Catégorie : Efficience des applications

Quelle application mobile de visioconférence pour réduire votre impact ?

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Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur StarLeaf, Rainbow, Circuit by Unify le 19 mai 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur Hangouts et Google Meet le 4 mai 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur Tixeo et Infomaniak Meet le 23 avril 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur JITSI et Teams le 15 avril 2020.

Le contexte de confinement actuel augmente mécaniquement l’usage d’outils de collaboration en ligne, en particulier les outils de visioconférence. Ce qui amène à une pression sur le réseau et plus particulièrement à une charge importante sur les serveurs de chaque solution. Il est donc important d’un point de vue efficience mais aussi impact environnemental de choisir la solution la plus sobre en ressources.

Pour cette étude, nous avons choisi de comparer 14 applications de visio-conférence : Whereby, Webex (by CISCO), Skype, Zoom, JITSI, Microsoft Teams, Tixeo, Infomaniak Meet, GoToMeeting, Hangouts, Google Meet, StarLeaf, Rainbow et Circuit by Unify.

Pour chacune de ses applications, mesurées sur un smartphone S7 (Android 8), les trois scénarios suivants ont été réalisés au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests manuels sur une durée de 1 minute :

  • Conférence audio uniquement en one-to-one
  • Conférence audio et vidéo (caméra activée de chaque côté) en one-to-one
  • Conférence audio et partage d’écran (screen sharing) en one-to-one

Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple.

Mesure de la consommation d’énergie (mAh)

L’application StarLeaf est la plus consommatrice de toutes sur l’ensemble des trois scénarios. Cela est dû au fait que la consommation d’énergie que l’on soit en mode audio seul, audio + partage d’écran ou audio + vidéo est la même. Ceci est un cas particulier de notre étude. L’application GoToMeeting est la moins énergivore, suivie de près par Hangouts, Zoom et Webex.

La consommation en énergie de l’ensemble de ces applications est en moyenne 2,1 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et à peine supérieure quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+14%). Ce n’est pas une surprise, évitez le partage avec caméra pour moins consommer d’énergie sur vos devices lors de vos visioconférences et économiser votre autonomie et la durée de vie de votre batterie !

Mesure des données échangées (Mo)

GoToMeeting et Webex sont les deux applications qui consomment le moins de données. JITSI et Infomaniak Meet est celle qui en consomme le plus. Globalement et sans surprise on remarque que le scénario audio est celui qui consomme le moins de données. Tandis que le scénario activant le flux audio + vidéo est le plus consommateur.

La consommation en data de l’ensemble de ces applications est en moyenne plus de 10 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et presque double quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+77%). Ce n’est toujours pas une surprise, évitez le partage de la vidéo et limiter vos partages d’écran pour moins consommer de data sur les réseaux dans le cadre de vos visioconférences ! Il est à noter que ces écarts importants sont dus essentiellement à la consommation importante en audio-video de l’application JITSI avec 35 Mo transférés en 1 minute comparés aux 1,13 Mo pour GoToMeeting ! Le mode optimisé de JITSI (qui permet d’activer une faible bande passante) ne permet pas de réduire cet impact données (33,4 Mo / minute). Infomaniak Meet basé sur le moteur JITSI rencontre la même anomalie de volumétrie en moyenne et principalement sur la partie audio + video sans amélioration avec le mode optimisé.

Projection des données mesurées en impact Carbone (gEqCO2)

Moyenne des trois scénarios : audio, audio et vidéo, audio et partage d’écran

Une visioconférence sur mobile est en moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement quand on ajoute la vidéo à l’audio.

La projection en terme d’impacts carbone de l’ensemble de ces applications est en moyenne 3 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et supérieure quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+35%). Évitez le partage de la vidéo et limiter vos partages d’écran pour moins impacter les infrastructures (réseau, datacenter) et vos devices dans le cadre de visioconférences !

Sans surprise, une grande partie des impacts Carbone se situent sur la partie réseau (63%) mais la partie impacts sur le device (28%) n’est pas à négliger !

Les applications JITSI et Infomaniak Meet tire même la moyenne à 5,8 fois plus d’impact pour l’ajout de la vidéo à l’audio et 40% de plus en ajoutant le partage d’écran.

Dans la battle Skype vs Teams chez Microsoft, les résultats globaux sont très proches (6%). L’Impact Carbone est plus faible pour Skype avec un impact data plus faible mais une consommation d’énergie plus forte sur le mobile que Teams.

Quelles applications permettent d’optimiser la consommation d’énergie et données ?

Seuls Whereby et Webex ont pu être testés sur des fonctionnalités d’optimisation pour la version mobile.

L’application Whereby avec son paramétrage « Mobile mode » permet de limiter la résolution du flux ainsi que d’autres optimisations de consommation de ressources. Quant à l’application Webex, un paramétrage permettant de désactiver la lecture Haute-définition de vidéos uniquement est disponible.

Whereby permet de réduire de 21% la consommation d’énergie côté audio, 15% côté audio et vidéo et 3% côté partage d’écran. Ces gains sont néanmoins faibles au regard des résultats obtenus par l’application la plus consommatrice en mode audio + vidéo de notre panel.

Côté Webex, les gains sont à peine visibles puisqu’uniquement sur la partie vidéo. C’est à peine 5% de gain lors du scénario audio et vidéo côté énergie et impact carbone seulement. Côté données échangées, l’impact est même légèrement supérieur en mode audio et vidéo.

L’application JITSI optimisée ne permet pas d’améliorer l’impact data ou énergie. La consommation en énergie est même supérieure en mode partage d’écran dans ce mode optimisé. On note néanmoins une réduction des données chargées dans ce mode optimisé mais mineur (11% en moyenne). Mêmes constats pour Infomaniak Meet.

L’optimisation des paramètres TIXEO permettent de réduire considérablement l’impact en mode audio + vidéo et lui permet d’être classé 2ème application la moins impactante du panel.

Quant à l’application Zoom, une notification de surconsommation de batterie est apparue à plusieurs reprises lors des mesures. Bien que l’on puisse optimiser la qualité vidéo sur PC, il ne semble pas possible de paramétrer cela sur mobile. Sans cette optimisation, l’application devient l’application la moins sobre en énergie en mode audio+ vidéo.

Les conseils de GREENSPECTOR :

  • Favoriser l’audio uniquement lors de vos conférences : le flux vidéo (caméra) aura tendance à consommer beaucoup plus. Une conférence sur mobile est en moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement en impact carbone quand on ajoute la vidéo à l’audio. Néanmoins il serait dommage de se priver du partage d’écran qui lui, consomme beaucoup moins que le partage vidéo.

  • Nous préconisons aux éditeurs de fournir des options d’optimisation à l’utilisateur et de les rendre les plus accessibles possible voire par défaut.
  • Préférez la visioconférence par rapport à un déplacement en voiture !
    • Comparaison pour 2 personnes qui se parlent pendant 3 heures en visio + vidéo (1 gEqCO2 en moyenne par minute) alors qu’un des deux a effectué 20 kms (112 g eqCO2 / km en France) aller-retour pour un face-to-face,
  • En visioconférence : 180*1*2= 360 gEqCO2.
  • En voiture : 112*20= 2,4 kg EqCO2. Soit 6,7 fois plus pour le one-to-one physique.

Classement des meilleures applications et jeux Android 2019 par GREENSPECTOR

Reading Time: 2 minutes

Google dévoilait début décembre dernier, le meilleur du Google Playstore 2019. Grâce à la technologie GREENSPECTOR App Mark, nous vous dévoilons en ce début d’année, le classement de ces applications selon l’App Mark qui évalue les applications selon 5 critères : la performance, la sobriété, la discrétion, l’inclusion et bien-sûr l’écologie.

Classement des applications favorites 2019

En tête de ce classement nous retrouvons les trois applications suivantes : Boosted, 21 Buttons et Omio. Seulement 1/3 des applications se trouvent en dessous de la moyenne d’écoscore global. Parmi les 3 applications les moins sobres de ce classement, 2 sont fortement impactées par un score nul sur au moins un des indicateurs clés. En effet, l’application Plant Nanny présente un score à zéro côté écologie (32 Mo de données chargées durant notre évaluation), pour l’application Curio, c’est l’indicateur de la performance qui est nul, impacté par le temps de chargement de l’application supérieur à 23 secondes.

Zoom sur Boosted vs Music Zen

Nous comparons ici l’application ayant le meilleur GREENSPECTOR App Mark (Bosted) versus l’application la moins bien classée de ce classement (Music Zen).

Même si la consommation d’énergie n’est pas le point fort de Boosted, MusicZen consomme 2 fois plus de batterie que Boosted sur un parcours identique… de quoi ne pas être « Zen » pour son autonomie ! Des explications simples : il y a beaucoup de trackers dans cette application ce qui altère sa performance et sa sobriété. Pour rappel, un tracker ajouté, c’est aussi 8,5% en moyenne de consommation de ressources en plus.

Classement des jeux favoris 2019

Sur le podium des applications de jeux les mieux classés, on retrouve : Assassin’s Creed Rebellion, Brawl Stars et Fishing Life. On observe que les trois dernières applications de jeux ont un score nul pour l’indicateur écologie. Cela s’explique par deux critères techniques fortement élevés : le volume des données chargées ainsi que l’impact CO2. Au passage, les applications de jeux sont aussi plus impactantes en moyenne que les autres applications.

Zoom sur Assassin’s Creed Rebellion vs Diner Dash Adventures

Nous comparons cette fois-ci l’application Assassin’s Creed Rebellion versus Diner Dash Adventures.

Pour tout comprendre à ces indicateurs, nous vous invitons à lire l’article 5 clés de succès pour votre application!

Quelles sont les meilleures applications de recherche d’emploi ?

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Que l’on soit un candidat ou un recruteur, qu’il s’agisse de stages, de contrats de travail ou de contrats d’intérim, les applications mobiles sont devenues incontournables pour l’offre et la demande d’emploi.

Ces applications répondent à un enjeu de mobilité en proposant la meilleure expérience utilisateur possible dans un environnement contraint ; moins bien installé, le candidat doit pouvoir rechercher, consulter, gérer et postuler à des annonces.

La principale tendance observée repose sur la très forte croissance de la part du mobile dans le secteur de la recherche d’emploi. Dans une étude réalisée par RégionJob fin 2018 : 66% des recruteurs interrogés indiquent avoir une version mobile de leur site RH ou une application dédiée contre 58% pour 2017. De l’autre côté du smartphone, 76% des candidats utilisent leur mobile dans le cadre de leur recherche d’emploi (61% en 2017) et 87% jugent cet équipement important ou indispensable au sein du processus de recrutement. En 2017, 22% des candidats confiaient d’ailleurs postuler via leur smartphone contre 55% en 2018.

Dans cette catégorie, on retrouve donc une pléthore d’offres d’applications mobiles sur les stores. Ces applications de plus en plus utilisées dans la durée doivent donc être sobres pour l’utilisateur et son smartphone (espace de stockage, données échangées, consommation de batterie et d’énergie) mais doivent aussi être inclusives pour permettre aux plus nombreux d’accéder aux offres disponibles. Dans le cadre de notre solution GREENSPECTOR APP MARK, nous évaluons les applications suivant les critères de : Sobriété, Performance, Inclusion, Écologie et Discrétion.

Exemple pour l’application Pôle Emploi Mes offres :

Côté sobriété, l’application est relativement plus lourde que la moyenne de sa catégorie et consomme également beaucoup d’énergie. Un surconsommation la mettant ainsi en risque de dénonciation par les fabricants pour son impact sur l’autonomie de batterie.

Ici, les points les plus sensibles sont côté performance notamment la performance après la première installation. Un temps de chargement très largement au-dessus de la moyenne de la catégorie. Dans le cadre d’une connexion 3G, l’application risque de faire perdre patience aux utilisateurs avec une durée d’affichage du premier écran supérieure à 11 secondes, venant ainsi dégrader la note d’inclusion. Attention donc à la fracture numérique créée et à l’égalité des chances et d’accessibilité devant l’emploi notamment de la part d’un acteur public.

Côté Écologie et Discrétion, c’est aussi bien ou mieux que la moyenne des applications de la catégorie.
Au final, l’application Pôle Emploi – Mes offres se classe 15ème sur 18 des applications dédiées à l’emploi ou la formation de notre panel.

Classement

Ces mesures ont été réalisées début décembre 2019. La synthèse ci-dessous montre de gros écarts entre les applications d’une même catégorie. La meilleure application (My-Crit) est proche des 400 points sur 500 alors qu’en bas de tableau Jobs et Keljob dépassent à peine les 250 points.

My-Crit possède une application légère, une très bonne performance d’affichage même en réseau dégradé (inférieur à 2 secondes). Aucune donnée n’est chargée en arrière-plan. Seul écart par rapport à sa première place, une note d’Inclusion moyenne avec des pré-requis sur Android qui mettent de côté les smartphones plus anciens.

Quels sont les meilleurs navigateurs web à utiliser en 2020 ?

Reading Time: 8 minutes

Le navigateur internet est l’outil primordial sur un appareil mobile. Il est le moteur pour naviguer sur internet. Plus uniquement pour les sites web mais aussi maintenant pour les nouveaux types d’applications basées sur les technologies web (progressive web app, jeux,…).

Dans notre classement des 30 applications mobiles les plus populaires, parmi les catégories mails, messageries directes, réseaux sociaux, navigateurs, etc., la navigation web et les réseaux sociaux sont en moyenne plus consommateurs que les jeux ou les applications multimédia. Le rapport serait même de 1 pour 4 entre les applications les moins et les plus énergivores.

Diminuer l’impact environnemental de sa vie numérique ainsi qu’augmenter l’autonomie de son téléphone passent en partie par le choix d’un bon navigateur. Au même titre que si l’on souhaite réduire l’impact de son mode de transport, il est important de prendre le véhicule le plus efficient.

L’année passée nous avions publié le classement 2018 des navigateurs les moins énergivores, nous vous proposons la nouvelle édition pour 2020, plus complète, réalisée à l’aide de notre laboratoire GREENSPECTOR.

Classement global

La note sur 100 des navigateurs est la suivante :

La moyenne des notes est de 36/100 ce qui est assez médiocre. Elle s’explique par des notes basses pour chacune des métriques.
Les trois navigateurs les moins énergivores sont : Vivaldi, Firefox Preview, Duck Duck Go.

Consommation d’énergie globale (en mAh)

La médiane est de 47 mAh et une grande partie des navigateurs se situent dans cette consommation (8/18 sont dans le 2ème quartile).
À noter que les 3 derniers navigateurs dans le classement se différencient par une consommation 75 % plus élevée que la médiane. Firefox, Qwant et Opera Mini sont en effet très énergivores.

Consommation d’énergie de la navigation (en mAh)

Les 3 derniers navigateurs du classement global (Opera Mini, Firefox et Qwant) ainsi que Mint consomment énormément plus que la moyenne des autres navigateurs (entre 20 et 35 mAh contre 16 mAh).

Autant dire que pour la plupart des navigateurs (mise à part les exceptions précédentes), la navigation pure ne va pas être la raison de la différence de consommation globale. Ceci s’explique principalement sur l’usage des moteurs de visualisation. La plupart des navigateurs utilisent le moteur Chromium. Pour Opera Mini, la spécificité est qu’un proxy est utilisé et permet de compresser la taille des sites. Il semble que cela ne soit pas bon pour l’énergie, en effet la décompression sur le téléphone de l’utilisateur consomme de l’énergie.

Pour Firefox, la surconsommation d’énergie est une chose connue et partagée, c’est l’une des raisons pour laquelle Mozilla est en cours de développement d’un nouveau navigateur. Nom de code interne Fenix et public Preview. Les mesures dans ce classement sont plutôt encourageantes sur la consommation (dans la moyenne).
Pour Qwant, ceci s’explique par l’usage du moteur Firefox ! Les mesures entre Qwant et Firefox sont en effet très proches.

Consommation d’énergie des fonctionnalités (en mAh)

La fonctionnalité principale qui est la navigation sur le web nécessite d’autres fonctionnalités toutes aussi importantes : ouvrir un nouvel onglet, entrer une adresse dans la barre des tâches… À cela se rajoute la consommation d’énergie de la page d’accueil du navigateur. En effet, lorsque l’on ouvre un nouvel onglet, chaque navigateur propose des fonctionnalités différentes : sites web principalement utilisés, dernières actualités, …

Là où les navigateurs se différencient globalement peu sur la navigation pure, on observe des différences importantes dans la consommation d’énergie sur les autres fonctionnalités avec un rapport de plus de 3 (entre 4 mAh et 12 mAh).

À noter que les 3 premiers (Firefox Focus, Firefox Preview et Duck Duck Go) ont une page d’accueil simple. La consommation du navigateur en Idle (inactivité) est alors très faible. La sobriété fonctionnelle en paye les conséquences !

Les consommations lors du lancement des navigateurs sont assez similaires entre-elles. On remarque cependant que l’ouverture d’un onglet et l’écriture d’une URL sont des actions qui sont réalisées plusieurs fois. Si l’on prend une projection journalière de 30 nouveaux onglets et 10 écritures d’URL, on observe encore plus la différence entre les navigateurs et la large avance de Firefox Preview et Focus !

Les fonctionnalités de bases ne sont donc pas négligeables dans la consommation globale du parcours.

Projection d’autonomie (en nombre d’heures)

Si l’on prend ces données d’énergie et qu’on les projette pour une navigation de plusieurs sites web, on identifie le temps maximum que l’utilisateur peut naviguer jusqu’à décharge complète de sa batterie :

Consommation de données (en Mo)

La différence de consommation de données entre navigateurs (8 Mo d’écart) s’explique par la navigation pure et par les différentes fonctionnalités.

Sur la navigation, on explique cette différence :

Certaines applications ne gèrent pas du tout le cache pour des raisons de protection et de confidentialité des données (Firefox Focus) l’usage de proxy qui optimise les données (Opera Mini)une différence d’implémentation de la gestion du cache.

Il est en effet possible que certains navigateurs invalident le cache et que des données soient chargées alors qu’elles sont en cache.

Des consommations de données annexes se poursuivent en tâche de fond (idle des onglets, données en arrière-plan non bloquées…) des différences de performance de téléchargement qui viennent augmenter la durée de la mesure. En effet, si un navigateur est performant, la contrepartie est que beaucoup plus de données sont potentiellement chargées en arrière-plan.

La différence de consommation globale s’explique aussi par la consommation de données des fonctionnalités de base :

Beaucoup de navigateurs sont très consommateurs. On note les 3 Mo de Qwant qui semblent anormaux !
On peut considérer que pour les navigateurs, cette consommation doit être proche de 0. En effet, la principale fonctionnalité d’un navigateur est d’afficher une site web, toute fonctionnalité (et consommation associée) peut être considérée comme une « surconsommation ».
Dans ce cadre, beaucoup de navigateurs consomment des données lors de l’écriture de l’URL. Ceci s’explique principalement par les fonctionnalités de proposition d’URL. Il y a en effet des échanges entre le mobile et les serveurs, soit directement par le navigateur, soit par le moteur de recherche associé.

Par exemple, pour le navigateur Yandex ci-dessous, le détail des échanges de données lors de l’écriture d’une URL montre plus 400 Ko de données échangées.

À l’opposé, ci-dessous, les échanges pour Brave sont frugaux avec moins de 2 Ko.

Performance des navigateurs (en seconde)

Les mesures nous permettent d’évaluer la performance des fonctionnalités :

Lancement du navigateur

Ajout d’un onglet

Écriture d’une URL

Suppression du cache

Bench Mozilla Kraken

NB : Cette étude n’évalue pas la performance d’affichage des sites web. Par contre le Bench Mozilla Kraken le permet en partie en évaluant les fonctionnalités des navigateurs.

Efficience des navigateurs (en mAh/s)

Nous pouvons évaluer l’efficience des navigateurs en prenant la performance du bench Mozilla Kraken et l’énergie associée. L’efficience est la consommation d’énergie par unité de temps :

Samsung, Opera Mini et Opera sont les navigateurs les plus efficients. Ce classement est différent de celui de la consommation d’énergie globale. Pour Samsung Internet, cette première place en terme d’efficience sur un matériel Samsung peut s’expliquer par le lien optimisé que peut avoir le constructeur avec un logiciel pré-installé. Le navigateur Opera a un beau positionnement (2ème pour la consommation globale et 3ème pour celle de l’efficience).

Piste d’améliorations

Il est possible d’améliorer la consommation de la navigation.

Pour l’utilisateur :

Choisir un navigateur efficient

Utiliser les marques-pages ou favoris afin d’éviter de passer par la barre de saisie

Configurer les options d’économie d’énergie des navigateurs (mode ou thème sombre, data server…)

Pour les développeurs de sites :

Éco-concevoir leur site

Tester et mesurer sur différents navigateurs pour identifier des comportements différents et les prendre en compte

Pour les éditeurs de navigateurs :

Mesurer la consommation d’énergie et l’efficience

Éco-concevoir les fonctionnalités

Réduire la consommation de ressources des fonctionnalités récurrentes (écriture d’url, nouvel onglet…)

Rendre la page d’accueil la plus sobre possible.

Protocole de mesure

Les mesures ont été réalisées par le laboratoire GREENSPECTOR sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Samsung S7, Android 8, Wi-Fi, luminosité 50%. Entre 4 et 8 itérations ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces mesures. Les campagnes de mesure respectent un scénario permettant d’évaluer les navigateurs dans différentes situations.

Évaluation des fonctionnalités

Lancement du navigateur

Ajout d’un onglet

Écriture d’une URL dans la barre de recherche

Suppression des onglets et nettoyage du cache

Navigation

Lancement de 6 sites et attente pendant 20 secondes pour être représentatif d’un parcours utilisateur

Benchmark navigateur

Le benchmark Mozilla Kraken permet de tester la performance JavaScript

Évaluation des périodes d’inactivité du navigateur

Au lancement (cela permet d’évaluer la page d’accueil du navigateur)

Après navigation

Après fermeture du navigateur (pour identifier des problèmes de fermeture)

Pour chaque itération, on réalise les tests suivants :

Suppression du cache et des onglets (sans mesure)

Première mesure

Deuxième mesure pour mesurer le comportement avec cache

Suppression du cache et des onglets (avec mesure)

Fermeture système du navigateur (et pas uniquement une fermeture par l’utilisateur pour s’assurer une réelle fermeture du navigateur)

La moyenne de mesure prend donc en compte une navigation avec et sans cache.

Les métriques principales analysées sont les suivantes : performance d’affichage, consommation d’énergie, échange de données. D’autres métriques telles la consommation CPU, la consommation mémoire, des données systèmes… sont mesurées mais ne seront pas affichées dans ce rapport. Contactez GREENSPECTOR pour en savoir plus.

Afin d’améliorer la stabilité des mesures, le protocole est totalement automatisé. Nous utilisons un langage abstrait de description de test GREENSPECTOR qui nous permet une automatisation poussée de ce protocole. Les configurations des navigateurs sont celles par défaut. Nous n’avons changé aucun paramètre du navigateur ou de son moteur de recherche.

Notation

Une notation sur 100 permet de classer les navigateurs entre eux. Elle se base sur la notation de 3 métriques principales :

MétriqueDéfinitionUnité
PerformanceDurée nécessaire au déroulement d’une étape de testsecondes (s)
ÉnergieVitesse de décharge de la batterie constatée sur l’appareil pendant le déroulement de l’étape de test, comparée à la vitesse de décharge de la batterie de l’appareil avant que l’application ne soit lancéeMesures en uAh/s, puis classement en multiples de la vitesse de décharge de référence
DonnéesVolume de données total (émises + reçues) pendant le déroulement de l’étape de testkilo-octets (ko)

Un ratio de pondération est appliqué sur les 5 niveaux des steps (de 5 pour les verts foncés à -1 pour les rouges foncés) comme décrit dans le tableau exemple suivant :

Le score de cette application est alors calculé à 61/100 pour la métrique énergie.
Une fois le score de chacune des trois métriques obtenu sur 100 points, le score total de l’application est calculé avec une pondération égale des trois métriques:
Score total = ( Score Performance + Score Énergie + Score Données ) / 3

Navigateurs évalués

Nom du navigateurVersion
Brave1.5.2
Chrome78.0.3904.108
Duck Duck Go5.32.3
Ecosia39632
Edge42.0.4.4052
Firefox68.3.0
Firefox Focus8.0.24
Firefox Preview2.3.0
KiwiQuadea
Lilo1.0.22
Maxthon5.2.3.3241
Mint37290
Opera54.3.2672.502
Opera Mini44.1.2254.143
Qwant37714
Samsung10.1.01.3
Vivaldi2.7.1624.277
Yandex19.10.2.116

Certains navigateurs ont été écartés car ne permettaient pas l’automatisation des tests. Par exemple les navigateurs UC Browser et Dolphin n’ont pas pu être mesurés. Au-delà de l’automatisation, cela est symptomatique d’un problème d’accessibilité de l’application. En effet pour améliorer l’accessibilité des applications pour les personnes avec des déficiences visuelles (entre autres), il est nécessaire de mettre en place des labels pour les boutons. L’automatisation que nous réalisons se base sur ces informations. Au final, ces navigateurs n’apparaissent pas dans le classement, mais on peut considérer que les problèmes d’accessibilité sont dans tous les cas un problème rédhibitoire.

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Note : Le classement 2020 est difficilement comparable à celui de 2018. En effet, notre protocole ayant totalement évolué, les tests sont ainsi plus poussés et automatisés.
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Découvrez notre dernière étude : le Playstore Efficiency Report 2019!

Les 12 règles à respecter pour le succès de votre application

Reading Time: 4 minutes

Dans un précédent article sur ce blog, nous vous avions présenté les 5 clés de succès d’une application mobile. Nous vous présentons aujourd’hui les 12 règles par indicateur métier à respecter qui feront le succès de votre application.

Inclusion

L’application doit être utilisable dans des conditions de réseau dégradées

L’application ne doit pas nécéssiter une version d’OS récente comme Android pour être utilisée. Certains utilisateurs ne suivent pas les mises à jour, volontairement ou à cause de leur plateforme qui ne leur permet pas. D’après notre “PlayStore Efficiency Report 2019“, seules 70% des applications sur le store sont compatibles avec toutes les versions d’Android.

L’application doit respecter les règles d’accessibilité et ne doit pas exclure des utilisateurs présentant des handicaps.

L’application doit aussi bien fonctionner sur des téléphones d’anciennes générations que sur les modèles récents et dernier-cri. Ce critère sera dégradé si vous ne respectez pas celui de la sobriété. 1/4 des applications du Google PlayStore exluent 10% des mobiles les plus anciens. (Source : PlayStore Efficiency Report 2019)

Sobriété

L’application doit limiter sa consommation d’énergie afin de ne pas vider la batterie de l’utilisateur. De plus en cas de consommation trop importante, le système va notifier l’application comme consommatrice à l’utilisateur. Certaines applications trop gourmandes peuvent réduire à moins de 3 heures l’autonomie des batteries. (Source : PlayStore Efficiency Report 2019)

L’application doit limiter sa consommation de ressources (nombre de CPU, mémoire occupée, données échangées) afin d’éviter toute lenteur ou pollution des autres applications (par exemple à cause de la fuite mémoire). 50% des applications du Google PlayStore continuent à effectuer des traitements après la fermeture de l’application. (Source : PlayStore Efficiency Report 2019)

L’application doit limiser sa consommation réseau afin de n’impliquer aucune charge sur les datacenters et ainsi éviter les surcoûts liés aux encombrements inutiles des serveurs.

Performance

Le premier lancement de l’application doit être rapide : sans cela, il est possible que vos utilisateurs n’aillent pas plus loin, le critère d’inclusion ne sera pas non plus respecté.

Les temps de chargement de l’application doivent être acceptables dans toutes les situations réseaux.

Discrétion

L’application ne demande peu voire aucune permission. Avez-vous réellement besoin de consulter la liste des contacts de votre utilisateur ? C’est d’autant plus important d’optimiser cela puisque plus de permissions il y aura, plus l’application consommera des ressources. Ce qui influencera donc de manière négative le critère de performance.

L’application n’intègre peu voire aucun traqueur. L’intégration d’une quantité importante de traqueurs va impliquer une consommation de ressource plus importante mais peut aussi provoquer des bugs. Ce constat est d’autant plus vrai que la connexion sera dégradée.

D’après notre “PlayStore Efficiency Report 2019“, les traqueurs, analytiques et permissions sont omniprésents (44% des applications en possèdent plus de 5).

Écologie

L’application doit respecter le critère de sobriété, l’impact CO2 lié à l’usage sera plus faible tout comme la pression des ressources sur les composants du matériel de l’utilisateur (usure batterie, perte de performance). De ce fait, l’utilisateur sera moins propice à renouveler son matériel, ce qui diminue le risque d’obsolescence. Notre dernière étude à d’ailleurs montré que les applications sur mobiles contribuent au minimum à 6% des émissions de CO2 du numérique.

Quelques pistes pour l’amélioration de son score GREENSPECTOR App Mark

Améliorer directement l’application

Plusieurs métriques sont évaluées par le GREENSPECTOR App Mark et directement améliorables.

Version minimum du SDK : autoriser des versions plus anciennes d’Android évite l’exclusion des utilisateurs possédant des plateformes d’anciennes générations.

Nombre de traqueurss : moins l’application va posséder de traqueurs, plus elle sera respectueuse des données de l’utilisateur ainsi que de la protection de sa vie privée. De plus, les traqueurs via les traitements et les échanges de données viennent augmenter la consommation de l’application.

Taille de l’APK : plus le binaire de l’application est gros, plus le réseau va être solicité et moins l’application sera efficiente. De plus, une taille d’application importante va utiliser l’espace de stockage limité de certains utilisateurs.

Données chargées : nombre de données chargées tout au long du parcours de test. Limiter ces données va permettre de réduire la consommation de ressources à la fois sur le smartphone et sur le réseau.

Données chargées en tâche de fond : lors que l’application n’est pas utilisée, elle doit limiter son impact et envoyer ou recevoir le moins de données possible.

Métriques plus globales

Certaines métriques sont directement liées à l’impact de l’application et à son efficience. Il est possible d’agir dessus via les métriques précédentes, voir par d’autres axes (optimisation fonctionnelle, amélioration du code source…)

CO2 : plus l’application va consommer de l’énergie, plus la batterie va être solicitée et va s’user. Cela risque de mener à un renouvellement prématuré de la batterie voire même du smartphone et donc à un impact environnemental plus élevé.

Surconsommation d’énergie : si l’application surconsomme, elle va augmenter l’impact environnemental mais aussi créer une gêne pour l’utilisateur en particulier sur la perte d’autonomie.

Performance après la première installation : les applications effectuent parfois des traitements supplémentaires lors du premier lancement, le temps de lancement sera donc parfois réduit. Il est nécessaire de limiter ses traitements car cette perte de performance peut être gênante pour l’utilisateur.

Performance : le temps de lancement de l’application est une donnée importante pour l’utilisateur. Il est nécessaire de le réduire au maximum tout en consommant le moins de ressources possible.

Performance en 3G : dans des conditions de réseau dégradées, il est nécessaire de maîtriser la performance. Il est même possible que certains utilisateurs n’aient pas accès à l’application dans le cas d’une performance dégradée.

Et maintenant ?

Vous vous demandez certainement où se situe votre application sur ces 5 axes. Est-elle plutôt vertueuse ? Court-elle des risques ? Comment est-elle classée par rapport à ses concurents ? Avez-vous des pistes de progrès rapides ? Si vous nous le demandez, nous vous le dirons ! Contactez-nous, et nous viendrons vous présenter notre diagnostic inclusif, sobre, rapide, écologique et discret – tout comme votre application très bientôt.

Étude GREENSPECTOR sur les consommations énergétiques des applications mobiles du Google Play Store

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À l’occasion du MobileOne, GREENSPECTOR dévoile un baromètre des grandes tendances de consommation des applications mobiles du Google Play Store. Performance, Sobriété, Inclusion, plus de 1000 applications ont été passées au crible des outils de mesure développés par GREENSPECTOR.

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Consommation énergétique des sites web e-commerce les plus populaires en France

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Nous avons mesuré pour vous la consommation des sites web e-commerce les plus populaires en France. Nous sommes partis d’une étude récente de SimilarWeb et ECN sur un classement du Top 100 e-commerce. Nous avons retenu les 30 premiers sites de ce classement et les avons comparé selon leur consommation en énergie et ressources sur mobile en nous basant sur un parcours fonctionnel simple et représentatif de leur activité marchande.

Pourquoi mesurer sa consommation énergie-ressources ?

Un site web moins consommateur d’énergie va être plus performant car « frugal », avec des temps de latences moins longs notamment sur un téléphone mobile qui peut être parfois déjà bien encombré, plus ancien ou low-tech. On peut parler d’une meilleure « inclusion » business si le service répond de manière acceptable pour des utilisateurs qui ne bénéficient pas toujours d’un réseau privilégié ou de conditions réseau favorables (réseau dégradé ou saturé) dans leur navigation.
La durée de vie de la batterie va aussi être un frein pour l’utilisateur qui ne souhaite pas activer des services trop gourmands pour son autonomie, surtout s’il compte les utiliser très régulièrement. Mais surfer sur le web via le mobile est-il consommateur sur un smartphone ? Dans notre étude du Top 30 des applications mobiles les plus populaires au monde, nous avions mesuré la navigation web qui est en moyenne la catégorie la plus consommatrice comparée à des applications vidéo, de jeux-vidéos ou des réseaux sociaux. De quoi, faire hésiter des acheteurs potentiels qui tiennent à leur autonomie !

Par ailleurs, un site web moins consommateur d’énergie, et ce n’est pas le moindre des arguments, permet in fine d’améliorer le SEO du site

En effet, les statistiques recensées de plusieurs dizaines de millions de visites dans le mois permettent d’imaginer l’ampleur de l’impact tout au long de la chaîne de diffusion des contenus et services de ces sites. Une amélioration même faible va bénéficier d’un facteur multiplicateur très important de réduction sur la globalité de l’impact que ce soit côté utilisateur ou infrastructure serveur et réseau. Les acteurs du numérique doivent absolument prendre en compte cette dimension de responsabilité environnementale dans leur business digital car comme le rappelle le Shift Project, l’impact climat du numérique sera équivalent en 2025 à celui des véhicules légers.

Les 5 sites les moins énergivores et les 5 les plus énergivores

Sur le podium des sites les moins énergivores, on retrouve en première place le site Rue Du Commerce (10,6 mAh), LDLC (11.3 mAh) et ShowroomPrivé (12 mAh). Non loin derrière se trouvent les sites d’Auchan (12.1 mAh) et d’Apple (12.4 mAh). Le site Rue Du Commerce consomme 6.2% moins que le second site le moins énergivore : LDLC et près de 27% moins que la moyenne du classement (14.5 mAh).

Du côté des sites les plus énergivores, on retrouve en dernière place le site La Redoute (18.1 mAh) suivi de Leroy Merlin (17.6 mAh) et Airbnb (16.8 mAh). Enfin, les sites Boulanger et Zalando (16.4 mAh) se partagent la 26 et 27ème place. Le site le plus énergivore La Redoute consomme 24% plus que la moyenne.

Projection

Si l’on projette la consommation mesurée sur un Nexus 6 (voltage 3, 7 Volt), donc uniquement sur le smartphone de l’utilisateur, selon le temps moyen de visite sur un mois : le flop 3 des navigations les plus consommatrices sur le mois sont les sites : Leboncoin (99,34 MWh/mois), Amazon (56,36 MWh/ mois), Ebay (19,34 MWh/mois). Ces 3 sites sont à la fois pénalisés par un grand nombre de visites, un temps de visite moyen assez important et une consommation forte du parcours d’achat.

Le top 3 est quant à lui constitué de RueDuCommerce, LDLC et Auchan qui sont nettement moins fréquentés mais qui ont pour atout également d’être dans les meilleurs élèves sur la consommation du parcours d’achat. Si un site comme Leboncoin était au niveau de consommation du site RueDuCommerce, ils pourraient faire économiser plus de 32 GWh/mois à leurs utilisateurs sur smartphone, soit l’équivalent de 1000 fois moins la consommation électrique d’un pays comme Haïti.

La projection de ce Top 30 des sites web e-commerce, si tous les utilisateurs possédaient un smartphone Nexus 6 selon les statistiques de visites indiquées, serait d’environ 3,7 TWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’un pays comme la Somalie. Les impacts serveurs et réseaux n’ont pas été pris en compte dans cette étude. Il serait intéressant de pouvoir les estimer côté serveur avec les éditeurs.

Consommation énergétique des 30 sites web e-commerce

Seulement 12 sites se trouvent en dessous de la moyenne (14.5 mAh) de ce classement. Il existe un rapport de 1.7 entre le site le moins énergivore (Rue Du Commerce) et le plus énergivore (La Redoute).

Méthodologie

Les mesures ont été réalisées par notre laboratoire sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Nexus 6, Android 6, Wi-Fi, luminosité faible. 3 campagnes ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces 3 mesures. Les campagnes de mesure respectent un scénario utilisateur précis et adapté à chaque site web (lancement de Google Chrome, accès à l’URL du site web, scénario de recherche, séléction, mise au panier et affichage panier)

Tableau récapitulatif des 5 meilleurs sites et des 5 moins bons

Site webConsommation d’énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)
RueDuCommerce10.62337.5
LDLC11.36.3356.4
ShowroomPrivé123.7335.6
Auchan12.14.8347
Apple12.46.6353.6
Zalando16.46332.2
Boulanger16.46332
AirBnb16.86.9371.5
LeroyMerlin17.64346.4
La Redoute18.15390.9

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Retrouvez notre dernier palmarès : Applications GPS
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Palmarès 2019 des applications de géolocalisation

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Les applications de navigation sur smartphone sont nos outils quotidiens pour une navigation en voiture, vélo, ou à pied. On les utilise régulièrement dans le cadre de nos activités professionnelles ou personnelles. C’est aussi un outil précieux dans le cadre des vacances. Il n’est pas rare de posséder deux applications installées.

L’activité de géolocalisation fine peut être activée sur votre smartphone (vs normale) mais elle vous en coûtera en moyenne une consommation de batterie qui double, voire triple selon les applications et les cas d’utilisation ! Attention donc à ce paramètre pour un niveau de précision qui sera dans la plupart des cas, inutile. La particularité de ces outils, c’est qu’ils peuvent fonctionner en online [en ligne] et d’autres ne fonctionnent qu’en offline [hors-ligne] avec pré-chargement des données cartographiques au préalable de la navigation. Quoiqu’il arrive des écarts importants existent entre ces 10 applications pour un résultat de déplacement et d’information tout à fait comparable. A vous de choisir !

Pour cette étude sur les applications GPS, GREENSPECTOR a analysé les applications les plus utilisées sur le Google Play Store.

Consommation d’énergie pour un parcours de 3 minutes (mAh)

En ce qui concerne la consommation de batterie pour un parcours simple réalisé sur une durée de 3 minutes correspondant à un déplacement simulé en moyenne de 40 km/h, nous observons des consommations très variées entre les différentes applications, 45 % de différence de consommation entre Here WeGo et Coyotte, tous les deux étant dans la catégorie des applications cartographie online.

Volume de données échangées pour un parcours de 3 minutes (Ko)

En termes de données, Here WeGo et Tomtom GPS sont de loin les plus consommateurs avec un volume de données entre 2 et 3 Mo. TomTom GPS étant pour le coup à la fois consommateur en cartographie initiale (1,3 Go pré-chargés) mais également en données durant la navigation. ViaMichelin est le moins consommateur de données pour les applications avec cartographie online avec 113 ko de données.

Mémoire occupée pour un parcours de 3 minutes (Mo)

70 % d’écart sur la mémoire utilisée entre Waze et ViaMichelin pour effectuer ce parcours dans un panel où toutes les applications (sauf OfflineMaps Navigation) consomment entre 241 Mo et 800 Mo. L’application Waze moins consommatrice pourra fonctionner sur des plateformes plus anciennes alors que l’application ViaMichelin sera plus exigeante sur les pré-requis mémoire du téléphone.

Ecoscore sur un parcours standardisé sans déplacement

L’EcoScore reflète la consommation de ressources (CPU, mémoire, data, …) et d’énergie sur le premier écran de l’application. La palme revient ici à Google Maps qui obtient une note de 81 sur 100 ! Dans les applications lourdes en consommation de ressources et énergie TomToom GPS, Waze et Navmii sont beaucoup plus ressourcivores. MapFactor n’a pas été classée car l’application a un comportement différent sur son premier écran par rapport aux autres applications du panel.

Méthodologie

ApplicationVersionTéléchargementsNote PlaystoreOfflineTéléchargement préalable (Go)Consommation d’énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)Ecoscore (/100)
Coyote11.1.9201 000 000+3.9Non056.30.34243143
Google Maps9.67.15 000 000 000+4.3Non044.80.47830482
Here WeGo2.0.1317310 000 000+4.4Non038.82.234346
MapFactor5.0.6310 000 000+4.5Oui1.254.600N/A
Navmii3.7.1310 000 000+4.0Oui2.248.50.06955032
Offline Maps Navigation17.9.410 000 000+4.7OuiFrance=1.4 Région= 10-200 Mo41.5079653
Sygic18.1.450 000 000+4.4OuiFrance=2 Région= 7-250 Mo40.80.03524144
TomTom GPS1.17.710 000 000+4.1Oui1.355.92.7535240
ViaMichelin8.3.35 000 000+4.3Non 51.10.11363359
Waze4.52.5.5100 000 000+4.6Non 52.50.36440438

Les mesures ont été réalisées par notre laboratoire sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Nexus 6, Android 6, Wi-Fi, luminosité faible. 4 campagnes ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces 4 mesures.

Pour réaliser ces mesures, nous avons mesuré à la fois un parcours technique avec une phase de chargement de l’application, une phase d’inactivité premier-plan avec écran affiché (idle foreground) et une phase d’inactivité avec écran en arrière-plan (idle background). Cette étape a été réalisée sans déplacement. Seules 9 applications ont été classées sur les 10 en ecoscores car comparables sur leur fonctionnement de premier écran. Pour mesurer la consommation en déplacement de ces outils, nous avons simulé un déplacement de moins de 5km avec un simulateur de données GPS qui permet d’obtenir un résultat très proche d’un résultat réel.

Retrouvez notre dernier palmarès : Consommation des 30 apps les plus populaires au monde
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Étude comparative de l’éco-responsabilité web de 20 services postaux dans le monde

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Les services postaux du monde entier sont en pleine mutation. Le numérique est passé par là, … l’activité courrier traditionnel ne représente plus que 28%. (Source) pour la Poste en France. Des nouveaux business tous basés sur l’outillage numérique sont en cours de validation ou de déploiement pour prendre le relais et permettre à des nouveaux leviers de croissance et de rentabilité d’émerger pour ces organisations qui ont souvent vécu sur des situations de monopole. Toute cette transformation numérique s’accompagne d’une transformation sociétale et d’une prise en compte des enjeux environnementaux.

Où en sont ces entreprises dans cette transformation ? Peu d’indices ou d’indicateurs de résultats concrets de cette triple transformation.
Le site web de ces organisations est un symbole « visible » de cette transformation. Le site :

  • Est-il inclusif (People), faut-il beaucoup de ressources pour y naviguer ? Les services du site sont-ils accessibles à tous ?
  • Eest-il sobre (Planète), consomme-t-il beaucoup d’énergie sur un device, beaucoup de requêtes sur nos serveurs, beaucoup de données sur les réseaux ?
  • Est-il performant (Profit) ? S’affiche-t-il rapidement ?

Certes les périmètres d’activité des postes dans le monde varient d’un pays à l’autre de manière importante dans le cadre de cette transformation économique. Certes, Le benchmark proposé n’est donc pas exhaustif et ne mesure pas toutes les pages du site. Il permet néanmoins de se faire une bonne idée du niveau de maturité d’écoconception numérique.

Synthèse des résultats par l’Ecoscore Greenspector :

L’Ecoscore tient compte de la consommation d’énergie, de la mémoire utilisée, des données échangées, du nombre de requêtes et d’autres métriques qui permettent d’indiquer un score sur 100 représentatif du niveau d’éco-conception web d’un site ou d’une page. Il est une parfaite synthèse de cette étude et de l’ensemble des indicateurs présentés ci-après qui vont permettre d’expliciter les principaux points de travail pour constater et améliorer.

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/Ecoscores-min.png” >}}

Un excellent résultat pour la Belgique, exemple de sobriété sur tous les domaines et qui surclasse l’ensemble des autres pays de notre classement. Tableau d’honneur pour Norvège et Grande-Bretagne. Peut mieux faire pour la Corée du Sud, le Portugal, le Canada, la France, le Danemark, l’Autriche, le Luxembourg et la Finlande. La France dans le second tiers doit progresser sur ce sujet d’éco-responsabilité numérique. Des résultats à améliorer pour Italie, Espagne et Brésil.

La consommation d’énergie d’un site web :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/consommation-energetique.png” >}}

Cette consommation d’énergie va varier entre 3 et 5 mAh, soit 66% d’écart sur un scénario simple entre le site de la poste belge et la poste finlandaise. A noter que la répartition est plutôt homogène et que la moyenne est environ à 4 mAh. La poste française est à la 5ème place avec 3,71 mAh.

Les données échangées :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/data-min.png” >}}

La différence est très importante entre les moins et les plus « datavores ». Un rapport de plus 11 existe entre le site de la poste belge (0,38 Mo) et la poste australienne (plus de 4,4 Mo). La poste française se classe 6ème.

Consommation mémoire :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/memoire-min.png” >}}

La Belgique encore à l’honneur dans ce classement avec une consommation très inférieure à l’ensemble des autres sites, 42% d’écart avec le Portugal. Mais un écart plus faible de la part des autres sites de 20% entre le second et le dernier. La France se classe en 11ème position.

Consommation de CPU :

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/CPU-min.png” >}}

Un ratio de consommation important entre le premier, la Belgique et le dernier l’Espagne (rapport de plus de 4). La France se classe 9ème.

Le nombre de requêtes envoyées vers les datacenters

{{< gsp-image title=”” src=”/assets/img/articles/2019-07-11-etude-comparative-web-postes-monde/Requetes-min.png” >}}

Un ratio important entre le premier la Belgique et le dernier, l’Italie, avec un rapport de 36 ! Beaucoup de requêtes pour La Finlande (171), La France (174) et L’Italie (180). La France et la Finlande se partagent les dernières places avec environ 10 ko de données ramenées en moyenne par requête contre 117 Ko en moyenne pour l’Irlande. Le nombre de requêtes est un facteur aggravant de la consommation sur le device de l’utilisateur mais aussi sur la sollicitation des serveurs. Objectif : regrouper les requêtes pour en limiter le nombre.

Tableau des résultats bruts :

PaysSite webConsommation d’énergie (mAh)Données échangées (100 Mo)Mémoire occupée (100 Mo)Nombre de requêtesCPU (%)Ecoscore (sur 100)
Allemagnewww.deutschepost.de4,42,5574,4782,3%47
Autrichewww.post.at3,93,4604,6453,3%41
Australiewww.auspost.com.au3,84,4575,5552,6%50
Belgiquewww.bpost.be30,3433,250,9%83
Brésilwww.correios.com.br3,82,9579,4932,5%32
Canadawww.canadapost.ca3,93575,2782,7%43
Corée du Sudwww.koreapost.kr4,34,3552,2353,7%44
Espagnewww.correos.es4,12,7587,61063,9%33
Danemarkwww.postnord.dk4,12,4567,5513,9%42
Finlandewww.posti.fi4,91,7578,41713,3%39
Francewww.laposte.fr3,72572,71742,4%43
Grande-Bretagnewww.royalmail.com3,20,73514,2611,9%65
Irlandewww.anpost.com3,73,5594,7312,2%50
Italiewww.poste.it4,63,5568,21803,6%36
Luxembourgwww.post.lu3,63,1544,01102,5%41
Norvègewww.posten.no4,31,9537,8511,7%66
Pays-Baswww.postnl.nl3,31,6562,8881,3%55
Portugalwww.ctt.pt3,94,3618,6682,9%44
Suissewww.post.ch3,83,5561,5472,4%55
USAwww.usps.com4,33,15221132,1%49
      
Moyenne 3,92,7561,2822,6%47,9
Min 30,3433,250,9%32
Max 4,94,4618,61803,9%83

Ce test a été réalisé dans les conditions suivantes :

  • Réalisé le 28/06/2019 sur device réel Galaxy S7 (Android 8)
  • Réseau Wi-Fi privé, navigateur Chrome
  • Protocole utilisé 1 minute et 10 secondes de test sur la page d’accueil : 20 secondes de chargement, 20 secondes d’inactivité en premier plan (foreground), 10 secondes de scroll 20 secondes d’inactivité en arrière-plan (background).

Consommation énergétique des 30 applications mobiles les plus populaires au monde

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Tous nos usages numériques ont un impact de consommation d’énergie et de manière plus globale en ressources techniques (RAM, CPU, Data, …). L’impact environnemental du numérique est aujourd’hui important et surtout en forte progression. Aujourd’hui, selon le rapport du Shift Projet, l’impact du numérique en termes de Gaz à effet de serre représente 3,7 % de la totalité des émissions (GES) sur la planète et pourrait représenter selon les hypothèses, entre 7 et 8,5 % en 2025, soit l’équivalent des émissions de GES des véhicules légers sur la planète (8 % des GES). Ceci est renforcé par une croissance annuelle de 8 % qui reste et restera soutenue malgré des progrès technologiques.

L’accès à l’information, aux contenus, aux services, se fait aujourd’hui en majorité sur smartphone qui est devenu le faire de lance de l’activité numérique. On se connecte de plus en plus nombreux, de partout, et à tout moment.

Aujourd’hui, la consommation des smartphones, (incluant la phase d’usage et la phase de fabrication) représente 11 % de la consommation d’énergie du numérique. Point sensible de cette consommation d’énergie pour le smartphone qui se situe au niveau de la batterie et fait l’objet de toute notre attention et de celles des fabricants de smartphone. On accuse souvent nos smartphones de manque et/ou de perte d’autonomie … Pourtant ce sont les applications installées sur le smartphone qui consomment ! … et qui dégradent aussi sa capacité de batterie dans le temps. Les applications mobiles sont aujourd’hui utilisées, pour les plus déployées, par des milliards de personnes (plus de 5 milliards d’utilisateurs de mobile). Aujourd’hui, une application comme Facebook, la plus populaire, est utilisée par plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs par mois sur smartphone. L’impact de ces applications est donc considérable et une amélioration sensible de la sobriété de l’une d’entre elles peut avoir des conséquences rapidement très positives sur les impacts écologiques.

Dans le cadre du Vivatech 2019, avec notre partenaire ATOS, nous avons souhaité sensibiliser les gros acteurs numériques en réalisant un benchmark de la consommation de ressources et énergie des 30 applications les plus populaires.

5 points clés de cette étude :

  • Le pré-chargement des données de la timeline est facteur de consommation. Le fait que ce contenu soit de type video comme TikTok en fait une application consommatrice pour le device mais encore pus sur le réseau et le datacenter. Une hérésie écologique quand on sait que cette application est utilisée par des millions de personnes dans le monde.

La navigation Web consomme beaucoup d’énergie car les pages intègrent beaucoup de scripts, de plus en plus (trackers, publicités, fonctionnalités différenciantes, …) qui ne sont pas bien gérés par le matériel du smartphone. Téléphoner consomme deux fois moins en moyenne que de surfer.

Dans chaque catégorie d’applications des écarts importants existent pour des fonctionnalités proches ce qui peut traduire des gâchis évitables et donc gains d’optimisations accessibles. 30-40 % ?

Oui, écouter de la musique sur Youtube est une « erreur » écologique quand on connait la consommation d’un Spotify. Des fonctionnalités « écoute de musique sans image » favorisées sur les players video sont attendues.

La consommation électrique mondiale du numérique est à l’échelle d’un continent (Russie + Japon réunis), celle de l’usage des applications sur smartphones est celle d’un pays d’Europe (équivalent de l’Irlande). 1/3 de gain envisageable quand on positionne la moyenne de la catégorie sur la plus faible consommation de la catégorie (fonctionnalité équivalente). A l’échelle mondiale, une tranche nucléaire évitée. Pour nos smartphones, 2 à 3 heures d’autonomie en plus !