les clauses des marchés, comment les piloter et comment les vérifier ?

On peut lire certaines exigences du type :

  • Le candidat devra démontrer dans sa réponse, son niveau de maturité de sa démarche RSE dans ses activités
  • Le candidat devra démontrer sa capacité à intégrer la dimension d’éco-conception numérique dans sa réponse
  • Le candidat devra proposer / intégrer des bonnes pratiques d’éco-conception des sites web

Souvent maladroites ou superficielles, les exigences d’éco-responsabilité numérique doivent être plus précises et être orientées vers des objectifs de résultats plutôt que des exigences de moyen.

Quel type d’exigence ?

Des exigences de résultats ont plusieurs avantages par rapport aux bonnes pratiques (exigences de moyen) car elles valident de manière absolue que le résultat est bon ou n’est pas bon sans débat d’expert, sans débat d’applicabilité d’une règle, d’application partielle ou pas, de mise en œuvre correcte ou pas.

Elles sont surtout peu dépendantes des évolutions des technologies et on comme avantage de rester sur des indicateurs intermédiaires faciles à collecter et sont facilement vérifiables, mesurables.

Néanmoins, elles doivent être accompagnées d’un référentiel de bonnes pratiques, en annexe, pour éviter de mettre en place des actions correctives pour optimiser après-coup. C’est aussi une bonne manière d’embarquer les équipes de conception et de dévelopement dans la démarche. Ces documents en annexe ne doivent pas être trop lourds et se concentrer sur des référentiels générique, pas orientés techno ou langage.

Elles ont 2 complexités : elles doivent être étalonnées pour fixer des seuils et elles ne renvoient pas toute la responsabilité du résultat vers celui qui « fabrique » (MOE).

Quelles métriques mesurer pour couvrir les impacts majeurs d’un service numérique ? 

Un indicateur haut niveau comparable à d’autres domaines est l’impact Carbone exprimé en  g eqCO2. L’avantage de cet indicateur est qu’il est universel et partageable par tous dans l’entreprise, avec ses clients, comparables avec ses concurrents, dans son écosystème, avec tout service/produit.

L’impact Carbone n’étant pas un indicateur mesurable mais « projetable » sur la base d’indicateurs de flux ou intermédiaires. On peut citer la consommation d’énergie, la consommation de données sur le réseau, la performance d’affichage ou le nombre de requêtes vers les serveurs internes ou externes à l’organisation.

Quoi qu’il en soit, la projection Carbone sera d’autant plus fiable si on part de mesures réelles sur des appareils réels que d’estimation ou de mesure sur émulateur. Cette projection peut être améliorée par la connaissance des parcours ou du type de matériel sur lequel on utilise le service ou le contenu..

Comment fixer des seuils d’une exigence de résultat ? 

Fixer des seuils nécessite tout d’abord de préciser dans quelles conditions on effectue les mesures telles que :

  • Les conditions techniques de la mesure : sur un type device, sur un type de connectivité filaire/mobile/wifi, sur un navigateur donné, …
  • Les paramètres de réglages : avec  telle luminosité, avec un cache vidé/ou pas,  ….
  • Le cas d’utilisation qu’on peut rapprocher d’une unité fonctionnelle : une ou x pages sur jouées sur un temps donné, une ou x étapes, un parcours de A à Z. 

Fixer des seuils demande aussi de benchmarker son domaine ou son existant pour appréhender les valeurs. En fixant telle valeur, on répond aux 2 questions, suis-je bien dans des valeurs de bonnes qualités et sont –elles atteignables ?

Des objectifs de moyens peuvent être ajoutés en annexes des exigences de résultats. Un référentiel de bonnes pratiques aura un impact positif  et permet d’embarquer les équipes de MOE à faire bien du premier coup sans surcoût de correction mais attention ces référentiels de bonnes pratiques ou Green Patterns devront être instanciées par technologie ou par langages et donc évoluer au rythme des changements technologiques ou rester très génériques.

Exemple 1 d’exigence sur le résultat :

L’environnement de référence est une tablette de moyenne gamme, en connexion de type Wi-Fi, basée sur un environnement…, sur les 5 parcours clés de mon application web composés de X étapes, X écrans, nous fixons 4 exigences de ressources. Chaque étape ne doit pas consommer plus de X Ko ET chaque étape ne doit pas consommer plus de X fois la consommation énergétique d’une page blanche ET chaque étape doit s’afficher en moins de X secondes sur la base du dernier élément chargé ET chaque étape devra consommer moins de X Mo de mémoire.

Exemple 2 d’exigence sur les moyens :

Le candidat devra démontrer sa capacité à mesurer / piloter ses indicateurs durant  le projet et alerter sur une déviation de cette consommation au plus vite durant le projet.

Exemple 3 d’exigence sur les moyens :

Le candidat devra intégrer à minima les bonnes pratiques de développement (en annexe dans le document technique) 

Valider la conformité à une exigence dans un projet

Une fois les exigences posées, il faut alors les piloter durant le projet via des points intermédiaires qui permettent de sonder un résultat partiel at ainsi éviter l’effet tunnel. Toutes ces revues intermédiaires permettent de développer les scripts automatiques qui vont permettre la réalisation de mesure de manière fiable et comparable et de pouvoir consolider au fil de l’eau le patrimoine de test. Ces vues permettent aussi d’ajuster si besoin et discuter sur du sur-fonctionnel ou d’un sur-contenu ou de surcoût d’intelligence embarquée entre MOA et MOA.

C’est bien dans cette phase de validation que l’exigence de résultat trouve tout son sens puisque nous n’avons pas besoin d’audité tous les écrans/pages sur un référentiel de bonnes pratiques mais juste des scripts automatisés durant le projet qui sont rejoués sur le produit fini.

Exigences de sobriété numérique au sein des marchés publics – classement

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Accéder au classement global

100 sites web dans 5 catégories ont été mesurés pour qualifier le niveau de maturité des sites web publics sur la sobriété numérique :

  • 29 Villes
  • 21 Départements
  • 12 Régions
  • 18 Agences de l’État
  • 16 Ministères

La méthodologie projection Carbone utilisée :

  • Data center : méthode générique OneByte du Shift Project (EqCO2 / Mo)
  • Réseau : méthode générique OneByte du Shift Project (EqCO2 / Mo)
  • Device utilisateur : méthodologie Greenspector

Mesure de consommation d’énergie (mWh) d’une page sur mobile puis projection en carbone (facteur en EqCO2 / mWh)
Appareil mobile moyenne gamme, navigateur Chrome
Accès 50% Wi-Fi, 50% réseau 4G, luminosité 50%
Conditions figées en 4 étapes : chargement de la page (temps fixé à 20 secondes), inactivité de la page (fixé à 20 secondes), défilement vers le bas ou scroll (fixé à 10 secondes), page en arrière-plan (fixé à 20 secondes). Moyenne de 3 mesures consécutives avec écart-type de moins de 5%.

Les chiffres globaux de l’impact Carbone

L’impact moyen d’une page sur les 100 sites mesurés est de 0,63 g eqCO2 avec des valeurs extrêmes de 0,09 et 2,77 g eqCO2 soit un facteur de x32 entre le meilleur et le pire site. En moyenne, on peut comparer l’impact d’une page web sur un smartphone à l’impact carbone d’un véhicule léger sur 5,6 mètres. Avec des valeurs extrêmes comprises entre 76 cm et 25 mètres d’un véhicule léger moyen. 1 page sur un smartphone = 5.6 mètres en véhicule léger.

1 page sur un smartphone = 5.6 mètres en véhicule léger

Impact Carbone moyen par catégorie pour une page

Répartition des impacts carbone moyens sur la chaîne

On remarque des écarts significatifs entre les différentes catégories analysées, puisqu’en en moyenne les sites des ministères et des agences sont 50% moins impactantes que celles des villes, départements et régions. La palme revient aux sites des agences de l’état avec 0,4 geqCO2 en moyenne. Agences et Ministères sont au même niveau que les sites e-commerce en terme d’impacts carbone. En moyenne des sites publics (0,56 gEqCO2) les sites publics sont environ 30% plus impactants que les sites e-commerce (0,42 gEqCO2).

Répartition des impacts carbone moyens sur la chaîne

Répartition des impacts carbone moyens sur la chaîne

Ces impacts sont concentrés à 77% sur la partie réseau mais avec des différences notables entre les sites web. Certains pouvant consommer jusque plus de la moitié sur la partie device utilisateur.

Répartition des sites selon leur impact Carbone

Répartition des sites selon leur impact Carbone

La plupart des sites mesurés ont un impact inférieur ou égal à la moyenne mais quelques 15 % des sites ont un impact plus de 2 fois supérieur à la moyenne. La palme du site le moins impactant revient à la ville de Bordeaux. Voir classement détaillé des 100 sites.

Exemple sur 2 sites

Exemple 1 : Ministère de L’Europe et des Affaires Etrangères – https://www.diplomatie.gouv.fr/

Ce site du Ministère de L’Europe et des Affaires Etrangères obtient le meilleur écoscore et un impact Carbone parmi les meilleurs. Ce site utilise peu de données (moins de 1 Mo) et consomme 30% de moins que la moyenne sur le device mobile de l’utilisateur malgré une richesse fonctionnelle qu’on retrouve sur d’autres sites et des plusieurs contenus riches. L’impact serveur est faible également avec peu de requêtes émises depuis la page (27).

Exemple 2 : Département de l’Isère –  https://www.isere.fr/

Ce site du Département de l’Isère obtient un écoscore moyen et un impact Carbone parmi les pires, 4 fois supérieur à la moyenne des 100 sites. Ce site utilise beaucoup de données (plus de 25 Mo). Des échanges de données et des traitements sont aussi réalisés alors que la page est chargée ce qui occasionne une surconsommation d’énergie sur la plateforme, dans la moyenne des sites.

Quantité de données échangées par catégorie

Quantité de données échangées par catégorie

Le chargement des données suffit à expliquer dans les grandes lignes les disparités entre les sites en terme d’impact carbone puisque Ministères (3,64 Mo) et Agences (3,44 Mo) consomment presque moitié moins de données que les villes (6,85 Mo), les départements (6,78 Mo) et régions (6,48 Mo). En moyenne et au global, les sites publics (5,6 Mo) consomment presque 2 fois plus de données que les sites e-commerce (2,91 Mo). Le meilleur site consomme 60 fois moins de données que le plus datavore !

Quantité de requêtes lancées par catégorie

Quantité de requêtes lancées par catégorie

Le nombre de requêtes moyens lances par les pages est élevé à 96,7. Les villes et les régions sont en moyenne 40% plus consommateurs de requêtes que les agences. Les sites les plus gourmands peuvent utiliser jusqu’à 243 requêtes sur une page d’accueil.

Énergie consommée sur le device par catégorie

Énergie consommée sur le device par catégorie
Énergie consommée sur le device par catégorie

La consommation d’énergie qui agit à la fois sur l’impact carbone de l’utilisateur mais aussi sur son autonomie est très variable également d’un site à l’autre puisqu’il existe un rapport de 1 pour 5 entre les sites les moins énergivores et les plus énergivores. A nouveau les ministères et agences consomment moins d’énergie que les sites des villes notamment. La consommation d’énergie des sites publics (5,1 mAh/s)  est comparable à celle des sites e-commerce (5,24 mAh/s)

Mémoire consommée sur le device par catégorie

Mémoire consommée sur le device par catégorie
Mémoire consommée sur le device par catégorie

Des grandes différences sur la consommation de mémoire, un rapport de 1 pour 3 existe entre les sites publics. Les agences de l’état consomment 16 % de moins que les régions.

Greenspector Ecoscore par catégorie de site

Greenspector Ecoscore par catégorie de site tableau
Greenspector Ecoscore par catégorie de site

L’Ecoscore de Greenspector qui intègre à la fois des facteurs de mémoire, CPU, Données, énergie et des bonnes pratiques permet d’intégrer des volumétries que nous ne pouvons pas modéliser sous la forme d’impact Carbone (mémoire, …). Les constats sont les mêmes puisque les ministères et agences obtiennent les meilleurs Ecoscores.

Relation Impact Carbone / Ecoscore

Une corrélation existe entre Impact Carbone et Ecoscore mais quelques valeurs extrêmes portant notamment sur l’impact du transfert des données sortent de cette corrélation.

Classement de l’impact carbone du Top 100 des sites web publiques

PositionCatégorieNomURL du site webEcoscore globalTotal gEqCO2
par page
Date de mesure
1VilleBordeauxhttp://www.bordeaux.fr/660.082020-09-16
2DépartementBas-Rhinhttps://www.bas-rhin.fr/630.092020-09-16
3Agence d'étatANSMhttps://ansm.sante.fr/680.102020-09-16
4MinistèreMinistre de l'Europe et des Affaires étrangèreshttps://www.diplomatie.gouv.fr/fr/710.142020-09-16
5Agence d'étatAGENCE NATIONALE DES TITRES SECURISEShttps://ants.gouv.fr/620.142020-09-16
6RégionOccitaniehttps://www.laregion.fr/600.162020-09-16
7Agence d'étatMETEO FRANCEhttps://meteofrance.com/460.172020-09-16
8VilleReimshttps://www.reims.fr/530.182020-09-16
9MinistèreMinistre de l'Intérieurhttps://www.interieur.gouv.fr/690.182020-09-16
10MinistèreMinistre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territorialeshttps://www.cohesion-territoires.gouv.fr/700.202020-09-16
11MinistèreGouvernementhttps://www.gouvernement.fr/510.212020-09-16
12Agence d'étatPOLE EMPLOI (ANPE)https://www.pole-emploi.fr/accueil/630.212020-09-16
13MinistèreGarde des Sceaux, ministre de la Justicehttp://www.justice.gouv.fr570.222020-09-16
14Agence d'étatUGAPhttps://www.ugap.fr/560.222020-09-16
15Agence d'étatACOSShttps://www.acoss.fr/620.232020-09-16
16RégionBretagnehttps://www.bretagne.bzh/530.242020-09-16
17VilleRenneshttps://metropole.rennes.fr/490.242020-09-16
18MinistèreMinistre de l'Économie et des Financeshttps://www.economie.gouv.fr/600.242020-09-16
19DépartementPas-de-Calaishttps://www.pasdecalais.fr/440.252020-09-16
20DépartementSeine-Maritimehttps://www.seinemaritime.fr/630.262020-09-16
21VilleAmienshttps://www.amiens.fr/540.272020-09-16
22MinistèreMinistre de la merhttps://www.ecologie.gouv.fr/portail-mer/560.272020-09-16
23Agence d'étatCSTBhttp://www.cstb.fr/620.282020-09-16
24DépartementGirondehttps://www.gironde.fr/590.292020-09-16
25DépartementMétropole de Lyonhttps://www.grandlyon.com540.292020-09-16
26Agence d'étatBusiness Francehttps://www.businessfrance.fr/430.302020-09-16
27RégionIle-de-Francehttps://www.iledefrance.fr/480.302020-09-16
28MinistèreMinistre de la Transformation et de la Fonction publiqueshttps://www.fonction-publique.gouv.fr/430.312020-09-16
29VillePerpignanhttps://www.mairie-perpignan.fr400.312020-09-16 00:00:00
30MinistèreMinistre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sportshttps://www.education.gouv.fr/600.322020-09-16
31VilleLe Manshttp://www.lemans.fr/580.332020-09-16
32Agence d'étatINERIShttps://www.ineris.fr/fr480.332020-09-16
33VilleLyonhttps://www.lyon.fr/460.332020-09-16
34VilleSaint-Denishttps://www.saintdenis.re/560.332020-09-16
35DépartementSeine-Saint-Denishttps://seinesaintdenis.fr/530.332020-09-16
36Agence d'étatBPIhttps://www.bpifrance.fr/450.352020-09-16
37VilleToulousehttps://www.toulouse.fr/380.362020-09-16
38MinistèreMinistre du Travailhttps://travail-emploi.gouv.fr/450.362020-09-16
39VilleClermont-Ferrandhttps://clermont-ferrand.fr/450.382020-09-16
40RégionNormandiehttps://www.normandie.fr/540.382020-09-16
41RégionCorsehttps://www.corse.fr/440.382020-09-16
42VilleLimogeshttps://www.limoges.fr/fr260.382020-09-16 00:00:00
43MinistèreMinistre des Solidarités et de la Santéhttps://solidarites-sante.gouv.fr/460.392020-09-16
44DépartementLoire-Atlantiquehttps://www.loire-atlantique.fr410.402020-09-16
45DépartementAlpes-Maritimeshttps://www.departement06.fr/430.412020-09-16
46RégionProvence-Alpes-Côte d’Azurhttps://www.maregionsud.fr/480.412020-09-16
47VilleBresthttps://www.brest.fr/340.412020-09-16
48VilleAngershttp://www.angers.fr/420.422020-09-16
49VilleAnnecyhttps://www.annecy.fr/270.422020-09-16
50DépartementCirconscription départementale du Rhônehttps://www.rhone.fr/690.422020-09-16
51DépartementNordhttps://lenord.fr/500.422020-09-16
52DépartementYvelineshttps://www.yvelines.fr/550.422020-09-16
53DépartementEssonnehttps://www.essonne.fr/460.432020-09-16
54MinistèreMinistre de la Culturehttps://www.culture.gouv.fr/460.432020-09-16
55Agence d'étatANTAIhttps://www.antai.gouv.fr/560.432020-09-16
56RégionHauts-de-Francehttps://www.hautsdefrance.fr/280.442020-09-16
57VilleDijonhttps://www.dijon.fr/510.472020-09-16
58Agence d'étatANRhttps://anr.fr/480.482020-09-16
59Agence d'étatCEAhttp://www.cea.fr/250.492020-09-16
60DépartementVal-de-Marnehttps://www.valdemarne.fr/510.502020-09-16
61MinistèreMinistre de la Transition écologiquehttps://www.ecologie.gouv.fr/560.512020-09-16
62Agence d'étatIFP Energies Nouvelleshttps://www.ifpenergiesnouvelles.fr/470.522020-09-16
63Agence d'étatONISEPhttp://www.onisep.fr/420.522020-09-16
64MinistèreMinistre de l’Agriculture et de l'Alimentationhttps://agriculture.gouv.fr/660.522020-09-16
65DépartementHéraulthttps://herault.fr/560.542020-09-16
66VilleNîmeshttps://www.nimes.fr/290.572020-09-16
67DépartementBouches-du-Rhônehttps://www.departement13.fr/280.5842020-09-16
68VilleLe Havrehttps://www.lehavre.fr/320.602020-09-16
69DépartementHaute-Garonnehttps://www.haute-garonne.fr/340.602020-09-16
70Agence d'étatIFREMERhttps://wwz.ifremer.fr/560.642020-09-16
71VilleAix-en-Provencehttp://www.aixenprovence.fr/350.662020-09-16
72VilleGrenoblehttps://www.grenoble.fr/330.672020-09-16
73RégionAuvergne-Rhône-Alpeshttps://www.auvergnerhonealpes.fr/260.672020-09-16
74VilleStrasbourghttps://www.strasbourg.eu/80.682020-09-16
75Agence d'étatONFhttps://www.onf.fr/600.782020-09-16
76VilleMontpellierhttps://www.montpellier.fr/300.792020-09-16
77RégionNouvelle-Aquitainehttps://www.nouvelle-aquitaine.fr440.842020-09-16
78VilleMarseillehttps://www.marseille.fr/530.852020-09-16
79MinistèreMinistre des Outre-merhttp://www.outre-mer.gouv.fr/220.932020-09-16
80RégionGrand Esthttps://www.grandest.fr/260.932020-09-16
81VilleVilleurbannehttps://www.villeurbanne.fr/330.952020-09-16
82Agence d'étatINChttps://www.inc-conso.fr/461.002020-09-16
83VilleNanteshttps://metropole.nantes.fr/501.352020-09-16
84DépartementHauts-de-Seinehttps://www.hauts-de-seine.fr/361.362020-09-16
85VilleLillehttps://www.lille.fr/391.362020-09-16
86DépartementVal-d'Oisehttps://www.valdoise.fr/371.362020-09-16
87MinistèreMinistre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovationhttps://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/261.5842020-09-16
88RégionCentre-Val de Loirehttps://www.centre-valdeloire.fr/421.722020-09-16
89VilleToulonhttps://toulon.fr/371.742020-09-16
90VilleParishttps://www.paris.fr/591.842020-09-16
91DépartementParishttps://www.paris.fr/591.842020-09-16
92RégionBourgogne-Franche-Comtéhttps://www.bourgognefranchecomte.fr/322.182020-09-16
93DépartementSeine-et-Marnehttps://www.seine-et-marne.fr332.252020-09-16
94VilleTourshttps://www.tours.fr/162.352020-09-16
95DépartementIsèrehttps://www.isere.fr/462.652020-09-16
96VilleNicehttp://nice.fr/332.772020-09-16

Vous souhaitez accéder au détail de votre mesure ? Votre site n’est pas dans ce classement ? Contactez-nous pour réaliser une mesure, apparaître dans ce classement ou connaître le détail de consommation de votre site web.

Auxylium : confiance renouvelée pour la poursuite du projet

Reading Time: < 1 minute

La DGA et Atos renouvellent leur confiance dans la solution GREENSPECTOR pour 2020-2021 sur le projet Auxylium.

auxylium

Auxylium est le projet de smartphone qui équipe le militaire en milieu urbain. Il lui permet de faire face à des missions de surveillance et d’interventions notamment dans le cadre de situations ou d’événements majeurs nécessitant le déploiement de forces sur le terrain en France (projet SENTINELLE). Dans ce cadre, la maîtrise de l’énergie avec une bonne performance d’usage pour la meilleure autonomie sur le terrain est un sujet clé pour la bonne réalisation de la mission sans alourdir le matériel du militaire par des batteries annexes.

Greenspector interviendra ainsi en intégration continue du projet ce qui permettra de mettre sous contrôle par les équipes Atos la consommation d’énergie et de ressources de l’application.

Des actions de mesure et d’analyse dans les phases précédentes de notre collaboration ont permis de détecter des points de sur-consommations applicatives et ont permis de passer d’une autonomie de 3h à 11h sur les usages principaux.

Greenspector rejoint l’accélérateur Atos : #AtosScaler

Reading Time: 2 minutes
Greenspector joins the Atos Scaler

GREENSPECTOR rejoint le Scaler ATOS pour poursuivre des premières collaborations avec le Groupe ATOS. L’objectif de ce partenariat est l’intégration des solutions et expertise GREENSPECTOR au sein des projets ATOS pour rendre plus efficientes, inclusives et eco-responsables les applications développées dans le cadre du Groupe.

GREENSPECTOR fait partie au niveau mondial, d’un premier groupe de 14 start-up lors du lancement le 7 juillet 2020 du Scaler Atos. Greenspector aura pour objectif de participer à la « Décarbonisation » des activités du Groupe. Rappelons qu’ATOS est la première ESN  « Entreprise de Services Numériques » d’envergure mondiale à intégrer des objectifs forts de « 0 Emission – Net » avec pour objectif intermédiaire annoncé de diviser par 2 leurs émissions d’ici 10 ans.

GREENSPECTOR a collaboré sur plusieurs projets. On peut citer notamment le projet militaire AUXYLIUM (Opération SENTINELLE) une application métier pour laquelle un travail commun avec les équipes ATOS a permis de diviser par plus de 3 la consommation d’énergie embarquée sur un smartphone.


Thierry LEBOUCQ, Président de GREENSPECTOR :

Cette sélection dans le Scaler ATOS permet de poursuivre une étape plus profonde en terme industriel et commercial de notre partenariat en France mais aussi à l’international. Elle répond aux enjeux que s’est fixés le Groupe ATOS en terme de réduction d’impacts environnementaux des activités numériques pour leurs clients. Nous sommes donc très fiers de pouvoir apporter notre contribution à cet objectif vertueux et nécessaire et de développer nos collaborations internationales avec une ESN leader et engagée

Ce partenariat international s’inscrit dans un contexte où le numérique consomme de plus en plus avec un impact mondial estimé à 4% des émissions de GES mais qui croit plus vite que les autres secteurs avec l’avènement d’usages de plus en plus fréquents et dispendieux, et des technologies de plus en plus renouvelées.

Les grands chiffres de l’impact Carbone du e-commerce en France

Reading Time: 6 minutes

Les sites e-commerce sont des sites à fort trafic (11 millions par mois) et ont donc un impact renforcé par la volumétrie d’usage et temps d’usage important (visite > 5 minutes). Par ailleurs, tiré par une croissance forte de l’e-commerce, des temps de parcours qui s’allongent et de plus en plus en mobilité, des infrastructures surdimensionnées pour assurer un bon niveau de temps de réponse, le site de e-commerce fait un candidat idéal pour une évaluation Carbone d’un service numérique avec la responsabilité environnementale associée à des services de masse.

Méthodologie

Le périmètre d’évaluation est basé sur l’impact des 100 sites les plus visités en France sur le second semestre 2019. Il n’est donc pas exhaustif puisque les calculs ne prennent en compte tous les sites e-commerce avec un trafic plus faible.

Comment évaluer l’Impact Carbone d’un site e-commerce ?

Pour connaître l’impact Carbone d’un service Web de e-commerce, nous avons travaillé sur une méthode simplifiée basée sur des mesures réelles.


Côté Datacenter et Réseau, nous projetons l’Impact Carbone à partir de la consommation de données échangées avec le device (Méthode OneByte du ShiftProject).

Sur le device Utilisateur, une mesure réelle sur un smartphone Android de moyenne gamme équipé d’un navigateur Chrome est lancée 3 fois et moyennée avant d’être projetée avec un facteur d’impact Carbone tenant compte des hypothèses suivantes : Mix wifi – réseau GPS, luminosité 50 %, usure de batterie du téléphone à 500 cycles complets de charge/décharge.

Impact moyen d’un parcours (=1 visite)

La visite, en moyenne de 5 mn et 28 sec sur un site web e-commerce en France via un smartphone a un impact carbone de 2 grammes EqCO2 équivalent à 18 mètres parcourus d’un véhicule léger. Ou 56 visites sur un site moyen de e-commerce ont un impact 1 km parcouru avec un véhicule léger moyen.

La répartition des sites est assez homogène entre 0,5 et 3 grammes avec quelques valeurs extrêmes. Néanmoins, il existe De gros écarts : de 0,5 g à 34 g EqCO2,-> soit un rapport de X68 entre les 100 sites du Top E-Commerce en France. On peut nuancer ces écarts en prenant en compte que le temps de visite varie d’un facteur 5 (de 3 à 15 minutes).

Quand on projete les impacts sur les visites d’un mois, un site web e-commerce a en moyenne  un impact Carbone de 23,8 Tonnes EqCO2 / mois.

La somme des impacts du top 100 des sites e-commerce, c’est 2380 Tonnes EqCO2 / mois, soit l’équivalent de l’impact de 21 millions de Kms d’une voiture moyenne en France ou 531 tours de la Terre en voiture ou encore 19 636 véhicules moyen circulant en France correspondant au parc d’une agglomération de 40 000 habitants.

Projeté sur une année, c’est 28,6 MégaTonnes EqCO2 !

Impact moyen d’une page

De manière à comparer les sites e-commerce entre eux, le temps de visite ou le nombre d’étapes ou de pages vues durant la visite doivent être isolés. Pour cela, nous revenons à la mesure élémentaire d’une page durant 1 minute.

Une page d’un site web e-commerce en France a un impact moyen de 0,36 g eqCO2.

En projection simple : 1000 pages vues pendant 1 minute sur un smartphone moyen ont un impact carbone moyen équivalent à 3,2 km d’un véhicule léger. Le classement détaillé du Top 100 des sites web e-commerce est disponible ici. Il sera susceptible de varier lors de prochaines mises à jour ou demande de re-mesure.

Répartition des sites visités

De gros écart : de 0,5 g à 34 g EqCO2, soit un rapport de X 68 entre les 100 sites du top e-commerce en France.

Pour expliquer cette variation importante d’impact, on peut noter que :

  • La consommation de données varie de 0,6 Mo à 55 Mo, soit un rapport de X 92, c’est le facteur le plus discriminant expliquant les écarts d’impact.
  • la consommation d’énergie sur le device mobile varie d’un facteur X 4,7

C’est la partie réseau qui est la plus impactante avec une part de 69 % de l’impact moyen d’un site e-commerce sur mobile.

Si on remplaçait le mobile par un PC en connexion filaire, la partie « poste Utilisateur serait beaucoup plus importante. Cette répartition d’impact varie bien sûr avec le site e-commerce.

Cas d’un site peu impactant


Respect des bonnes pratiques sur le réseau et faible consommation sur le device

Ecoscore Greenspector : 81/100 , meilleur Ecoscore du Top 100 E-Commerce

Équivalent de 161 675 km d’un véhicule léger pour 24, 5 millions de visites / mois (Source : Similarweb S2 2019)

Cas d’un site impactant

Pas de respect des bonnes pratiques sur le réseau et forte consommation sur le device

Ecoscore Greenspector : 21/100, le plus faible Ecoscore du Top 100 E-Commerce

Equivalent de 44 582 km d’un véhicule léger pour 2, 1 millions de visites / mois.

Des catégories de sites plus impactantes que d’autres ?

Un rapport de 1 pour 3 sur les impacts par page entre catégories

On a en environ 3 fois plus d’impacts Carbone en navigant sur un site e-commerce de mode que sur un site Automobile ou de Loisirs.

Rq : un seul site classé dans la catégorie Bons Plans

Projection de gains :

Si tous les sites étaient alignés sur le site le plus vertueux dans nos mesures, nous pourrions économiser sur une année complète :

  • 15177 tonnes d’EqCO2, soit plus de la moitié des impacts
  • Soit 53 %  de  réduction d’impact Carbone
  • L’équivalent de 4050 tours de la terre en voiture

Les grands leviers d’amélioration :

Des sites e-commerce peuvent réduire la volumétrie sur le réseau

  • Adapter le contenu au device / type de connexion & qualité de connexion
  • Compression des contenus riches
  • Cache utilisateur pour éviter des contenus déjà chargés lors d’une visite précédente
  • Limiter le nombre de requêtes (internes, publicité, services externes, …)
  • Attention aux pré-chargements non-adaptés

Des sites e-commerce qui peuvent réduire leur consommation d’énergie et de batterie

  • Permettre une interaction rapide
  • Réduction de la consommation de scripts dans les pages (animation 3D, animation graphique, …)
  • Réduction des trackers /monitoring
  • Services externes à évaluer/optimiser
  • Réduction du temps de parcours
  • Un design / graphisme / couleur à optimiser

Analyse de corrélation des données Carbone

Analyse de corrélation entre impact Carbone et performance d’affichage

En prenant 20 valeurs de notre échantillon pour lesquels nous avons collecté la donnée de performance, nous pouvons valider qu’il n’y a pas de corrélation entre impacts Carbone et Performance d’affichage.

Les 2 sites les plus performants sont néanmoins aussi les sites les  moins impactants

L’indicateur Carbone est un indicateur à part entière  de pilotage d’un site web e-commerce

Analyse de corrélation entre Impact Carbone et EcoScore Greenspector

L‘indicateur Carbone estimé ne tient pas compte d’autres paramètres, comme la consommation de mémoire, CPU, Nombre de requêtes, ni du respect des bonnes pratiques, …
L’Ecoscore intègre à la fois la consommation de ressources/énergie mais aussi une note sur le respect des bonnes pratiques.

Il existe une corrélation « satisfaisante » entre l’impact Carbone estimé et l’Ecoscore Greenspector mesuré.

Attention, l’indicateur Carbone ne couvre pas tous les indicateurs environnementaux.

L’impact carbone du Top 100 des sites web E-Commerce

Reading Time: < 1 minute

Les ventes effectuées sur les sites e-commerce progressent chaque année, de plus en plus en mobilité ou depuis un smartphone à la maison. Nous n’avons jamais autant consommé via ces plateformes web qu’aujourd’hui. Un débat persiste entre l’impact écologique du e-commerce en terme logistique en comparaison avec un achat effectué en magasin. Tout dépend de certains paramètres (temps de livraison, situation géographique du magasin, moyens logistiques utilisées…). A cette question logistique, s’ajoute celle de l’impact environnemental du numérique pour l’achat e-commerce. Comment estimer la part que représente ces achats online vis à vis de l’impact environnemental de notre vie de consommateur ?

Pour répondre à cette question sur le e-commerce en France, nous avons pris pour base le classement des plus gros sites e-commerce en France (Top 100 E-Commerce : Étude E-Commerce Nation & SimilarWeb) et nous y ajoutons à votre demande d’autres sites. Nous mesurons les consommations d’énergie et de ressources sur un smartphone de gamme moyenne qui nous permettent d’évaluer les impacts Carbone sur l’ensemble de la chaîne : device (méthodologie Greenspector), réseau et datacenter (Méthode OneByte du ShiftProject). Cette évaluation se fait sur la base de la page d’accueil du site e-commerce et sur la base d’un protocole de 1 minute. L’écoscore Greenspector vient compléter l’évaluation du site à la fois par le respect de bonnes pratiques mais aussi la mesures d’autres métriques de ressources non évaluées dans l’impact Carbone.

Classement de l’impact carbone du Top 100 des sites web E-commerce

PositionSite webTotal gEqCO2
par page/ minute
Ecoscore
(/100)
Date de mesure
1https://fr.hotels.com/0.116713-03-2020
2https://www.leroymerlin.fr/0.128113-03-2020
3https://www.microsoft.com/fr-fr0.126413-03-2020
4https://www.naturabuy.fr/0.136113-03-2020
5https://www.airfrance.fr/0.137113-03-2020
6https://www.decathlon.fr/0.154813-03-2020
7https://www.veepee.fr0.157813-03-2020
8https://www.norauto.fr/0.156513-03-2020
9https://www.galerieslafayette.com/0.157213-03-2020
10https://www.rueducommerce.fr/0.157813-03-2020
11https://www.thomann.de/fr/index.html0.155813-03-2020
12https://www.zalando-prive.fr/0.164613-03-2020
13https://www.showroomprive.com/0.167113-03-2020
14https://www.groupon.fr/0.165413-03-2020
15https://www.laredoute.fr/0.167813-03-2020
16https://www.oscaro.com/0.175013-03-2020
17https://www.leclercdrive.fr/0.174813-03-2020
18https://www.cultura.com/0.187213-03-2020
19https://www.booking.com/0.184113-03-2020
20https://www.darty.com/0.195813-03-2020
21https://www.ticketmaster.fr/0.196013-03-2020
22https://www.fnac.com/0.195113-03-2020
23https://www.kiabi.com/0.196113-03-2020
24https://www.brandalley.fr/0.206513-03-2020
25https://www.voyage-prive.com0.206413-03-2020
26https://www.gemo.fr/0.205313-03-2020
27https://www.trainline.fr/0.205913-03-2020
28https://www.etsy.com/fr/0.206513-03-2020
29https://www.expedia.fr/0.216513-03-2020
30https://www.manomano.fr/0.216813-03-2020
31https://www.aliexpress.com/0.225913-03-2020
32https://www.leboncoin.fr/0.226813-03-2020
33https://www.ugc.fr/0.226113-03-2020
34https://www.fnacspectacles.com/0.226313-03-2020
35https://www.ryanair.com/fr/fr/0.236013-03-2020
36https://www.feuvert.fr/0.236513-03-2020
37https://www.but.fr/0.234713-03-2020
38https://www.sephora.fr/0.234113-03-2020
39https://fr.bazarchic.com/0.246613-03-2020
40https://www.bricodepot.fr/0.245313-03-2020
41https://all.accor.com/france/index.fr.shtml0.247113-03-2020
42https://www.intermarche.com/0.247613-03-2020
43https://www.boulanger.com/0.254513-03-2020
44https://www.apple.com/fr/0.267313-03-2020
45https://www.fr.lastminute.com/0.264713-03-2020
46https://www.intersport.fr/0.267413-03-2020
47https://fr.gearbest.com/0.264213-03-2020
48https://www.promod.fr/0.265813-03-2020
49https://www.etam.com/0.275413-03-2020
50https://www.blancheporte.fr/0.275913-03-2020
51https://www.asos.fr/0.285213-03-2020
52https://www.zalando.fr/0.284313-03-2020
53https://www.materiel.net/0.287213-03-2020
54https://www.alibaba.com/0.283713-03-2020
55https://www.bricoprive.com/0.294513-03-2020
56https://www.leclercvoyages.com/0.296313-03-2020
57https://www.bonprix.fr/0.296113-03-2020
58https://www.vertbaudet.fr/0.303613-03-2020
59https://www.cdiscount.com/0.305113-03-2020
60https://www.cinemaspathegaumont.com/0.317113-03-2020
61https://www.auchan.fr/0.316613-03-2020
62https://www.ebay.fr/0.315113-03-2020
63https://www.yves-rocher.fr0.313513-03-2020
64https://www.ldlc.com/0.315013-03-2020
65https://fr.shein.com/0.313913-03-2020
66https://www.just-eat.fr/0.325113-03-2020
67https://www.lahalle.com/0.325413-03-2020
68https://www.carrefour.fr/0.323513-03-2020
69https://www.spartoo.com/0.336513-03-2020
70https://www.zooplus.fr/0.343813-03-2020
71https://www.digitick.com/0.342713-03-2020
72https://www.maisonsdumonde.com/FR/fr0.353913-03-2020
73https://www.camaieu.fr/0.363013-03-2020
74https://www.ubaldi.com/accueil/0.364013-03-2020
75https://www2.hm.com/fr_fr/index.html0.366613-03-2020
76https://www.oui.sncf/0.374113-03-2020
77https://www.electrodepot.fr/0.373013-03-2020
78https://www.easyjet.com/fr0.384813-03-2020
79https://www.privatesportshop.fr/0.384413-03-2020
80https://www.sarenza.com/0.386813-03-2020
81https://www.vinted.fr/0.406213-03-2020
82https://www.castorama.fr/0.405713-03-2020
83https://www.instant-gaming.com/fr/0.404213-03-2020
84https://www.ouigo.com/0.426213-03-2020
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Quelle application mobile de visioconférence pour réduire votre impact ?

Reading Time: 6 minutes

Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur StarLeaf, Rainbow, Circuit by Unify le 19 mai 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur Hangouts et Google Meet le 4 mai 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur Tixeo et Infomaniak Meet le 23 avril 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur JITSI et Teams le 15 avril 2020.

Le contexte de confinement actuel augmente mécaniquement l’usage d’outils de collaboration en ligne, en particulier les outils de visioconférence. Ce qui amène à une pression sur le réseau et plus particulièrement à une charge importante sur les serveurs de chaque solution. Il est donc important d’un point de vue efficience mais aussi impact environnemental de choisir la solution la plus sobre en ressources.

Pour cette étude, nous avons choisi de comparer 14 applications de visio-conférence : Whereby, Webex (by CISCO), Skype, Zoom, JITSI, Microsoft Teams, Tixeo, Infomaniak Meet, GoToMeeting, Hangouts, Google Meet, StarLeaf, Rainbow et Circuit by Unify.

Pour chacune de ses applications, mesurées sur un smartphone S7 (Android 8), les trois scénarios suivants ont été réalisés au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests manuels sur une durée de 1 minute :

  • Conférence audio uniquement en one-to-one
  • Conférence audio et vidéo (caméra activée de chaque côté) en one-to-one
  • Conférence audio et partage d’écran (screen sharing) en one-to-one

Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple.

Mesure de la consommation d’énergie (mAh)

L’application StarLeaf est la plus consommatrice de toutes sur l’ensemble des trois scénarios. Cela est dû au fait que la consommation d’énergie que l’on soit en mode audio seul, audio + partage d’écran ou audio + vidéo est la même. Ceci est un cas particulier de notre étude. L’application GoToMeeting est la moins énergivore, suivie de près par Hangouts, Zoom et Webex.

La consommation en énergie de l’ensemble de ces applications est en moyenne 2,1 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et à peine supérieure quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+14%). Ce n’est pas une surprise, évitez le partage avec caméra pour moins consommer d’énergie sur vos devices lors de vos visioconférences et économiser votre autonomie et la durée de vie de votre batterie !

Mesure des données échangées (Mo)

GoToMeeting et Webex sont les deux applications qui consomment le moins de données. JITSI et Infomaniak Meet est celle qui en consomme le plus. Globalement et sans surprise on remarque que le scénario audio est celui qui consomme le moins de données. Tandis que le scénario activant le flux audio + vidéo est le plus consommateur.

La consommation en data de l’ensemble de ces applications est en moyenne plus de 10 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et presque double quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+77%). Ce n’est toujours pas une surprise, évitez le partage de la vidéo et limiter vos partages d’écran pour moins consommer de data sur les réseaux dans le cadre de vos visioconférences ! Il est à noter que ces écarts importants sont dus essentiellement à la consommation importante en audio-video de l’application JITSI avec 35 Mo transférés en 1 minute comparés aux 1,13 Mo pour GoToMeeting ! Le mode optimisé de JITSI (qui permet d’activer une faible bande passante) ne permet pas de réduire cet impact données (33,4 Mo / minute). Infomaniak Meet basé sur le moteur JITSI rencontre la même anomalie de volumétrie en moyenne et principalement sur la partie audio + video sans amélioration avec le mode optimisé.

Projection des données mesurées en impact Carbone (gEqCO2)

Moyenne des trois scénarios : audio, audio et vidéo, audio et partage d’écran

Une visioconférence sur mobile est en moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement quand on ajoute la vidéo à l’audio.

La projection en terme d’impacts carbone de l’ensemble de ces applications est en moyenne 3 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et supérieure quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+35%). Évitez le partage de la vidéo et limiter vos partages d’écran pour moins impacter les infrastructures (réseau, datacenter) et vos devices dans le cadre de visioconférences !

Sans surprise, une grande partie des impacts Carbone se situent sur la partie réseau (63%) mais la partie impacts sur le device (28%) n’est pas à négliger !

Les applications JITSI et Infomaniak Meet tire même la moyenne à 5,8 fois plus d’impact pour l’ajout de la vidéo à l’audio et 40% de plus en ajoutant le partage d’écran.

Dans la battle Skype vs Teams chez Microsoft, les résultats globaux sont très proches (6%). L’Impact Carbone est plus faible pour Skype avec un impact data plus faible mais une consommation d’énergie plus forte sur le mobile que Teams.

Quelles applications permettent d’optimiser la consommation d’énergie et données ?

Seuls Whereby et Webex ont pu être testés sur des fonctionnalités d’optimisation pour la version mobile.

L’application Whereby avec son paramétrage « Mobile mode » permet de limiter la résolution du flux ainsi que d’autres optimisations de consommation de ressources. Quant à l’application Webex, un paramétrage permettant de désactiver la lecture Haute-définition de vidéos uniquement est disponible.

Whereby permet de réduire de 21% la consommation d’énergie côté audio, 15% côté audio et vidéo et 3% côté partage d’écran. Ces gains sont néanmoins faibles au regard des résultats obtenus par l’application la plus consommatrice en mode audio + vidéo de notre panel.

Côté Webex, les gains sont à peine visibles puisqu’uniquement sur la partie vidéo. C’est à peine 5% de gain lors du scénario audio et vidéo côté énergie et impact carbone seulement. Côté données échangées, l’impact est même légèrement supérieur en mode audio et vidéo.

L’application JITSI optimisée ne permet pas d’améliorer l’impact data ou énergie. La consommation en énergie est même supérieure en mode partage d’écran dans ce mode optimisé. On note néanmoins une réduction des données chargées dans ce mode optimisé mais mineur (11% en moyenne). Mêmes constats pour Infomaniak Meet.

L’optimisation des paramètres TIXEO permettent de réduire considérablement l’impact en mode audio + vidéo et lui permet d’être classé 2ème application la moins impactante du panel.

Quant à l’application Zoom, une notification de surconsommation de batterie est apparue à plusieurs reprises lors des mesures. Bien que l’on puisse optimiser la qualité vidéo sur PC, il ne semble pas possible de paramétrer cela sur mobile. Sans cette optimisation, l’application devient l’application la moins sobre en énergie en mode audio+ vidéo.

Les conseils de GREENSPECTOR :

  • Favoriser l’audio uniquement lors de vos conférences : le flux vidéo (caméra) aura tendance à consommer beaucoup plus. Une conférence sur mobile est en moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement en impact carbone quand on ajoute la vidéo à l’audio. Néanmoins il serait dommage de se priver du partage d’écran qui lui, consomme beaucoup moins que le partage vidéo.

  • Nous préconisons aux éditeurs de fournir des options d’optimisation à l’utilisateur et de les rendre les plus accessibles possible voire par défaut.
  • Préférez la visioconférence par rapport à un déplacement en voiture !
    • Comparaison pour 2 personnes qui se parlent pendant 3 heures en visio + vidéo (1 gEqCO2 en moyenne par minute) alors qu’un des deux a effectué 20 kms (112 g eqCO2 / km en France) aller-retour pour un face-to-face,
  • En visioconférence : 180*1*2= 360 gEqCO2.
  • En voiture : 112*20= 2,4 kg EqCO2. Soit 6,7 fois plus pour le one-to-one physique.