Auteur : Thierry LEBOUCQ

Thierry LEBOUCQ est le président de GREENSPECTOR, qu'il a fondé en 2010. Auteur et conférencier, il est extrêmement actif et joue un rôle de pionnier dans le secteur des technologies de l'information verte en France. Il a été un contributeur majeur en France et en Europe aux préoccupations d'écoconception de logiciels. Il a dirigé plusieurs projets de R & D sur les logiciels verts et plusieurs initiatives sur l'étiquetage vert pour les applications Web, mobiles et IoT.

Quelles sont les meilleures applications de recherche d’emploi ?

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Que l’on soit un candidat ou un recruteur, qu’il s’agisse de stages, de contrats de travail ou de contrats d’intérim, les applications mobiles sont devenues incontournables pour l’offre et la demande d’emploi.

Ces applications répondent à un enjeu de mobilité en proposant la meilleure expérience utilisateur possible dans un environnement contraint ; moins bien installé, le candidat doit pouvoir rechercher, consulter, gérer et postuler à des annonces.

La principale tendance observée repose sur la très forte croissance de la part du mobile dans le secteur de la recherche d’emploi. Dans une étude réalisée par RégionJob fin 2018 : 66% des recruteurs interrogés indiquent avoir une version mobile de leur site RH ou une application dédiée contre 58% pour 2017. De l’autre côté du smartphone, 76% des candidats utilisent leur mobile dans le cadre de leur recherche d’emploi (61% en 2017) et 87% jugent cet équipement important ou indispensable au sein du processus de recrutement. En 2017, 22% des candidats confiaient d’ailleurs postuler via leur smartphone contre 55% en 2018.

Dans cette catégorie, on retrouve donc une pléthore d’offres d’applications mobiles sur les stores. Ces applications de plus en plus utilisées dans la durée doivent donc être sobres pour l’utilisateur et son smartphone (espace de stockage, données échangées, consommation de batterie et d’énergie) mais doivent aussi être inclusives pour permettre aux plus nombreux d’accéder aux offres disponibles. Dans le cadre de notre solution GREENSPECTOR APP MARK, nous évaluons les applications suivant les critères de : Sobriété, Performance, Inclusion, Écologie et Discrétion.

Exemple pour l’application Pôle Emploi Mes offres :

Côté sobriété, l’application est relativement plus lourde que la moyenne de sa catégorie et consomme également beaucoup d’énergie. Un surconsommation la mettant ainsi en risque de dénonciation par les fabricants pour son impact sur l’autonomie de batterie.

Ici, les points les plus sensibles sont côté performance notamment la performance après la première installation. Un temps de chargement très largement au-dessus de la moyenne de la catégorie. Dans le cadre d’une connexion 3G, l’application risque de faire perdre patience aux utilisateurs avec une durée d’affichage du premier écran supérieure à 11 secondes, venant ainsi dégrader la note d’inclusion. Attention donc à la fracture numérique créée et à l’égalité des chances et d’accessibilité devant l’emploi notamment de la part d’un acteur public.

Côté Écologie et Discrétion, c’est aussi bien ou mieux que la moyenne des applications de la catégorie.
Au final, l’application Pôle Emploi – Mes offres se classe 15ème sur 18 des applications dédiées à l’emploi ou la formation de notre panel.

Classement

Ces mesures ont été réalisées début décembre 2019. La synthèse ci-dessous montre de gros écarts entre les applications d’une même catégorie. La meilleure application (My-Crit) est proche des 400 points sur 500 alors qu’en bas de tableau Jobs et Keljob dépassent à peine les 250 points.

My-Crit possède une application légère, une très bonne performance d’affichage même en réseau dégradé (inférieur à 2 secondes). Aucune donnée n’est chargée en arrière-plan. Seul écart par rapport à sa première place, une note d’Inclusion moyenne avec des pré-requis sur Android qui mettent de côté les smartphones plus anciens.

GREENSPECTOR App Mark, premier indicateur d’efficience des applications mobile.

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GREENSPECTOR lance le premier indicateur d’efficience des applications mobiles : le GREENSPECTOR App Mark. Cet indicateur reflète la qualité d’une application à être performante, sobre, inclusive, discrète et écologique. Ces 5 axes sont basés sur 100 tests techniques mesurés en laboratoire sur des smartphones réels et la récupération de données provenant notamment du store.

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Forum Tech4Good : GREENSPECTOR partenaire de l’évènement !

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GREENSPECTOR s’associe au Forum TechForGood organisé dans le cadre de la Nantes Digital Week 2019 par La Cantine et ADN’Ouest afin de sensibiliser les acteurs du numérique à l’impact énergétique de leur site web.

Retrouvez notre président Thierry LEBOUCQ à la table ronde #5 “Pour un numérique responsable, durable et inclusif – quelles actions concrètes ?” à 18h00 aux côtés d’1Kubator, Audencia, IBM et ThinkCode. Plus d’informations.

« Le numérique est devenu un gouffre de ressources dans son modèle de développement. En 2025, le Shift Project projette un impact carbone du numérique équivalent à celui des véhicules légers dans le monde. Sur les services en ligne web ou mobile, la consommation d’énergie qui peut s’expliquer par l’enrichissement de nos contenus et nos services par des scripts plus élaborés, des éléments visuels à impact méconnus, des polices exotiques, des contenus trop lourds dans la plupart des contextes mais aussi de l’intelligence pour tracker de la donnée ou afficher de la publicité ciblée. Tout cela nuit à la planète ! Bien sûr tous les sites n’ont pas le même impact en fonction de leur audience mais chacun doit prendre sa part de responsabilité et intégrer et piloter cette dimension dans sa conception et l’évolution de son site ou de son application.

La Nantes Digital Week est un évènement intéressant pour sensibiliser les acteurs car le territoire nantais est engagé dans un projet de transition énergétique tout en étant un acteur reconnu pour son écosystème numérique dynamique : au carrefour de cet engagement et de cette force, il y a un engagement sur l’éco-responsabilité numérique qui « doit » être une marque de fabrique de la FrenchTech Nantes.

Classement de la consommation énergétique des projets

Nous avons comparé la consommation énergétique des sites web des 42 projets présents à l’évènement. Les mesures ont été réalisées par notre laboratoire sur la base d’un protocole standardisé sur un smartphone Nexus 6 en réseau Wi-Fi, respectant plusieurs scénarios qui sont le lancement du site web via l’application Chrome (20”), scroll, inactivité en premier-plan (20”) et inactivité en arrière-plan (20”).

ClassementSociétéURLConsommation en énergie (mAh)EcoscoreRequêtesDonnées (Mo)Mémoire (Mo)CPU (%)
1I have a greenhttps://ihaveagreen.fr/3,599160.2522780.3
2Prismehttps://www.prisme-editions.com/3,7291220.182620.5
3GreenCode Labhttps://www.greencodelab.org/3,9583200.2942610.4
4Collège Extraordinairehttp://collegeextraordinaire.org/4.0781190.2842590.3
4Le Choix Communhttps://lechoixcommun.fr/4.0781400.6562610.4
6ACIAHhttps://aciah-formations-informatiques-pour-tous.fr/4.1969800.5131800.4
7Bio LogBookhttp://biologbook.fr/4.1976222.672791
8Atmotrackhttps://atmotrack.fr/4.2769482.263020.9
9Kiplinhttp://www.kiplin.com/4.3467300.9212731.6
9Félix Santéhttps://www.felixsante.com/4.3467300.9212731.6
11Empowernanteshttps://empowernantes.fr/4.4469591.82850.8
12Médiagraphhttps://www.assomediagraph.fr/4.4666421.122710.8
13Globeconteurhttps://www.globeconteur.org/4.5169290.7012750.9
14Maison de l’Emploi Nantaisehttps://www.me-metropole-nantaise.org/4.5456661.992951.3
15GREENSPECTORhttps://greenspector.com/4.5780301.592691.8
16Takahuthttps://www.takahut.com/4.6761604.362901.2
17Wellohttps://www.wello.fr4.755445.222993
18Parade Connecthttps://www.parade-connect.com/4.7350391.512853.1
18SmartMacadamhttp://www.mementop.com/blog/4.7455593.723201.4
20Sunsharehttp://sunshare.fr/4.7872331.653011.3
21DevDuhttps://www.devdu.bzh/4.98541683.62991.6
22Solinumhttps://soliguide.fr/5.1951621.843063.1
23Weenathttps://www.weenat.com/5.33458817.723031.8
24Farmbothttps://farmbot.fr/5.41561087.971440.8
25Promushttps://promus.fr/5.751442.423052.5
26KODA de smilehttps://smile.eu/5.860956.183133.2
26Abradebarrashttps://abradebarras.com/5.8341261.932854.4
28Pitangoohttps://pitangoo.com/5.91411292.563052.5
29Robotshttp://www.association-robots.com/6.17301326.43023.3
30Zéro Gachishttps://zero-gachis.com6.27331894.193144.5
31Mobidyshttp://www.mobidys.com/6.29441706.543007.1
32Ensemble1jobhttps://www.ensemble1job.fr/6.44491694.563083.1
33EasyVirthttps://easyvirt.com/6.4854411.261850.6
34Benevolthttps://www.benevolt.fr/6.49312108.33533.8
35HelloAssohttps://www.helloasso.com/6.5641773.623164.7
36Les mini mondeshttps://lesminimondes.fr/6.64311021.763218.7
37THE BOX by Living Packetshttps://www.livingpackets.com/6.694334210.113294.2
38Handiplanethttps://handiplanet.com/7.24271168.43806.8
39LafiBalahttps://www.lafi-bala.com/7.3216203.553377.1
40Oséos Divertissementhttp://www.oseos-divertissement.com/7.5141673.073154.6
41Uprigshttps://www.uprigs.com/7.5338563.933236.8
42IDCityhttps://www.id-city.fr/9.7645345.493067.2


Destinée aux usines digitales, la suite GREENSPECTOR est la seule solution de contrôle dédiée à l’efficience et la performance des applications mobiles, web et des objets connectés.

Consommation énergétique des sites web e-commerce les plus populaires en France

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Nous avons mesuré pour vous la consommation des sites web e-commerce les plus populaires en France. Nous sommes partis d’une étude récente de SimilarWeb et ECN sur un classement du Top 100 e-commerce. Nous avons retenu les 30 premiers sites de ce classement et les avons comparé selon leur consommation en énergie et ressources sur mobile en nous basant sur un parcours fonctionnel simple et représentatif de leur activité marchande.

Pourquoi mesurer sa consommation énergie-ressources ?

Un site web moins consommateur d’énergie va être plus performant car « frugal », avec des temps de latences moins longs notamment sur un téléphone mobile qui peut être parfois déjà bien encombré, plus ancien ou low-tech. On peut parler d’une meilleure « inclusion » business si le service répond de manière acceptable pour des utilisateurs qui ne bénéficient pas toujours d’un réseau privilégié ou de conditions réseau favorables (réseau dégradé ou saturé) dans leur navigation.
La durée de vie de la batterie va aussi être un frein pour l’utilisateur qui ne souhaite pas activer des services trop gourmands pour son autonomie, surtout s’il compte les utiliser très régulièrement. Mais surfer sur le web via le mobile est-il consommateur sur un smartphone ? Dans notre étude du Top 30 des applications mobiles les plus populaires au monde, nous avions mesuré la navigation web qui est en moyenne la catégorie la plus consommatrice comparée à des applications vidéo, de jeux-vidéos ou des réseaux sociaux. De quoi, faire hésiter des acheteurs potentiels qui tiennent à leur autonomie !

Par ailleurs, un site web moins consommateur d’énergie, et ce n’est pas le moindre des arguments, permet in fine d’améliorer le SEO du site

En effet, les statistiques recensées de plusieurs dizaines de millions de visites dans le mois permettent d’imaginer l’ampleur de l’impact tout au long de la chaîne de diffusion des contenus et services de ces sites. Une amélioration même faible va bénéficier d’un facteur multiplicateur très important de réduction sur la globalité de l’impact que ce soit côté utilisateur ou infrastructure serveur et réseau. Les acteurs du numérique doivent absolument prendre en compte cette dimension de responsabilité environnementale dans leur business digital car comme le rappelle le Shift Project, l’impact climat du numérique sera équivalent en 2025 à celui des véhicules légers.

Les 5 sites les moins énergivores et les 5 les plus énergivores

Sur le podium des sites les moins énergivores, on retrouve en première place le site Rue Du Commerce (10,6 mAh), LDLC (11.3 mAh) et ShowroomPrivé (12 mAh). Non loin derrière se trouvent les sites d’Auchan (12.1 mAh) et d’Apple (12.4 mAh). Le site Rue Du Commerce consomme 6.2% moins que le second site le moins énergivore : LDLC et près de 27% moins que la moyenne du classement (14.5 mAh).

Du côté des sites les plus énergivores, on retrouve en dernière place le site La Redoute (18.1 mAh) suivi de Leroy Merlin (17.6 mAh) et Airbnb (16.8 mAh). Enfin, les sites Boulanger et Zalando (16.4 mAh) se partagent la 26 et 27ème place. Le site le plus énergivore La Redoute consomme 24% plus que la moyenne.

Projection

Si l’on projette la consommation mesurée sur un Nexus 6 (voltage 3, 7 Volt), donc uniquement sur le smartphone de l’utilisateur, selon le temps moyen de visite sur un mois : le flop 3 des navigations les plus consommatrices sur le mois sont les sites : Leboncoin (99,34 MWh/mois), Amazon (56,36 MWh/ mois), Ebay (19,34 MWh/mois). Ces 3 sites sont à la fois pénalisés par un grand nombre de visites, un temps de visite moyen assez important et une consommation forte du parcours d’achat.

Le top 3 est quant à lui constitué de RueDuCommerce, LDLC et Auchan qui sont nettement moins fréquentés mais qui ont pour atout également d’être dans les meilleurs élèves sur la consommation du parcours d’achat. Si un site comme Leboncoin était au niveau de consommation du site RueDuCommerce, ils pourraient faire économiser plus de 32 GWh/mois à leurs utilisateurs sur smartphone, soit l’équivalent de 1000 fois moins la consommation électrique d’un pays comme Haïti.

La projection de ce Top 30 des sites web e-commerce, si tous les utilisateurs possédaient un smartphone Nexus 6 selon les statistiques de visites indiquées, serait d’environ 3,7 TWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’un pays comme la Somalie. Les impacts serveurs et réseaux n’ont pas été pris en compte dans cette étude. Il serait intéressant de pouvoir les estimer côté serveur avec les éditeurs.

Consommation énergétique des 30 sites web e-commerce

Seulement 12 sites se trouvent en dessous de la moyenne (14.5 mAh) de ce classement. Il existe un rapport de 1.7 entre le site le moins énergivore (Rue Du Commerce) et le plus énergivore (La Redoute).

Méthodologie

Les mesures ont été réalisées par notre laboratoire sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Nexus 6, Android 6, Wi-Fi, luminosité faible. 3 campagnes ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces 3 mesures. Les campagnes de mesure respectent un scénario utilisateur précis et adapté à chaque site web (lancement de Google Chrome, accès à l’URL du site web, scénario de recherche, séléction, mise au panier et affichage panier)

Tableau récapitulatif des 5 meilleurs sites et des 5 moins bons

Site webConsommation d’énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)
RueDuCommerce10.62337.5
LDLC11.36.3356.4
ShowroomPrivé123.7335.6
Auchan12.14.8347
Apple12.46.6353.6
Zalando16.46332.2
Boulanger16.46332
AirBnb16.86.9371.5
LeroyMerlin17.64346.4
La Redoute18.15390.9

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Retrouvez notre dernier palmarès : Applications GPS
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Palmarès 2019 des applications de géolocalisation

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Les applications de navigation sur smartphone sont nos outils quotidiens pour une navigation en voiture, vélo, ou à pied. On les utilise régulièrement dans le cadre de nos activités professionnelles ou personnelles. C’est aussi un outil précieux dans le cadre des vacances. Il n’est pas rare de posséder deux applications installées.

L’activité de géolocalisation fine peut être activée sur votre smartphone (vs normale) mais elle vous en coûtera en moyenne une consommation de batterie qui double, voire triple selon les applications et les cas d’utilisation ! Attention donc à ce paramètre pour un niveau de précision qui sera dans la plupart des cas, inutile. La particularité de ces outils, c’est qu’ils peuvent fonctionner en online [en ligne] et d’autres ne fonctionnent qu’en offline [hors-ligne] avec pré-chargement des données cartographiques au préalable de la navigation. Quoiqu’il arrive des écarts importants existent entre ces 10 applications pour un résultat de déplacement et d’information tout à fait comparable. A vous de choisir !

Pour cette étude sur les applications GPS, GREENSPECTOR a analysé les applications les plus utilisées sur le Google Play Store.

Consommation d’énergie pour un parcours de 3 minutes (mAh)

En ce qui concerne la consommation de batterie pour un parcours simple réalisé sur une durée de 3 minutes correspondant à un déplacement simulé en moyenne de 40 km/h, nous observons des consommations très variées entre les différentes applications, 45 % de différence de consommation entre Here WeGo et Coyotte, tous les deux étant dans la catégorie des applications cartographie online.

Volume de données échangées pour un parcours de 3 minutes (Ko)

En termes de données, Here WeGo et Tomtom GPS sont de loin les plus consommateurs avec un volume de données entre 2 et 3 Mo. TomTom GPS étant pour le coup à la fois consommateur en cartographie initiale (1,3 Go pré-chargés) mais également en données durant la navigation. ViaMichelin est le moins consommateur de données pour les applications avec cartographie online avec 113 ko de données.

Mémoire occupée pour un parcours de 3 minutes (Mo)

70 % d’écart sur la mémoire utilisée entre Waze et ViaMichelin pour effectuer ce parcours dans un panel où toutes les applications (sauf OfflineMaps Navigation) consomment entre 241 Mo et 800 Mo. L’application Waze moins consommatrice pourra fonctionner sur des plateformes plus anciennes alors que l’application ViaMichelin sera plus exigeante sur les pré-requis mémoire du téléphone.

Ecoscore sur un parcours standardisé sans déplacement

L’EcoScore reflète la consommation de ressources (CPU, mémoire, data, …) et d’énergie sur le premier écran de l’application. La palme revient ici à Google Maps qui obtient une note de 81 sur 100 ! Dans les applications lourdes en consommation de ressources et énergie TomToom GPS, Waze et Navmii sont beaucoup plus ressourcivores. MapFactor n’a pas été classée car l’application a un comportement différent sur son premier écran par rapport aux autres applications du panel.

Méthodologie

ApplicationVersionTéléchargementsNote PlaystoreOfflineTéléchargement préalable (Go)Consommation d’énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)Ecoscore (/100)
Coyote11.1.9201 000 000+3.9Non056.30.34243143
Google Maps9.67.15 000 000 000+4.3Non044.80.47830482
Here WeGo2.0.1317310 000 000+4.4Non038.82.234346
MapFactor5.0.6310 000 000+4.5Oui1.254.600N/A
Navmii3.7.1310 000 000+4.0Oui2.248.50.06955032
Offline Maps Navigation17.9.410 000 000+4.7OuiFrance=1.4 Région= 10-200 Mo41.5079653
Sygic18.1.450 000 000+4.4OuiFrance=2 Région= 7-250 Mo40.80.03524144
TomTom GPS1.17.710 000 000+4.1Oui1.355.92.7535240
ViaMichelin8.3.35 000 000+4.3Non 51.10.11363359
Waze4.52.5.5100 000 000+4.6Non 52.50.36440438

Les mesures ont été réalisées par notre laboratoire sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Nexus 6, Android 6, Wi-Fi, luminosité faible. 4 campagnes ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces 4 mesures.

Pour réaliser ces mesures, nous avons mesuré à la fois un parcours technique avec une phase de chargement de l’application, une phase d’inactivité premier-plan avec écran affiché (idle foreground) et une phase d’inactivité avec écran en arrière-plan (idle background). Cette étape a été réalisée sans déplacement. Seules 9 applications ont été classées sur les 10 en ecoscores car comparables sur leur fonctionnement de premier écran. Pour mesurer la consommation en déplacement de ces outils, nous avons simulé un déplacement de moins de 5km avec un simulateur de données GPS qui permet d’obtenir un résultat très proche d’un résultat réel.

Retrouvez notre dernier palmarès : Consommation des 30 apps les plus populaires au monde
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Étude comparative de l’éco-responsabilité web de 20 services postaux dans le monde

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Les services postaux du monde entier sont en pleine mutation. Le numérique est passé par là, … l’activité courrier traditionnel ne représente plus que 28%. (Source) pour la Poste en France. Des nouveaux business tous basés sur l’outillage numérique sont en cours de validation ou de déploiement pour prendre le relais et permettre à des nouveaux leviers de croissance et de rentabilité d’émerger pour ces organisations qui ont souvent vécu sur des situations de monopole. Toute cette transformation numérique s’accompagne d’une transformation sociétale et d’une prise en compte des enjeux environnementaux.

Où en sont ces entreprises dans cette transformation ? Peu d’indices ou d’indicateurs de résultats concrets de cette triple transformation.
Le site web de ces organisations est un symbole « visible » de cette transformation. Le site :

  • Est-il inclusif (People), faut-il beaucoup de ressources pour y naviguer ? Les services du site sont-ils accessibles à tous ?
  • Eest-il sobre (Planète), consomme-t-il beaucoup d’énergie sur un device, beaucoup de requêtes sur nos serveurs, beaucoup de données sur les réseaux ?
  • Est-il performant (Profit) ? S’affiche-t-il rapidement ?

Certes les périmètres d’activité des postes dans le monde varient d’un pays à l’autre de manière importante dans le cadre de cette transformation économique. Certes, Le benchmark proposé n’est donc pas exhaustif et ne mesure pas toutes les pages du site. Il permet néanmoins de se faire une bonne idée du niveau de maturité d’écoconception numérique.

Synthèse des résultats par l’Ecoscore Greenspector :

L’Ecoscore tient compte de la consommation d’énergie, de la mémoire utilisée, des données échangées, du nombre de requêtes et d’autres métriques qui permettent d’indiquer un score sur 100 représentatif du niveau d’éco-conception web d’un site ou d’une page. Il est une parfaite synthèse de cette étude et de l’ensemble des indicateurs présentés ci-après qui vont permettre d’expliciter les principaux points de travail pour constater et améliorer.

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/Ecoscores-min.png” >}}

Un excellent résultat pour la Belgique, exemple de sobriété sur tous les domaines et qui surclasse l’ensemble des autres pays de notre classement. Tableau d’honneur pour Norvège et Grande-Bretagne. Peut mieux faire pour la Corée du Sud, le Portugal, le Canada, la France, le Danemark, l’Autriche, le Luxembourg et la Finlande. La France dans le second tiers doit progresser sur ce sujet d’éco-responsabilité numérique. Des résultats à améliorer pour Italie, Espagne et Brésil.

La consommation d’énergie d’un site web :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/consommation-energetique.png” >}}

Cette consommation d’énergie va varier entre 3 et 5 mAh, soit 66% d’écart sur un scénario simple entre le site de la poste belge et la poste finlandaise. A noter que la répartition est plutôt homogène et que la moyenne est environ à 4 mAh. La poste française est à la 5ème place avec 3,71 mAh.

Les données échangées :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/data-min.png” >}}

La différence est très importante entre les moins et les plus « datavores ». Un rapport de plus 11 existe entre le site de la poste belge (0,38 Mo) et la poste australienne (plus de 4,4 Mo). La poste française se classe 6ème.

Consommation mémoire :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/memoire-min.png” >}}

La Belgique encore à l’honneur dans ce classement avec une consommation très inférieure à l’ensemble des autres sites, 42% d’écart avec le Portugal. Mais un écart plus faible de la part des autres sites de 20% entre le second et le dernier. La France se classe en 11ème position.

Consommation de CPU :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/CPU-min.png” >}}

Un ratio de consommation important entre le premier, la Belgique et le dernier l’Espagne (rapport de plus de 4). La France se classe 9ème.

Le nombre de requêtes envoyées vers les datacenters

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/Requetes-min.png” >}}

Un ratio important entre le premier la Belgique et le dernier, l’Italie, avec un rapport de 36 ! Beaucoup de requêtes pour La Finlande (171), La France (174) et L’Italie (180). La France et la Finlande se partagent les dernières places avec environ 10 ko de données ramenées en moyenne par requête contre 117 Ko en moyenne pour l’Irlande. Le nombre de requêtes est un facteur aggravant de la consommation sur le device de l’utilisateur mais aussi sur la sollicitation des serveurs. Objectif : regrouper les requêtes pour en limiter le nombre.

Tableau des résultats bruts :

PaysSite webConsommation d’énergie (mAh)Données échangées (100 Mo)Mémoire occupée (100 Mo)Nombre de requêtesCPU (%)Ecoscore (sur 100)
Allemagnewww.deutschepost.de4,42,5574,4782,3%47
Autrichewww.post.at3,93,4604,6453,3%41
Australiewww.auspost.com.au3,84,4575,5552,6%50
Belgiquewww.bpost.be30,3433,250,9%83
Brésilwww.correios.com.br3,82,9579,4932,5%32
Canadawww.canadapost.ca3,93575,2782,7%43
Corée du Sudwww.koreapost.kr4,34,3552,2353,7%44
Espagnewww.correos.es4,12,7587,61063,9%33
Danemarkwww.postnord.dk4,12,4567,5513,9%42
Finlandewww.posti.fi4,91,7578,41713,3%39
Francewww.laposte.fr3,72572,71742,4%43
Grande-Bretagnewww.royalmail.com3,20,73514,2611,9%65
Irlandewww.anpost.com3,73,5594,7312,2%50
Italiewww.poste.it4,63,5568,21803,6%36
Luxembourgwww.post.lu3,63,1544,01102,5%41
Norvègewww.posten.no4,31,9537,8511,7%66
Pays-Baswww.postnl.nl3,31,6562,8881,3%55
Portugalwww.ctt.pt3,94,3618,6682,9%44
Suissewww.post.ch3,83,5561,5472,4%55
USAwww.usps.com4,33,15221132,1%49
      
Moyenne 3,92,7561,2822,6%47,9
Min 30,3433,250,9%32
Max 4,94,4618,61803,9%83

Ce test a été réalisé dans les conditions suivantes :

  • Réalisé le 28/06/2019 sur device réel Galaxy S7 (Android 8)
  • Réseau Wi-Fi privé, navigateur Chrome
  • Protocole utilisé 1 minute et 10 secondes de test sur la page d’accueil : 20 secondes de chargement, 20 secondes d’inactivité en premier plan (foreground), 10 secondes de scroll 20 secondes d’inactivité en arrière-plan (background).

Consommation énergétique des 30 applications mobiles les plus populaires au monde

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Tous nos usages numériques ont un impact de consommation d’énergie et de manière plus globale en ressources techniques (RAM, CPU, Data, …). L’impact environnemental du numérique est aujourd’hui important et surtout en forte progression. Aujourd’hui, selon le rapport du Shift Projet, l’impact du numérique en termes de Gaz à effet de serre représente 3,7 % de la totalité des émissions (GES) sur la planète et pourrait représenter selon les hypothèses, entre 7 et 8,5 % en 2025, soit l’équivalent des émissions de GES des véhicules légers sur la planète (8 % des GES). Ceci est renforcé par une croissance annuelle de 8 % qui reste et restera soutenue malgré des progrès technologiques.

L’accès à l’information, aux contenus, aux services, se fait aujourd’hui en majorité sur smartphone qui est devenu le faire de lance de l’activité numérique. On se connecte de plus en plus nombreux, de partout, et à tout moment.

Aujourd’hui, la consommation des smartphones, (incluant la phase d’usage et la phase de fabrication) représente 11 % de la consommation d’énergie du numérique. Point sensible de cette consommation d’énergie pour le smartphone qui se situe au niveau de la batterie et fait l’objet de toute notre attention et de celles des fabricants de smartphone. On accuse souvent nos smartphones de manque et/ou de perte d’autonomie … Pourtant ce sont les applications installées sur le smartphone qui consomment ! … et qui dégradent aussi sa capacité de batterie dans le temps. Les applications mobiles sont aujourd’hui utilisées, pour les plus déployées, par des milliards de personnes (plus de 5 milliards d’utilisateurs de mobile). Aujourd’hui, une application comme Facebook, la plus populaire, est utilisée par plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois sur smartphone. L’impact de ces applications est donc considérable et une amélioration sensible de la sobriété de l’une d’entre elles peut avoir des conséquences rapidement très positives sur les impacts écologiques.

Dans le cadre du Vivatech 2019, avec notre partenaire ATOS, nous avons souhaité sensibiliser les gros acteurs numériques en réalisant un benchmark de la consommation de ressources et énergie des 30 applications les plus populaires.

5 points clés de cette étude :

  • Le pré-chargement des données de la timeline est facteur de consommation. Le fait que ce contenu soit de type video comme TikTok en fait une application consommatrice pour le device mais encore pus sur le réseau et le datacenter. Une hérésie écologique quand on sait que cette application est utilisée par des millions de personnes dans le monde.

La navigation Web consomme beaucoup d’énergie car les pages intègrent beaucoup de scripts, de plus en plus (trackers, publicités, fonctionnalités différenciantes, …) qui ne sont pas bien gérés par le matériel du smartphone. Téléphoner consomme deux fois moins en moyenne que de surfer.

Dans chaque catégorie d’applications des écarts importants existent pour des fonctionnalités proches ce qui peut traduire des gâchis évitables et donc gains d’optimisations accessibles. 30-40 % ?

Oui, écouter de la musique sur Youtube est une « erreur » écologique quand on connait la consommation d’un Spotify. Des fonctionnalités « écoute de musique sans image » favorisées sur les players video sont attendues.

La consommation électrique mondiale du numérique est à l’échelle d’un continent (Russie + Japon réunis), celle de l’usage des applications sur smartphones est celle d’un pays d’Europe (équivalent de l’Irlande). 1/3 de gain envisageable quand on positionne la moyenne de la catégorie sur la plus faible consommation de la catégorie (fonctionnalité équivalente). A l’échelle mondiale, une tranche nucléaire évitée. Pour nos smartphones, 2 à 3 heures d’autonomie en plus !

GREENSPECTOR et SopraSteria sont désormais partenaires pour des applications mobiles de qualité

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Les consultants Sopra Steria, formés à l’utilisation de l’outil GREENSPECTOR, sont désormais certifiés pour intervenir auprès des clients de l’éditeur nantais pour apporter leur expertise technique et méthodologique.

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Retrouvez GREENSPECTOR à la conférence IEEE Globecom 2018 à Abu Dhabi le 10 Décembre prochain !

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Thierry LEBOUCQ, Président de GREENSPECTOR interviendra le 10 Décembre lors du panel intitulé “Défis et opportunités de développement durable dans la 5G et au-delà” lors de la conférence IEEE Globecom qui aura lieu du 9 au 13 Décembre 2018 à Abu Dhabi.

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GREENSPECTOR coordonne l’un des projets lauréats du projet PERFECTO de l’ADEME !

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L’ADEME accompagne les entreprises dans leurs démarches d’innovation pour mettre sur le marché des produits, biens et services à haute performance environnementale. L’appel à projet PERFECTO qui a pour but l’amélioration de la performance environnementale des logiciels a permis de retenir 8 projets lauréats, collaboratifs, regroupant 23 entreprises dont GREENSPECTOR.

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