Catégorie : Efficience des applications

L’impact environnemental des moteurs de recherches

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Introduction

Près de 93% de l’ensemble du trafic internet provient des moteurs de recherche. On estime que Google reçoit 80 000 requêtes par seconde, soit 6,9 milliards de requêtes par jour. (Source: Blog du modérateur). Au niveau mondial, si Google détient près de 91% des parts de marché, depuis quelques années, de nouvelles solutions alternatives essaient de perturber ce quasi-monopole de la recherche internet.

Quels sont les impacts de nos activités sur les applications web ou mobile de moteurs de recherche ? Quelles sont les solutions les plus/moins impactantes pour l’environnement, l’encombrement des réseaux et l’autonomie de nos smartphones ? Quels sont les paramètres qui peuvent faire varier cet impact et comment nous, consommateurs, pouvons mieux limiter notre impact carbone et environnemental ?

Pour cette étude, nous avons choisi de mesurer 8 applications de moteurs de recherche parmi les plus populaires en France sur les versions web et mobile sur Android : Bing, DuckDuckGo, Ecosia, Google, Lilo, Qwant, StartPage et Yahoo.

Logos applications moteurs recherche

Sommaire de l’article :

  1. Comparaison d’une recherche d’un site web vs URL
  2. Comparaison entre les moteurs d’une recherche locale
  3. Comparaison entre les moteurs d’une recherche ciblée
  4. Comparaison entre les moteurs d’une recherche basique suivant plusieurs critères
    (auto-complétion, thème sombre, fil d’actualité)
  5. Comparaison entre les moteurs d’une recherche via un navigateur web
  6. Nos conseils pour une recherche “eco-responsable” sur mobile
  7. Méthodologie

Disclaimer : nous mesurons uniquement l’activité du device utilisateur, ses entrées/sorties et projetons les impacts réseau et serveur sur la base d’une méthodologie moyenne d’impact (voir partie méthodologie). Nous savons que certains moteurs font appel à des serveurs sobres en énergie, un refroidissement optimisé, de l’électricité « verte »… Que d’autres protègent mieux votre vie privée ou encore financent des associations et causes importantes… Nous n’avons pas eu accès au data center de nos examinés et nous avons donc pris des hypothèses basées sur des projections d’activités basées sur la volumétrie échangée. Néanmoins comme il s’agit d’un sujet qui possède un impact économique direct, nous imaginons que ces sociétés ont conçu des systèmes optimisés pour que l’achat des machines et leur exploitation ne leur coûte pas trop cher !


Quel impact carbone pour une recherche d’un site web vs URL ?

Capture d'écran du scénario de recherche
Capture d'écran du scénario de recherche

Pour cette première comparaison, deux scénarios sont ici réalisés : d’un côté nous lançons une recherche du mot-clé “Fnac” et de l’autre nous lançons une recherche par URL “Fnac.com”, nous permettant d’accéder directement au site, sans passer par les résultats de recherche. Seules deux applications ne proposent pas d’accès URL direct : StartPage et Yahoo. StartPage n’apparaît pas dans ce classement en raison d’un défaut d’affichage du site Fnac.

Graphique impact carbone d'une recherche basique vs URL

Ce n’est pas une surprise et c’est toujours mieux de le mesurer, nous observons qu’une recherche par URL consomme beaucoup moins sur l’ensemble des applications de moteurs de recherche mesurées. En moyenne, on remarque une réduction de 35% de l’impact carbone. Privilégiez donc une recherche par URL (si vous la connaissez !) sans passer par la page des résultats de recherche afin d’économiser en énergie et en données !

Pour cette première comparaison, nous conseillons d’utiliser Ecosia qui est le moteur ici le plus efficient toutes recherches confondues (0,167 gEqCO2) avec un écart type de 0,377 gEqCO2 avec le moins sobre du classement DuckDuckGo (0.5433 gEqCO2). La seconde place est attribuée à Google (0,192 gEqCO2) qui consomme 13% de plus qu’Ecosia.

Ces résultats sont néanmoins très disparates entre les différentes solutions puisque si sur Ecosia les 2 types de recherche ont quasiment le même impact, il est 2,3 fois plus important pour Google et 4,4 fois plus pour Lilo par exemple.

Sur une recherche basique, il vous en coûtera un impact batterie 50% supérieur avec DuckDuckGo et 6 fois plus de données reçues qu’avec Ecosia. Néanmoins, nous remarquons que la consommation de mémoire utilisée par Ecosia est 1,5 fois plus important sur le smartphone de l’utilisateur dans ce scénario que la moyenne des autres moteurs. Sur ce même parcours, on peut noter également que la consommation d’énergie la plus faible pour vos batterie est celle de Qwant (à égalité avec Ecosia) due à un parcours plus rapide. Ici efficience et performance du scénario utilisateur vont de pair. A noter également que pour le moteur le plus utilisé sur la planète, Google est aussi celui qui a le plus d’impact d’autonomie sur la recherche basique, soit 28% de plus que la moyenne des autres moteurs. Mention spéciale pour Yahoo qui arrive à concilier un impact faible et la moins forte consommation de mémoire (non prise en compte dans le calcul de l’impact Carbone).

Sur une recherche par URL, l’impact carbone de DuckDuckGo est 2,2 fois supérieur à la moyenne des autres moteurs et quasiment 4 fois plus important que Google le plus vertueux sur ce scénario. Ceci s’explique par une faible consommation d’énergie sur le device utlisateur mais surtout avec une consommation de données 7,3 fois moins importante que la moyenne des moteurs et quasiment 15 fois moins importante que DuckDuckGo ! Petite consolation pour DuckDuckGo, il est aussi le moins consommateur de mémoire sur le device utilisateur avec 50% de moins que la moyenne des moteurs et jusqu’à 93% de moins qu’Ecosia le plus gourmand en mémoire de ce scénario à nouveau.

Privilégiez la recherche par URL sans passer par les résultats de recherche ! En moyenne, une recherche par URL consomme 35% de moins en impact carbone qu'une recherche basique passant par la page résultats

Recherche locale, l’impact carbone d’une carte interactive

Capture d'écran du scénario de recherche locale

Pour ce scénario, nous lançons une recherche locale aussi appelée “de proximité”. Les mots-clés “Restaurant Nantes” sont recherchés, la plupart des moteurs affichent alors une carte interactive avec une sélection de restaurants.

Graphique impact carbone d'une recherche locale

Pour cette recherche locale, quatre applications se démarquent en n’affichant pas de carte interactive sur la page de résultats : Ecosia, StartPage, Lilo (affichage d’une liste Pages Jaunes) et Yahoo. Bien que moins pratique pour découvrir en un coup d’œil les suggestions, on remarque que ces applications sont moins “carbonivores“. On peut donc en conclure et sans surprise que l’affichage d’une représentation cartographique de présentation nuit à l’impact environnemental.

Si on prend les moyennes des applications qui n’affichent pas de carte (0,076 gEqCO2) à celles qui en affichent une (0,161 gEqCO2) : on obtient une différence d’impact carbone de 52%. Peut-être que ces solutions pourraient proposer un affichage cartographique en 2 étapes et l’afficher uniquement la carte détaillée sur demande de l’utilisateur ?

Sur ce classement, Ecosia est également en tête (0,055 gEqCO2) suivi de près par StartPage (0,078 gEqCO2). Les moins bons élèves sont Google (0,178 gEqCO2) et Qwant (intégration d’une carte PagesJaunes, 0,216 gEqCO2).

L’écart d’impact carbone entre la meilleure et moins bonne application est de 74%. Toutefois et à nouveau Ecosia est aussi celle qui consomme le plus de mémoire sur le device utilisateur, 50% de plus que la moyenne des moteurs pour une recherche locale. Au final, seul StartPage arrive à allier un faible impact carbone et une moindre consommation de ressources mémoire.

Pour expliciter ces écarts, on peut citer l’impact data 10 fois supérieur pour Qwant par rapport à Ecosia et 2,7 fois supérieur par rapport à la moyenne des autres moteurs. Sur la partie énergie, les écarts mesurés sont moins importants, Google et Yahoo sont les pires ennemis de votre batterie et d’impact carbone sur le device utilisateur avec 28% en moyenne de consommation en plus par rapport à la moyenne des autres moteurs.

En moyenne, l’impact carbone d’une page de résultats affichant une carte interactive lors d’une recherche locale est 52% plus élevé qu’une page n’en affichant pas.

Recherche ciblée, l’impact carbone d’un widget météo

Capture d'écran du scénario de recherche ciblée météo

Pour ce scénario, nous lançons une recherche ciblée des mots-clés “Météo Nantes”. Tous les moteurs fonctionnent avec un widget météo. Seuls les moteurs Lilo et Qwant n’en affichent pas et ne permettant pas une vue directe sur la météo actuelle. Cependant Qwant affiche en partenariat avec Pages Jaunes, l’organisme de météorologie le plus proche, faussant les résultats.

Graphique impact carbone d'une recherche ciblée météo

On remarque pour cette comparaison de recherche ciblée sur la météo, que l’application Lilo (0,045 gEqCO2) qui n’affiche pas de widget météo, est en tête du classement. Suivie par Ecosia (0,062 gEqCO2), l’application la plus sobre de celles qui affichent un widget météo. Entre Lilo et Ecosia, la différence d’impact carbone s’élève à 26%.

Si l’on compare Lilo à la moyenne des applications affichant le widget météo (0,083 gEqCO2), la différence d’impact carbone s’élève alors à 45%.

Le moteur le plus impactant avec le widget météo est DuckDuckGo (0,118 gEqCO2) soit 1,9 fois plus que Ecosia.

Pour Qwant (0,199 gEqCO2), la recherche n’est pas concluante puisque le moteur n’affiche pas de widget mais la station de météorologie la plus proche sous forme de représentation business et cartographique Pages Jaunes. Cette pratique est clairement plus consommatrice / impactante, 2,5 fois plus impactante que la moyenne des autres moteurs, et 4 fois plus impactant que le moteur Lilo.

L'impact carbone du widget météo est en moyenne 48% plus élevé qu'un affichage de résultats basique

Côté facteurs explicatifs, Lilo consomme peu d’énergie sur le device utilisateur et peu de données. Sur cet indicateur, il consomme plus de 4 fois moins de données que la moyenne des moteurs et jusqu’à 11 fois moins que Qwant !

Sur la partie Empreinte mémoire et consommation de batterie utilisateur, pour la recherche ciblée, c’est à nouveau StartPage le plus sobre avec 47% de moins que la moyenne de consommation d’énergie des autres moteurs mais aussi 44% de moins de mémoire que la moyenne. Yahoo, Qwant et Google sont aussi les plus énergivores avec une consommation moyenne supérieure avec 13% de plus que les autres moteurs. Côté mémoire, c’est à nouveau Ecosia qui sur-consomme avec 50% de plus que la moyenne de ses concurrents et quasiment 2 fois plus que DuckDuckGo !


Recherche basique d’une définition

Dans cette partie, nous analysons différentes façons d’aborder une recherche basique d’une définition. Nous avons choisi LA définition la plus recherchée sur Google en 2019 en France, celle du mot “Procrastination”. Par ailleurs, afin de vous économiser une recherche, nous vous en donnons dès maintenant la signification : Procrastination (nom féminin) “tendance à ajourner, à remettre systématiquement au lendemain“. Nous vérifierons dans une prochaine étude les grandes tendances de recherche de 2020 !

Recherche d’une définition, quel impact environnemental ?

Capture d'écran du scénario de recherche de définition du mot procrastination

Ce scénario nous servira de base pour les prochains, nous lançons une recherche des mots-clés “définition procrastination”.

Graphique de l'impact carbone d'une recherche de définition du mot procrastination

Pour une simple recherche, notre top 3 côté impact carbone est constitué de : Lilo (0,065 gEqCO2), Ecosia (0,068 gEqCO2) et StartPage (0,076 gEqCO2). Qwant est désavantagé par sa trop forte consommation de données, il est plus économe en énergie consommée sur le device, puisque second côté consommation d’énergie.

StartPage, en plus de posséder un faible impact est également moins “ressourcivore” en mémoire que les autres moteurs et 2 fois moins qu’Ecosia notamment sur ce use case. StartPage est également le moins énergivore et 2 fois moins que Yahoo sur le même scénario de recherche.

Qwant est à nouveau dernier de ce classement en terme d’impact carbone car trop dispendieux en données, presque 3 fois plus que la moyenne des autres moteurs et jusqu’à 6 fois plus qu’Ecosia.

Sur cette même recherche basique et sur la base de la moyenne d’impacts des 8 moteurs, la part de l’impact lié au réseau et au mobile sont prépondérants et à part égale par rapport à la part d’impact sur le serveur qui reste faible.

Part en pourcentage de l'impact lié au réseau, au mobile et au serveur

Cette projection doit cependant faire l’objet d’une analyse plus profonde en posant des sondes dans les datacenters notamment.

En moyenne, l’impact carbone tous moteurs de recherche confondus est de 0,106 gEqCO2. Celui de Google, le moteur le plus utilisé au monde, est de 0,108 gEqCO2 soit l’équivalent en impact carbone d’un mètre (0,96m) effectué en véhicule léger.

Si l’on projette sur la base des statistiques d’utilisation de Google, voici quelques chiffres intéressants :

L’impact carbone des 80 000 requêtes effectuées en 1 seconde (si toutes ces requêtes étaient des requêtes basiques lancé depuis un smartphone de moyenne gamme) dans le monde est de : 8 660 gEqCO2 soit l’équivalent de 77 km effectués en véhicule léger. L’impact carbone d’un jour de requêtes Google est un équivalent carbone de 6,7 millions de km en véhicule léger.

L'impact carbone moyen d'une recherche Google sur mobile est de 0,108 gEqCO2 par requête

Recherche d’une définition avec auto-complétion

Capture d'écran du scénario de recherche de définition du mot procrastination en auto-complétion

Pour ce scénario d’auto-complétion ou de “suggestion”, nous lançons une recherche des mots-clés “définition pro”, le moteur nous affiche alors une suggestion “définition procrastination” nous cliquons sur cette proposition. Pour évaluer ce scénario, nous avons du activer un paramètre qui nous permettait de désactiver le mode auto-complétion sur les différents moteurs, seuls 2 moteurs le permettent et sont  donc ici comparés sur ce scénario.

Graphique de l'impact carbone d'une recherche de définition basique vs en auto-complétion

Seules deux applications de moteurs de recherche permettent de supprimer complètement les suggestions ou auto-complétion (Ecosia et DuckDuckGo). On remarque que pour Ecosia pour une consommation d’énergie équivalente, une recherche basique sans suggestions, la consommation de données échangées est réduite de 11% par rapport à une recherche proposant des suggestions. Côté DuckDuckGo, une recherche sans suggestions permet de réduire de 22% la consommation d’énergie et 14% le volume de données échangées.

On observe en moyenne qu’une recherche utilisant l’auto-complétion permet de réduire de 14% l’impact carbone.

Une recherche utilisant l'auto-complétion peut aider à réduire l'impact carbone

Recherche d’une définition avec un thème sombre

Capture d'écran du thème sombre de Qwant

Pour ce scénario, nous activons le thème sombre depuis les paramètres des deux seules applications le proposant : DuckDuckGo et Qwant et lançons la même recherche de définition du mot procrastination.

Graphique de l'impact carbone d'une recherche thème sombre vs thème clair

Pour ces deux applications proposant le thème sombre sur mobile, en moyenne le thème sombre permet de réduire l’impact carbone de 3%. Et un peu plus optimisé pour DuckDuckGo que pour Qwant avec un gain de 8% sur le thème par défaut.

Recherche d’une définition avec fil d’actualité actif

Capture d'écran du scénario de recherche avec newsfeed actif

Pour ce scénario, nous activons le fil d’actualité ou “newsfeed” présent sur la page d’accueil de certaines applications et comparons avec la version désactivable sans newsfeed.

Graphique de l'impact carbone d'une recherche avec et sans fil d'actualité

3 applications permettent l’activation et la désactivation du fil d’actualité présent sur la page d’accueil : Google, Bing et Qwant. Celui-ci a pour effet d’augmenter de seulement 3% en moyenne l’impact carbone de ces trois applications avec en moyenne une augmentation de la donnée de 4% sur ces 3 moteurs et une légère augmentation de la consommation d’énergie en local (1%)


Quel impact carbone pour une recherche via un navigateur web ?

Capture d'écran de l'application Chrome

Pour ce scénario, nous lançons le navigateur web Chrome (version 83.0.4103.106), le moteur de recherche mesuré est préalablement défini comme étant celui par défaut. La recherche de définition est toujours celle du mot procrastination.

Graphique de l'impact carbone d'une recherche application vs navigateur Chrome sur mobile

Nous avons choisi de comparer une recherche via l’application et une recherche via un navigateur. Pour cette mesure, nous avons choisi le navigateur Chrome, l’un des plus utilisés. Vous pouvez par ailleurs découvrir notre article sur les meilleurs navigateurs à utiliser en 2020 où nous avons comparé les principaux du marché. Pour deux des applications mesurées : DuckDuckGo et Bing, la recherche via Chrome est moins impactante en moyenne de 8%. Pour les autres applications, pour lesquelles la navigation sur Chrome est plus impactante, il s’agit d’un écart en moyenne de 116% mais qui va jusqu’à multiplier l’impact par 5,3 pour Lilo. Au global et en moyenne, la recherche via un navigateur sur tous ces moteurs est 64% plus impactante que par l’application mobile.

Pour l’ensemble de ces moteurs,

  • la consommation d’énergie est stable et légèrement inférieure en web de 2% mais avec de grandes disparités : + 48% pour StartPage et moins 28% pour Yahoo.
  • La consommation de data est en forte progression pour la recherche Web avec un volume qui double (+119 %). Il existe de fort contraste néanmoins : quand Bing consomme 12 % de moins (le seul moins “datavore”), d’autres consomment davantage avec un pic pour Lilo notamment (13 fois plus) et Ecosia (4 fois plus). Google reste dans la moyenne de 2 fois plus de données en Web.
  • La consommation de mémoire en local augmente également sensiblement pour une recherche Web mobile versus recherche application mobile avec +48%. Là encore de fort contraste avec Ecosia dernier sur ce critère pour l’application mobile et premier sur ce critère recherche web avec une diminution de 2%. Pour tous les autres, c’est une augmentation forte avec notamment pour  DuckDuckGo (+115%) et StartPage (107%).
  • A noter que les temps de parcours ont diminué de 6% expliquant partiellement  une plus faible consommation énergétique en recherche web.

Nos conseils pour une utilisation éco-responsable

Quand on observe l’impact environnemental d’une recherche, il est difficile de donner avec certitude les meilleurs conseils, un lien sauvegardé dans vos favoris pour aller directement sur la bonne information, le bon contenu sera toujours moins impactant que de lancer une nouvelle recherche.  Nous n’avons pas testé d’autres domaines connexes que sont la sécurité/ l’utilisation de vos données ou l’accessibilité des solutions, Voici quelques informations néanmoins que nous pourrions synthétiser :

Conseils de GREENSPECTOR pour une recherche éco-responsable
  • Un procédé de recherche moins long occasionne moins d’impact énergétique/batterie sur le smartphone de votre utilisateur et peut contribuer à réduire l’impact carbone global sur toute la chaîne.
  • Les impacts carbone de nos recherches sont principalement répartis entre la partie réseau et la partie mobile de l’utilisateur à part égale.
  • Une recherche est plus impactante via un navigateur mobile  qu’avec une application sur mobile (64% de gain carbone en moyenne).
  • Pour les moteurs les moins impactants en terme carbone, optez pour StartPage ou Ecosia même si ce dernier est très consommateur de mémoire, un point à corriger.
  • Pour économiser votre batterie et votre forfait data, privilégier StartPage.
  • Si vous rencontrez des problèmes de mémoire sur un smartphone plus ancien, privilégiez DuckDuckGo.
  • Si vous n’en voyez pas l’utilité, désactivez les widgets de fil d’actualité, l’affichage de carte interactives et autres widgets météo. Gain carbone moyen de 48% à 52%.
  • Adoptez les affichages sombres aux clairs, quand ceux-ci sont disponibles. Gain carbone moyen de 3%.

Quant à Google qui domine le marché, il est dans la moyenne de l’empreinte Carbone mais est aussi celui qui en moyenne consomme le plus de mémoire (40% de plus que les autres moteurs sur l’ensemble de ces usages). Retenons en équivalence qu’une requête google en moyenne, c’est équivalent à l’impact carbone d’un parcours de 1 mètre véhicule léger moyen.


Méthodologie

Pour chacune de ses applications, mesurées sur un smartphone S7 (Android 8), le scénario utilisateur a été réalisé au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests automatisés.

Chaque mesure est la moyenne de 4 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple.

Pour évaluer les impacts des infrastructures (datacenter, réseau) dans les calculs de projection carbone, nous nous sommes appuyés sur la méthodologie OneByte basée sur des données réelles mesurées du volume de données échangées. Cette méthodologie d’évaluation tient compte de la consommation de ressources et d’énergie en usage pour les équipements sollicités. Comme c’est une approche très macroscopique, elle est soumise à une incertitude et pourrait être affinée pour s’adapter à un contexte, à un outil donné. Pour la projection Carbone, nous avons pris l’hypothèse d’une projection 50% via un réseau wifi et 50% via un réseau mobile.

Pour évaluer les impacts du mobile dans les calculs de projections carbone, nous mesurons sur device réel la consommation d’énergie du scénario utilisateur et afin d’intégrer la quote-part d’impact matériel, nous nous appuyons sur le taux d’usure théorique généré par le scénario utilisateur sur la batterie, première pièce d’usure d’un smartphone. 500 cycles de charges et de décharges complètes occasionnent donc dans notre modèle un changement de smartphone. Cette méthodologie et mode de calcul ont été validés par le cabinet de conseil spécialiste de l’éco-conception Evea.

Moteurs de rechercheVersionPoids (Mo) depuis Samsung S7Note Playstore au 21/07/2020TéléchargementsParts de marché (France)
Bing11.3.2820730292,84,55 000 000+3,83%
DuckDuckGo5.55.134,14,710 000 000+0,86%
Ecosia3.8.11374,65 000 000+1,11%
Google11.10.11.214184,35 000 000 000+ 91,68%
Lilo1.0.2286,74,3100 000+N/C
Qwant3.5.01794,01 000 000+0,79%
StartPage2.1.574,4500 000+N/C
Yahoo5.10.51114,31 000 000+1,32 %

L’impact environnemental des fonctionnalités d’Instagram

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Instagram logo

Vous êtes-vous déjà demandé quel était le coût environnemental d’une publication, d’une story, du visionnage d’un live ou du fil d’actualité d’Instagram ?

L’application lancée en 2010 comptabilise 1 milliard d’utilisateurs actifs mensuels (Source) dont 28 millions de visiteurs uniques par mois. En France, il s’agit de 11 millions de visiteurs uniques par jour. Instagram est le réseau social le plus fréquenté derrière Facebook.

Pour cette étude, nous avons choisi de mesurer l’impact carbone, la consommation d’énergie et de données sur 5 parcours utilisateur sur l’application mobile Instagram (version 148.0.0.33.121) :

  • La publication d’une photo en story
  • La publication d’une photo avec filtre et description en profil
  • Le visionnage d’un direct / live Instagram
  • L’hébergement d’un direct / live Instagram
  • Le défilement du fil d’actualité

L’impact carbone des fonctionnalités d’Instagram par unité de temps de 1 minute

Impact carbone des fonctionnalités d'Instagram

La fonctionnalité la moins impactante pour l’environnement sur une minute est la publication d’une photo (0,154 gEqCO2), c’est l’équivalent carbone de 1,3 mètres effectués par un véhicule léger / minute. Cette fonctionnalité consomme 10 fois moins que la plus impactante de nos mesures.

La fonctionnalité la plus impactante sur une minute est celle du défilement ou scroll du fil d’actualité (1,549 gEqCO2). Sur une minute, c’est l’équivalence de 13 mètres effectués en véhicule léger. À la fois composée de photos, vidéos et publicités (pour un compte actif), la fonctionnalité n’est pas la plus consommatrice en énergie (voir graphiques suivants), mais côté données échangées, c’est celle qui affiche la valeur la plus élevée (14,63 Mo pour une minute).

Pour ce qui est de la fonctionnalité “Live”, que ce soit côté spectateur ou hébergeur, l’impact est quasiment le même (13% de moins pour le spectateur). La consommation d’énergie est similaire, néanmoins la partie spectateur échange moins de données.

Si l’on considère que la moyenne de l’impact carbone d’Instagram est de 0,664 gEqCO2 / minute (moyenne non pondérée de ces 5 usages) et que ses utilisateurs passent en moyenne 28 minutes / jour sur le réseau social (Source). Alors l’impact moyen d’un utilisateur sur Instagram est de 18,6 gEqCO2 / jour soit l’équivalent de 1,5 km effectués par un véhicule léger.

Impact carbone moyen d'un(e) utilisateur(trice) d'Instagram par jour

Consommation d’énergie des fonctionnalités Instagram pour 1 minute

Consommation d'énergie des fonctionnalités d'Instagram

Publier une photo sur son compte Instagram consomme 1,8 fois moins d’énergie que de publier une photo en Story (ramené sur un parcours utilisateur d’une minute) et 2,4 fois moins que d’héberger un Live. Les fonctionnalités liées aux Live / direct sont ici très consommateurs puisqu’il s’agit d’un flux vidéo en continu.


Données échangées des fonctionnalités Instagram pour 1 minute

Données échangées des fonctionnalités d'Instagram

L’association de photos, vidéos et publicités de la fonctionnalité du fil d’actualité impacte beaucoup son échange de données puisqu’elle doit charger de nouveaux éléments lors du défilement. Elle consomme d’ailleurs 2,6 fois plus de données que l’hébergement d’un live et 16 fois plus que la publication d’une photo (les parcours utilisateurs ramenés sur une minute d’utilisation)/


Méthodologie

L’application est mesurée sur un smartphone S7 (Android 8), les scénarios utilisateurs ont été réalisés au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests automatisés.

Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type Wi-Fi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple.

Pour évaluer les impacts des infrastructures (datacenter, réseau) dans les calculs de projection carbone, nous nous sommes appuyés sur la méthodologie OneByte basée sur des données réelles mesurées du volume de données échangées. Cette méthodologie d’évaluation tient compte de la consommation de ressources et d’énergie en usage pour les équipements sollicités. Comme c’est une approche très macroscopique, elle est soumise à une incertitude et pourrait être affinée pour s’adapter à un contexte, à un outil donné. Pour la projection Carbone, nous avons pris l’hypothèse d’une projection 50% via un réseau wifi et 50% via un réseau mobile.

Pour évaluer les impacts du mobile dans les calculs de projections carbone, nous mesurons sur device réel la consommation d’énergie du scénario utilisateur et afin d’intégrer la quote-part d’impact matériel, nous nous appuyons sur le taux d’usure théorique généré par le scénario utilisateur sur la batterie, première pièce d’usure d’un smartphone. 500 cycles de charges et de décharges complètes occasionnent donc dans notre modèle un changement de smartphone.


Pour ceux qui aiment les chiffres

Parcours utilisateurConsommation d’énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)Durée du test (seconde)Impact Carbone (gEqCO2) / minuteÉquivalence en mètres de voiture moyenne en France / minute
Publication d’une story3,320,522410220,2772,47
Publication d’une photo4,750,806425590,1541,37
Défilement du fil d’actualité9,714,63460631,54913,83
Hébergement d’un direct / live23,8410,554471190,7166,39
Visionnage d’un direct / live23,398,785221190,6225,55

Quel impact carbone pour les applications réseaux sociaux ?

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Le contexte du confinement a augmenté mécaniquement l’usage des applications mobiles de type réseau social afin de garder du lien entre les personnes. Tout comme l’usage professionnel des outils de visioconférence, ces usages ont apporté une pression supplémentaire sur le réseau et sur les serveurs de ces solutions.

Quels sont les impacts de nos activités sur les réseaux sociaux ? Quelles sont les solutions les plus/moins impactantes pour l’environnement, l’encombrement des réseaux et l’autonomie de nos smartphones ?

Pour cette étude, nous avons choisi de mesurer le fil d’actualité des 10 applications réseaux sociaux les plus populaires : Facebook, Instagram, LinkedIn, Pinterest, Reddit, Snapchat, TikTok, Twitch, Twitter, Youtube. Bien que ces applications soient différentes en termes de fonctionnalités, nous avons choisi de les comparer en termes d’impact carbone, de consommation d’énergie et de données échangées.

Pour chacune de ses applications, mesurées sur un smartphone S7 (Android 8), le scénario utilisateur d’une durée de 1 minute a été réalisé au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests manuels. Pour chacune de ses applications, le scénario utilisateur correspond à un défilement des contenus du fil d’actualité d’un compte actif.

Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple.

Pour évaluer les impacts des infrastructures (datacenter, réseau) dans les calculs de projections carbone , nous nous sommes appuyés sur la méthodologie OneByte basée sur des données réelles mesurées du volume de données échangées. Cette méthodologie d’évaluation tient compte de la consommation de ressources et d’énergie en usage pour les équipements sollicités. Comme c’est une approche très macroscopique, elle est soumise à une incertitude et pourrait être affinée pour s’adapter à un contexte, à un outil donné. Pour la projection Carbone, nous avons pris l’hypothèse d’une projection 50% via un réseau wifi et 50% via un réseau mobile.

Pour évaluer les impacts du mobile dans les calculs de projections carbone, nous mesurons sur device réel la consommation d’énergie du scénario utilisateur et afin d’intégrer la quote-part d’impact matériel, nous nous appuyons sur le taux d’usure théorique généré par le scénario utilisateur sur la batterie, première pièce d’usure d’un smartphone. 500 cycles de charges et de décharges complètes occasionnent donc dans notre modèle un changement de smartphone.

Projection des données mesurées en impact Carbone (gEqCO2)

Youtube (0,66 gEqCO2) est premier du classement, suivi de près par Facebook (0,73 gEqCO2) et LinkedIn (0,75 gEqCO2). Cela s’explique facilement, puisque les seules vidéos se lançant lors du fil d’actualité pour Youtube sont des miniatures et ce, après 2 secondes. Il est à noter que dans notre test, le balayage du fil d’actualité est suffisamment lent pour lancer des vidéos selon ce principe de tempo.

Côté Impact Environnemental des applications, le réseau social dont le fil d’actualité est le plus impactant est Tik Tok. Sans surprise puisque ce réseau social se base exclusivement sur le visionnage de vidéos et précharge les vidéos du fil d’actualité au démarrage. Le Shift Project présente d’ailleurs les plateformes de streaming telles que Netflix, Youtube et Tik Tok comme étant responsables de 80% de la consommation électrique du numérique. Nous avions déjà constaté cet impact important notamment au lancement de l’application dans une mesure de 2019.

Seulement 4 applications (Tik Tok, Reddit, Pinterest et Snapchat) se trouvent au-dessus de la moyenne de l’impact carbone (2.1 qEqCO2) observée pour ce comparatif de fil d’actualité. D’ailleurs, le fil d’actualité Tik Tok a un impact carbone de 7,4 fois plus important que celui de Youtube.

Et si nous projetions tout cela à l’échelle d’un utilisateur ?

Si nous projetions cet usage “affichage et déroulement du fil d’actualité” comme étant représentatif sur la durée d’usage quotidien / utilisateur, nous obtiendrons ces données.

Selon le Global Web Index 2019, nous passons en moyenne 2 heures et 22 minutes sur les réseaux sociaux. Si on projette la moyenne des impacts carbone des 10 applications mesurées (2,10 gEqCO2) sur 60 secondes au temps moyen passé par utilisateur, on obtient pour un utilisateur / jour : 280,5 gEqCO2. Soit l’équivalent de 2,50 km effectués en véhicule léger. Cela correspond également à 102 kgEqCO2 par utilisateur par an, soit l’équivalent de 914 km effectués en véhicule léger moyen en France. Ce qui équivaut à 1,5% de l’impact carbone d’un(e) français(e) (7 Tonnes).

Et à l’échelle mondiale ?

Si nous projetions cet usage “affichage et déroulement du fil d’actualité” comme étant représentatif sur la durée d’usage quotidien / utilisateur, nous obtiendrons ces données.

Les chiffres 2019 de LyfeMarketing et Emarsys annoncent 3,2 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux (42% de la population mondiale) dont 91% accèdent aux réseaux sociaux via un appareil mobile. 80% du temps passé (2 heures et 22 minutes) sur les réseaux sociaux se fait via un appareil mobile. Si l’on projette notre impact carbone / utilisateur à ces données, nous obtenons : 262 millions Tonnes EqCO2 par an pour les 3,2 milliards d’utilisateurs sur mobile soit l’équivalent de 56% des impacts EqCO2 en France.

Mesure de la consommation d’énergie (mAh)

En termes de consommation d’énergie, les mauvais élèves sont les fils d’actualités des applications Snapchat, Tik Tok et Pinterest. Les bons élèves côté énergie, sont Youtube, LinkedIn et Reddit. Le fil d’actualité Snapchat consomme ici 1,6 fois plus d’énergie que celui de Youtube.

La moyenne établie pour la consommation d’énergie est de 10,6 mAh, seulement 4 applications sont au-dessus.

Si l’on part du principe que l’application tourne en continu sur le smartphone, nous pouvons alors projeter le temps d’autonomie batterie restant (graphique ci-dessous). On constate alors que Snapchat décharge la batterie en 3,45 heures. Côté Youtube, l’application la décharge en 5,46 heures soit un rapport de 1,5 (ou une différence de 2 heures) entre la meilleure et la moins bonne application de ce classement. La moyenne étant de 4,8 heures pour l’ensemble de ces applications. La mesure de référence du smartphone de test étant de 1,32 mAh, sa capacité de batterie de 3000 mAh, on peut estimer son autonomie à 18 heures. L’usage des applications de réseaux sociaux impacte donc grandement l’autonomie de votre batterie.

Mesure des données échangées (Mo)

En termes de données échangées, les mauvais élèves sont les fils d’actualités des applications Tik Tok, Reddit et Pinterest. Les bons élèves côté données échangées, sont Youtube, Facebook et LinkedIn. Tik Tok consomme 9 fois plus de données que l’application Youtube.

La moyenne établie pour les donnés échangées est de 19,2 Mo pour cet usage. Attention à vos forfaits data ! Projection en 1 mois, vous aurez consommé 74 Go !

En prenant compte les réels temps moyens passés par réseau social selon le blog de Visionary Marketing : si vous utilisez uniquement Tik Tok en réseau social (à hauteur de 52 minutes par jour projeté), vous consommerez près de 71 Go par mois, tandis qu’Instagram (à hauteur de 53 minutes par jour) vous fera consommer 25.6 Go ! Vous êtes plutôt branché Facebook ? Celui-ci vous fera consommer près de 10 Go (à hauteur de 58 minutes par jour) par mois.

Pour ceux qui aiment les chiffres

ApplicationVersionTéléchargementsNote du Google Play StoreConsommation énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)Impact Carbone (qEqCO2)
Facebook270.1/0.66.1275 000 000 000+4,29,551845870.73
Instagram142.0.34.1101 000 000 000+4,510,917,2503,21.91
LinkedIn4.1.451 500 000 000+4,39,26,15492,40.75
Pinterest8.17.0100 000 000+4,611,133,2432,73.53
Reddit2020.18.010 000 000+4,69,243,4414,04.54
Snapchat10.82.5.0 1 000 000 000+4,314,418505,82.03
Tik Tok16.0.43 1 000 000 000+4,312,146,9385,54.93
Twitch9.1.1100 000 000+4,69,69,4374,41.09
Twitter8.45.0 500 000 000+4,510,76,6421,10.83
Youtube15.19.34 5 000 000 000+4,19,15,1379,30.66

Quelle application mobile de visioconférence pour réduire votre impact ?

Reading Time: 6 minutes

Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur StarLeaf, Rainbow, Circuit by Unify le 19 mai 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur Hangouts et Google Meet le 4 mai 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur Tixeo et Infomaniak Meet le 23 avril 2020.
Article mis à jour avec de nouvelles mesures sur JITSI et Teams le 15 avril 2020.

Le contexte de confinement actuel augmente mécaniquement l’usage d’outils de collaboration en ligne, en particulier les outils de visioconférence. Ce qui amène à une pression sur le réseau et plus particulièrement à une charge importante sur les serveurs de chaque solution. Il est donc important d’un point de vue efficience mais aussi impact environnemental de choisir la solution la plus sobre en ressources.

Pour cette étude, nous avons choisi de comparer 14 applications de visio-conférence : Whereby, Webex (by CISCO), Skype, Zoom, JITSI, Microsoft Teams, Tixeo, Infomaniak Meet, GoToMeeting, Hangouts, Google Meet, StarLeaf, Rainbow et Circuit by Unify.

Pour chacune de ses applications, mesurées sur un smartphone S7 (Android 8), les trois scénarios suivants ont été réalisés au travers de notre GREENSPECTOR Test Runner, permettant la réalisation de tests manuels sur une durée de 1 minute :

  • Conférence audio uniquement en one-to-one
  • Conférence audio et vidéo (caméra activée de chaque côté) en one-to-one
  • Conférence audio et partage d’écran (screen sharing) en one-to-one

Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple.

Mesure de la consommation d’énergie (mAh)

L’application StarLeaf est la plus consommatrice de toutes sur l’ensemble des trois scénarios. Cela est dû au fait que la consommation d’énergie que l’on soit en mode audio seul, audio + partage d’écran ou audio + vidéo est la même. Ceci est un cas particulier de notre étude. L’application GoToMeeting est la moins énergivore, suivie de près par Hangouts, Zoom et Webex.

La consommation en énergie de l’ensemble de ces applications est en moyenne 2,1 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et à peine supérieure quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+14%). Ce n’est pas une surprise, évitez le partage avec caméra pour moins consommer d’énergie sur vos devices lors de vos visioconférences et économiser votre autonomie et la durée de vie de votre batterie !

Mesure des données échangées (Mo)

GoToMeeting et Webex sont les deux applications qui consomment le moins de données. JITSI et Infomaniak Meet est celle qui en consomme le plus. Globalement et sans surprise on remarque que le scénario audio est celui qui consomme le moins de données. Tandis que le scénario activant le flux audio + vidéo est le plus consommateur.

La consommation en data de l’ensemble de ces applications est en moyenne plus de 10 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et presque double quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+77%). Ce n’est toujours pas une surprise, évitez le partage de la vidéo et limiter vos partages d’écran pour moins consommer de data sur les réseaux dans le cadre de vos visioconférences ! Il est à noter que ces écarts importants sont dus essentiellement à la consommation importante en audio-video de l’application JITSI avec 35 Mo transférés en 1 minute comparés aux 1,13 Mo pour GoToMeeting ! Le mode optimisé de JITSI (qui permet d’activer une faible bande passante) ne permet pas de réduire cet impact données (33,4 Mo / minute). Infomaniak Meet basé sur le moteur JITSI rencontre la même anomalie de volumétrie en moyenne et principalement sur la partie audio + video sans amélioration avec le mode optimisé.

Projection des données mesurées en impact Carbone (gEqCO2)

Moyenne des trois scénarios : audio, audio et vidéo, audio et partage d’écran

Une visioconférence sur mobile est en moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement quand on ajoute la vidéo à l’audio.

La projection en terme d’impacts carbone de l’ensemble de ces applications est en moyenne 3 fois plus importante quand on ajoute la vidéo à l’audio et supérieure quand on ajoute le partage d’écran à l’audio (+35%). Évitez le partage de la vidéo et limiter vos partages d’écran pour moins impacter les infrastructures (réseau, datacenter) et vos devices dans le cadre de visioconférences !

Sans surprise, une grande partie des impacts Carbone se situent sur la partie réseau (63%) mais la partie impacts sur le device (28%) n’est pas à négliger !

Les applications JITSI et Infomaniak Meet tire même la moyenne à 5,8 fois plus d’impact pour l’ajout de la vidéo à l’audio et 40% de plus en ajoutant le partage d’écran.

Dans la battle Skype vs Teams chez Microsoft, les résultats globaux sont très proches (6%). L’Impact Carbone est plus faible pour Skype avec un impact data plus faible mais une consommation d’énergie plus forte sur le mobile que Teams.

Quelles applications permettent d’optimiser la consommation d’énergie et données ?

Seuls Whereby et Webex ont pu être testés sur des fonctionnalités d’optimisation pour la version mobile.

L’application Whereby avec son paramétrage « Mobile mode » permet de limiter la résolution du flux ainsi que d’autres optimisations de consommation de ressources. Quant à l’application Webex, un paramétrage permettant de désactiver la lecture Haute-définition de vidéos uniquement est disponible.

Whereby permet de réduire de 21% la consommation d’énergie côté audio, 15% côté audio et vidéo et 3% côté partage d’écran. Ces gains sont néanmoins faibles au regard des résultats obtenus par l’application la plus consommatrice en mode audio + vidéo de notre panel.

Côté Webex, les gains sont à peine visibles puisqu’uniquement sur la partie vidéo. C’est à peine 5% de gain lors du scénario audio et vidéo côté énergie et impact carbone seulement. Côté données échangées, l’impact est même légèrement supérieur en mode audio et vidéo.

L’application JITSI optimisée ne permet pas d’améliorer l’impact data ou énergie. La consommation en énergie est même supérieure en mode partage d’écran dans ce mode optimisé. On note néanmoins une réduction des données chargées dans ce mode optimisé mais mineur (11% en moyenne). Mêmes constats pour Infomaniak Meet.

L’optimisation des paramètres TIXEO permettent de réduire considérablement l’impact en mode audio + vidéo et lui permet d’être classé 2ème application la moins impactante du panel.

Quant à l’application Zoom, une notification de surconsommation de batterie est apparue à plusieurs reprises lors des mesures. Bien que l’on puisse optimiser la qualité vidéo sur PC, il ne semble pas possible de paramétrer cela sur mobile. Sans cette optimisation, l’application devient l’application la moins sobre en énergie en mode audio+ vidéo.

Les conseils de GREENSPECTOR :

  • Favoriser l’audio uniquement lors de vos conférences : le flux vidéo (caméra) aura tendance à consommer beaucoup plus. Une conférence sur mobile est en moyenne 3 fois plus impactante pour l’environnement en impact carbone quand on ajoute la vidéo à l’audio. Néanmoins il serait dommage de se priver du partage d’écran qui lui, consomme beaucoup moins que le partage vidéo.

  • Nous préconisons aux éditeurs de fournir des options d’optimisation à l’utilisateur et de les rendre les plus accessibles possible voire par défaut.
  • Préférez la visioconférence par rapport à un déplacement en voiture !
    • Comparaison pour 2 personnes qui se parlent pendant 3 heures en visio + vidéo (1 gEqCO2 en moyenne par minute) alors qu’un des deux a effectué 20 kms (112 g eqCO2 / km en France) aller-retour pour un face-to-face,
  • En visioconférence : 180*1*2= 360 gEqCO2.
  • En voiture : 112*20= 2,4 kg EqCO2. Soit 6,7 fois plus pour le one-to-one physique.

Classement des meilleures applications et jeux Android 2019 par GREENSPECTOR

Reading Time: 2 minutes

Google dévoilait début décembre dernier, le meilleur du Google Playstore 2019. Grâce à la technologie GREENSPECTOR App Mark, nous vous dévoilons en ce début d’année, le classement de ces applications selon l’App Mark qui évalue les applications selon 5 critères : la performance, la sobriété, la discrétion, l’inclusion et bien-sûr l’écologie.

Classement des applications favorites 2019

En tête de ce classement nous retrouvons les trois applications suivantes : Boosted, 21 Buttons et Omio. Seulement 1/3 des applications se trouvent en dessous de la moyenne d’écoscore global. Parmi les 3 applications les moins sobres de ce classement, 2 sont fortement impactées par un score nul sur au moins un des indicateurs clés. En effet, l’application Plant Nanny présente un score à zéro côté écologie (32 Mo de données chargées durant notre évaluation), pour l’application Curio, c’est l’indicateur de la performance qui est nul, impacté par le temps de chargement de l’application supérieur à 23 secondes.

Zoom sur Boosted vs Music Zen

Nous comparons ici l’application ayant le meilleur GREENSPECTOR App Mark (Bosted) versus l’application la moins bien classée de ce classement (Music Zen).

Même si la consommation d’énergie n’est pas le point fort de Boosted, MusicZen consomme 2 fois plus de batterie que Boosted sur un parcours identique… de quoi ne pas être « Zen » pour son autonomie ! Des explications simples : il y a beaucoup de trackers dans cette application ce qui altère sa performance et sa sobriété. Pour rappel, un tracker ajouté, c’est aussi 8,5% en moyenne de consommation de ressources en plus.

Classement des jeux favoris 2019

Sur le podium des applications de jeux les mieux classés, on retrouve : Assassin’s Creed Rebellion, Brawl Stars et Fishing Life. On observe que les trois dernières applications de jeux ont un score nul pour l’indicateur écologie. Cela s’explique par deux critères techniques fortement élevés : le volume des données chargées ainsi que l’impact CO2. Au passage, les applications de jeux sont aussi plus impactantes en moyenne que les autres applications.

Zoom sur Assassin’s Creed Rebellion vs Diner Dash Adventures

Nous comparons cette fois-ci l’application Assassin’s Creed Rebellion versus Diner Dash Adventures.

Pour tout comprendre à ces indicateurs, nous vous invitons à lire l’article 5 clés de succès pour votre application!

Quelles sont les meilleures applications de recherche d’emploi ?

Reading Time: 3 minutes

Que l’on soit un candidat ou un recruteur, qu’il s’agisse de stages, de contrats de travail ou de contrats d’intérim, les applications mobiles sont devenues incontournables pour l’offre et la demande d’emploi.

Ces applications répondent à un enjeu de mobilité en proposant la meilleure expérience utilisateur possible dans un environnement contraint ; moins bien installé, le candidat doit pouvoir rechercher, consulter, gérer et postuler à des annonces.

La principale tendance observée repose sur la très forte croissance de la part du mobile dans le secteur de la recherche d’emploi. Dans une étude réalisée par RégionJob fin 2018 : 66% des recruteurs interrogés indiquent avoir une version mobile de leur site RH ou une application dédiée contre 58% pour 2017. De l’autre côté du smartphone, 76% des candidats utilisent leur mobile dans le cadre de leur recherche d’emploi (61% en 2017) et 87% jugent cet équipement important ou indispensable au sein du processus de recrutement. En 2017, 22% des candidats confiaient d’ailleurs postuler via leur smartphone contre 55% en 2018.

Dans cette catégorie, on retrouve donc une pléthore d’offres d’applications mobiles sur les stores. Ces applications de plus en plus utilisées dans la durée doivent donc être sobres pour l’utilisateur et son smartphone (espace de stockage, données échangées, consommation de batterie et d’énergie) mais doivent aussi être inclusives pour permettre aux plus nombreux d’accéder aux offres disponibles. Dans le cadre de notre solution GREENSPECTOR APP MARK, nous évaluons les applications suivant les critères de : Sobriété, Performance, Inclusion, Écologie et Discrétion.

Exemple pour l’application Pôle Emploi Mes offres :

Côté sobriété, l’application est relativement plus lourde que la moyenne de sa catégorie et consomme également beaucoup d’énergie. Un surconsommation la mettant ainsi en risque de dénonciation par les fabricants pour son impact sur l’autonomie de batterie.

Ici, les points les plus sensibles sont côté performance notamment la performance après la première installation. Un temps de chargement très largement au-dessus de la moyenne de la catégorie. Dans le cadre d’une connexion 3G, l’application risque de faire perdre patience aux utilisateurs avec une durée d’affichage du premier écran supérieure à 11 secondes, venant ainsi dégrader la note d’inclusion. Attention donc à la fracture numérique créée et à l’égalité des chances et d’accessibilité devant l’emploi notamment de la part d’un acteur public.

Côté Écologie et Discrétion, c’est aussi bien ou mieux que la moyenne des applications de la catégorie.
Au final, l’application Pôle Emploi – Mes offres se classe 15ème sur 18 des applications dédiées à l’emploi ou la formation de notre panel.

Classement

Ces mesures ont été réalisées début décembre 2019. La synthèse ci-dessous montre de gros écarts entre les applications d’une même catégorie. La meilleure application (My-Crit) est proche des 400 points sur 500 alors qu’en bas de tableau Jobs et Keljob dépassent à peine les 250 points.

My-Crit possède une application légère, une très bonne performance d’affichage même en réseau dégradé (inférieur à 2 secondes). Aucune donnée n’est chargée en arrière-plan. Seul écart par rapport à sa première place, une note d’Inclusion moyenne avec des pré-requis sur Android qui mettent de côté les smartphones plus anciens.

Quels sont les meilleurs navigateurs web à utiliser en 2020 ?

Reading Time: 8 minutes

Le navigateur internet est l’outil primordial sur un appareil mobile. Il est le moteur pour naviguer sur internet. Plus uniquement pour les sites web mais aussi maintenant pour les nouveaux types d’applications basées sur les technologies web (progressive web app, jeux,…).

Dans notre classement des 30 applications mobiles les plus populaires, parmi les catégories mails, messageries directes, réseaux sociaux, navigateurs, etc., la navigation web et les réseaux sociaux sont en moyenne plus consommateurs que les jeux ou les applications multimédia. Le rapport serait même de 1 pour 4 entre les applications les moins et les plus énergivores.

Diminuer l’impact environnemental de sa vie numérique ainsi qu’augmenter l’autonomie de son téléphone passent en partie par le choix d’un bon navigateur. Au même titre que si l’on souhaite réduire l’impact de son mode de transport, il est important de prendre le véhicule le plus efficient.

L’année passée nous avions publié le classement 2018 des navigateurs les moins énergivores, nous vous proposons la nouvelle édition pour 2020, plus complète, réalisée à l’aide de notre laboratoire GREENSPECTOR.

Classement global

La note sur 100 des navigateurs est la suivante :

La moyenne des notes est de 36/100 ce qui est assez médiocre. Elle s’explique par des notes basses pour chacune des métriques.
Les trois navigateurs les moins énergivores sont : Vivaldi, Firefox Preview, Duck Duck Go.

Consommation d’énergie globale (en mAh)

La médiane est de 47 mAh et une grande partie des navigateurs se situent dans cette consommation (8/18 sont dans le 2ème quartile).
À noter que les 3 derniers navigateurs dans le classement se différencient par une consommation 75 % plus élevée que la médiane. Firefox, Qwant et Opera Mini sont en effet très énergivores.

Consommation d’énergie de la navigation (en mAh)

Les 3 derniers navigateurs du classement global (Opera Mini, Firefox et Qwant) ainsi que Mint consomment énormément plus que la moyenne des autres navigateurs (entre 20 et 35 mAh contre 16 mAh).

Autant dire que pour la plupart des navigateurs (mise à part les exceptions précédentes), la navigation pure ne va pas être la raison de la différence de consommation globale. Ceci s’explique principalement sur l’usage des moteurs de visualisation. La plupart des navigateurs utilisent le moteur Chromium. Pour Opera Mini, la spécificité est qu’un proxy est utilisé et permet de compresser la taille des sites. Il semble que cela ne soit pas bon pour l’énergie, en effet la décompression sur le téléphone de l’utilisateur consomme de l’énergie.

Pour Firefox, la surconsommation d’énergie est une chose connue et partagée, c’est l’une des raisons pour laquelle Mozilla est en cours de développement d’un nouveau navigateur. Nom de code interne Fenix et public Preview. Les mesures dans ce classement sont plutôt encourageantes sur la consommation (dans la moyenne).
Pour Qwant, ceci s’explique par l’usage du moteur Firefox ! Les mesures entre Qwant et Firefox sont en effet très proches.

Consommation d’énergie des fonctionnalités (en mAh)

La fonctionnalité principale qui est la navigation sur le web nécessite d’autres fonctionnalités toutes aussi importantes : ouvrir un nouvel onglet, entrer une adresse dans la barre des tâches… À cela se rajoute la consommation d’énergie de la page d’accueil du navigateur. En effet, lorsque l’on ouvre un nouvel onglet, chaque navigateur propose des fonctionnalités différentes : sites web principalement utilisés, dernières actualités, …

Là où les navigateurs se différencient globalement peu sur la navigation pure, on observe des différences importantes dans la consommation d’énergie sur les autres fonctionnalités avec un rapport de plus de 3 (entre 4 mAh et 12 mAh).

À noter que les 3 premiers (Firefox Focus, Firefox Preview et Duck Duck Go) ont une page d’accueil simple. La consommation du navigateur en Idle (inactivité) est alors très faible. La sobriété fonctionnelle en paye les conséquences !

Les consommations lors du lancement des navigateurs sont assez similaires entre-elles. On remarque cependant que l’ouverture d’un onglet et l’écriture d’une URL sont des actions qui sont réalisées plusieurs fois. Si l’on prend une projection journalière de 30 nouveaux onglets et 10 écritures d’URL, on observe encore plus la différence entre les navigateurs et la large avance de Firefox Preview et Focus !

Les fonctionnalités de bases ne sont donc pas négligeables dans la consommation globale du parcours.

Projection d’autonomie (en nombre d’heures)

Si l’on prend ces données d’énergie et qu’on les projette pour une navigation de plusieurs sites web, on identifie le temps maximum que l’utilisateur peut naviguer jusqu’à décharge complète de sa batterie :

Consommation de données (en Mo)

La différence de consommation de données entre navigateurs (8 Mo d’écart) s’explique par la navigation pure et par les différentes fonctionnalités.

Sur la navigation, on explique cette différence :

Certaines applications ne gèrent pas du tout le cache pour des raisons de protection et de confidentialité des données (Firefox Focus) l’usage de proxy qui optimise les données (Opera Mini)une différence d’implémentation de la gestion du cache.

Il est en effet possible que certains navigateurs invalident le cache et que des données soient chargées alors qu’elles sont en cache.

Des consommations de données annexes se poursuivent en tâche de fond (idle des onglets, données en arrière-plan non bloquées…) des différences de performance de téléchargement qui viennent augmenter la durée de la mesure. En effet, si un navigateur est performant, la contrepartie est que beaucoup plus de données sont potentiellement chargées en arrière-plan.

La différence de consommation globale s’explique aussi par la consommation de données des fonctionnalités de base :

Beaucoup de navigateurs sont très consommateurs. On note les 3 Mo de Qwant qui semblent anormaux !
On peut considérer que pour les navigateurs, cette consommation doit être proche de 0. En effet, la principale fonctionnalité d’un navigateur est d’afficher une site web, toute fonctionnalité (et consommation associée) peut être considérée comme une « surconsommation ».
Dans ce cadre, beaucoup de navigateurs consomment des données lors de l’écriture de l’URL. Ceci s’explique principalement par les fonctionnalités de proposition d’URL. Il y a en effet des échanges entre le mobile et les serveurs, soit directement par le navigateur, soit par le moteur de recherche associé.

Par exemple, pour le navigateur Yandex ci-dessous, le détail des échanges de données lors de l’écriture d’une URL montre plus 400 Ko de données échangées.

À l’opposé, ci-dessous, les échanges pour Brave sont frugaux avec moins de 2 Ko.

Performance des navigateurs (en seconde)

Les mesures nous permettent d’évaluer la performance des fonctionnalités :

Lancement du navigateur

Ajout d’un onglet

Écriture d’une URL

Suppression du cache

Bench Mozilla Kraken

NB : Cette étude n’évalue pas la performance d’affichage des sites web. Par contre le Bench Mozilla Kraken le permet en partie en évaluant les fonctionnalités des navigateurs.

Efficience des navigateurs (en mAh/s)

Nous pouvons évaluer l’efficience des navigateurs en prenant la performance du bench Mozilla Kraken et l’énergie associée. L’efficience est la consommation d’énergie par unité de temps :

Samsung, Opera Mini et Opera sont les navigateurs les plus efficients. Ce classement est différent de celui de la consommation d’énergie globale. Pour Samsung Internet, cette première place en terme d’efficience sur un matériel Samsung peut s’expliquer par le lien optimisé que peut avoir le constructeur avec un logiciel pré-installé. Le navigateur Opera a un beau positionnement (2ème pour la consommation globale et 3ème pour celle de l’efficience).

Piste d’améliorations

Il est possible d’améliorer la consommation de la navigation.

Pour l’utilisateur :

Choisir un navigateur efficient

Utiliser les marques-pages ou favoris afin d’éviter de passer par la barre de saisie

Configurer les options d’économie d’énergie des navigateurs (mode ou thème sombre, data server…)

Pour les développeurs de sites :

Éco-concevoir leur site

Tester et mesurer sur différents navigateurs pour identifier des comportements différents et les prendre en compte

Pour les éditeurs de navigateurs :

Mesurer la consommation d’énergie et l’efficience

Éco-concevoir les fonctionnalités

Réduire la consommation de ressources des fonctionnalités récurrentes (écriture d’url, nouvel onglet…)

Rendre la page d’accueil la plus sobre possible.

Protocole de mesure

Les mesures ont été réalisées par le laboratoire GREENSPECTOR sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Samsung S7, Android 8, Wi-Fi, luminosité 50%. Entre 4 et 8 itérations ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces mesures. Les campagnes de mesure respectent un scénario permettant d’évaluer les navigateurs dans différentes situations.

Évaluation des fonctionnalités

Lancement du navigateur

Ajout d’un onglet

Écriture d’une URL dans la barre de recherche

Suppression des onglets et nettoyage du cache

Navigation

Lancement de 6 sites et attente pendant 20 secondes pour être représentatif d’un parcours utilisateur

Benchmark navigateur

Le benchmark Mozilla Kraken permet de tester la performance JavaScript

Évaluation des périodes d’inactivité du navigateur

Au lancement (cela permet d’évaluer la page d’accueil du navigateur)

Après navigation

Après fermeture du navigateur (pour identifier des problèmes de fermeture)

Pour chaque itération, on réalise les tests suivants :

Suppression du cache et des onglets (sans mesure)

Première mesure

Deuxième mesure pour mesurer le comportement avec cache

Suppression du cache et des onglets (avec mesure)

Fermeture système du navigateur (et pas uniquement une fermeture par l’utilisateur pour s’assurer une réelle fermeture du navigateur)

La moyenne de mesure prend donc en compte une navigation avec et sans cache.

Les métriques principales analysées sont les suivantes : performance d’affichage, consommation d’énergie, échange de données. D’autres métriques telles la consommation CPU, la consommation mémoire, des données systèmes… sont mesurées mais ne seront pas affichées dans ce rapport. Contactez GREENSPECTOR pour en savoir plus.

Afin d’améliorer la stabilité des mesures, le protocole est totalement automatisé. Nous utilisons un langage abstrait de description de test GREENSPECTOR qui nous permet une automatisation poussée de ce protocole. Les configurations des navigateurs sont celles par défaut. Nous n’avons changé aucun paramètre du navigateur ou de son moteur de recherche.

Notation

Une notation sur 100 permet de classer les navigateurs entre eux. Elle se base sur la notation de 3 métriques principales :

MétriqueDéfinitionUnité
PerformanceDurée nécessaire au déroulement d’une étape de testsecondes (s)
ÉnergieVitesse de décharge de la batterie constatée sur l’appareil pendant le déroulement de l’étape de test, comparée à la vitesse de décharge de la batterie de l’appareil avant que l’application ne soit lancéeMesures en uAh/s, puis classement en multiples de la vitesse de décharge de référence
DonnéesVolume de données total (émises + reçues) pendant le déroulement de l’étape de testkilo-octets (ko)

Un ratio de pondération est appliqué sur les 5 niveaux des steps (de 5 pour les verts foncés à -1 pour les rouges foncés) comme décrit dans le tableau exemple suivant :

Le score de cette application est alors calculé à 61/100 pour la métrique énergie.
Une fois le score de chacune des trois métriques obtenu sur 100 points, le score total de l’application est calculé avec une pondération égale des trois métriques:
Score total = ( Score Performance + Score Énergie + Score Données ) / 3

Navigateurs évalués

Nom du navigateurVersion
Brave1.5.2
Chrome78.0.3904.108
Duck Duck Go5.32.3
Ecosia39632
Edge42.0.4.4052
Firefox68.3.0
Firefox Focus8.0.24
Firefox Preview2.3.0
KiwiQuadea
Lilo1.0.22
Maxthon5.2.3.3241
Mint37290
Opera54.3.2672.502
Opera Mini44.1.2254.143
Qwant37714
Samsung10.1.01.3
Vivaldi2.7.1624.277
Yandex19.10.2.116

Certains navigateurs ont été écartés car ne permettaient pas l’automatisation des tests. Par exemple les navigateurs UC Browser et Dolphin n’ont pas pu être mesurés. Au-delà de l’automatisation, cela est symptomatique d’un problème d’accessibilité de l’application. En effet pour améliorer l’accessibilité des applications pour les personnes avec des déficiences visuelles (entre autres), il est nécessaire de mettre en place des labels pour les boutons. L’automatisation que nous réalisons se base sur ces informations. Au final, ces navigateurs n’apparaissent pas dans le classement, mais on peut considérer que les problèmes d’accessibilité sont dans tous les cas un problème rédhibitoire.

Note : Le classement 2020 est difficilement comparable à celui de 2018. En effet, notre protocole ayant totalement évolué, les tests sont ainsi plus poussés et automatisés.
Découvrez notre dernière étude : le Playstore Efficiency Report 2019!

Les 12 règles à respecter pour le succès de votre application

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Dans un précédent article sur ce blog, nous vous avions présenté les 5 clés de succès d’une application mobile. Nous vous présentons aujourd’hui les 12 règles par indicateur métier à respecter qui feront le succès de votre application.

Inclusion

L’application doit être utilisable dans des conditions de réseau dégradées

L’application ne doit pas nécéssiter une version d’OS récente comme Android pour être utilisée. Certains utilisateurs ne suivent pas les mises à jour, volontairement ou à cause de leur plateforme qui ne leur permet pas. D’après notre “PlayStore Efficiency Report 2019“, seules 70% des applications sur le store sont compatibles avec toutes les versions d’Android.

L’application doit respecter les règles d’accessibilité et ne doit pas exclure des utilisateurs présentant des handicaps.

L’application doit aussi bien fonctionner sur des téléphones d’anciennes générations que sur les modèles récents et dernier-cri. Ce critère sera dégradé si vous ne respectez pas celui de la sobriété. 1/4 des applications du Google PlayStore exluent 10% des mobiles les plus anciens. (Source : PlayStore Efficiency Report 2019)

Sobriété

L’application doit limiter sa consommation d’énergie afin de ne pas vider la batterie de l’utilisateur. De plus en cas de consommation trop importante, le système va notifier l’application comme consommatrice à l’utilisateur. Certaines applications trop gourmandes peuvent réduire à moins de 3 heures l’autonomie des batteries. (Source : PlayStore Efficiency Report 2019)

L’application doit limiter sa consommation de ressources (nombre de CPU, mémoire occupée, données échangées) afin d’éviter toute lenteur ou pollution des autres applications (par exemple à cause de la fuite mémoire). 50% des applications du Google PlayStore continuent à effectuer des traitements après la fermeture de l’application. (Source : PlayStore Efficiency Report 2019)

L’application doit limiser sa consommation réseau afin de n’impliquer aucune charge sur les datacenters et ainsi éviter les surcoûts liés aux encombrements inutiles des serveurs.

Performance

Le premier lancement de l’application doit être rapide : sans cela, il est possible que vos utilisateurs n’aillent pas plus loin, le critère d’inclusion ne sera pas non plus respecté.

Les temps de chargement de l’application doivent être acceptables dans toutes les situations réseaux.

Discrétion

L’application ne demande peu voire aucune permission. Avez-vous réellement besoin de consulter la liste des contacts de votre utilisateur ? C’est d’autant plus important d’optimiser cela puisque plus de permissions il y aura, plus l’application consommera des ressources. Ce qui influencera donc de manière négative le critère de performance.

L’application n’intègre peu voire aucun traqueur. L’intégration d’une quantité importante de traqueurs va impliquer une consommation de ressource plus importante mais peut aussi provoquer des bugs. Ce constat est d’autant plus vrai que la connexion sera dégradée.

D’après notre “PlayStore Efficiency Report 2019“, les traqueurs, analytiques et permissions sont omniprésents (44% des applications en possèdent plus de 5).

Écologie

L’application doit respecter le critère de sobriété, l’impact CO2 lié à l’usage sera plus faible tout comme la pression des ressources sur les composants du matériel de l’utilisateur (usure batterie, perte de performance). De ce fait, l’utilisateur sera moins propice à renouveler son matériel, ce qui diminue le risque d’obsolescence. Notre dernière étude à d’ailleurs montré que les applications sur mobiles contribuent au minimum à 6% des émissions de CO2 du numérique.

Quelques pistes pour l’amélioration de son score GREENSPECTOR App Mark

Améliorer directement l’application

Plusieurs métriques sont évaluées par le GREENSPECTOR App Mark et directement améliorables.

Version minimum du SDK : autoriser des versions plus anciennes d’Android évite l’exclusion des utilisateurs possédant des plateformes d’anciennes générations.

Nombre de traqueurss : moins l’application va posséder de traqueurs, plus elle sera respectueuse des données de l’utilisateur ainsi que de la protection de sa vie privée. De plus, les traqueurs via les traitements et les échanges de données viennent augmenter la consommation de l’application.

Taille de l’APK : plus le binaire de l’application est gros, plus le réseau va être solicité et moins l’application sera efficiente. De plus, une taille d’application importante va utiliser l’espace de stockage limité de certains utilisateurs.

Données chargées : nombre de données chargées tout au long du parcours de test. Limiter ces données va permettre de réduire la consommation de ressources à la fois sur le smartphone et sur le réseau.

Données chargées en tâche de fond : lors que l’application n’est pas utilisée, elle doit limiter son impact et envoyer ou recevoir le moins de données possible.

Métriques plus globales

Certaines métriques sont directement liées à l’impact de l’application et à son efficience. Il est possible d’agir dessus via les métriques précédentes, voir par d’autres axes (optimisation fonctionnelle, amélioration du code source…)

CO2 : plus l’application va consommer de l’énergie, plus la batterie va être solicitée et va s’user. Cela risque de mener à un renouvellement prématuré de la batterie voire même du smartphone et donc à un impact environnemental plus élevé.

Surconsommation d’énergie : si l’application surconsomme, elle va augmenter l’impact environnemental mais aussi créer une gêne pour l’utilisateur en particulier sur la perte d’autonomie.

Performance après la première installation : les applications effectuent parfois des traitements supplémentaires lors du premier lancement, le temps de lancement sera donc parfois réduit. Il est nécessaire de limiter ses traitements car cette perte de performance peut être gênante pour l’utilisateur.

Performance : le temps de lancement de l’application est une donnée importante pour l’utilisateur. Il est nécessaire de le réduire au maximum tout en consommant le moins de ressources possible.

Performance en 3G : dans des conditions de réseau dégradées, il est nécessaire de maîtriser la performance. Il est même possible que certains utilisateurs n’aient pas accès à l’application dans le cas d’une performance dégradée.

Et maintenant ?

Vous vous demandez certainement où se situe votre application sur ces 5 axes. Est-elle plutôt vertueuse ? Court-elle des risques ? Comment est-elle classée par rapport à ses concurents ? Avez-vous des pistes de progrès rapides ? Si vous nous le demandez, nous vous le dirons ! Contactez-nous, et nous viendrons vous présenter notre diagnostic inclusif, sobre, rapide, écologique et discret – tout comme votre application très bientôt.

Étude GREENSPECTOR sur les consommations énergétiques des applications mobiles du Google Play Store

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À l’occasion du MobileOne, GREENSPECTOR dévoile un baromètre des grandes tendances de consommation des applications mobiles du Google Play Store. Performance, Sobriété, Inclusion, plus de 1000 applications ont été passées au crible des outils de mesure développés par GREENSPECTOR.

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Consommation énergétique des sites web e-commerce les plus populaires en France

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Nous avons mesuré pour vous la consommation des sites web e-commerce les plus populaires en France. Nous sommes partis d’une étude récente de SimilarWeb et ECN sur un classement du Top 100 e-commerce. Nous avons retenu les 30 premiers sites de ce classement et les avons comparé selon leur consommation en énergie et ressources sur mobile en nous basant sur un parcours fonctionnel simple et représentatif de leur activité marchande.

Pourquoi mesurer sa consommation énergie-ressources ?

Un site web moins consommateur d’énergie va être plus performant car « frugal », avec des temps de latences moins longs notamment sur un téléphone mobile qui peut être parfois déjà bien encombré, plus ancien ou low-tech. On peut parler d’une meilleure « inclusion » business si le service répond de manière acceptable pour des utilisateurs qui ne bénéficient pas toujours d’un réseau privilégié ou de conditions réseau favorables (réseau dégradé ou saturé) dans leur navigation.
La durée de vie de la batterie va aussi être un frein pour l’utilisateur qui ne souhaite pas activer des services trop gourmands pour son autonomie, surtout s’il compte les utiliser très régulièrement. Mais surfer sur le web via le mobile est-il consommateur sur un smartphone ? Dans notre étude du Top 30 des applications mobiles les plus populaires au monde, nous avions mesuré la navigation web qui est en moyenne la catégorie la plus consommatrice comparée à des applications vidéo, de jeux-vidéos ou des réseaux sociaux. De quoi, faire hésiter des acheteurs potentiels qui tiennent à leur autonomie !

Par ailleurs, un site web moins consommateur d’énergie, et ce n’est pas le moindre des arguments, permet in fine d’améliorer le SEO du site

En effet, les statistiques recensées de plusieurs dizaines de millions de visites dans le mois permettent d’imaginer l’ampleur de l’impact tout au long de la chaîne de diffusion des contenus et services de ces sites. Une amélioration même faible va bénéficier d’un facteur multiplicateur très important de réduction sur la globalité de l’impact que ce soit côté utilisateur ou infrastructure serveur et réseau. Les acteurs du numérique doivent absolument prendre en compte cette dimension de responsabilité environnementale dans leur business digital car comme le rappelle le Shift Project, l’impact climat du numérique sera équivalent en 2025 à celui des véhicules légers.

Les 5 sites les moins énergivores et les 5 les plus énergivores

Sur le podium des sites les moins énergivores, on retrouve en première place le site Rue Du Commerce (10,6 mAh), LDLC (11.3 mAh) et ShowroomPrivé (12 mAh). Non loin derrière se trouvent les sites d’Auchan (12.1 mAh) et d’Apple (12.4 mAh). Le site Rue Du Commerce consomme 6.2% moins que le second site le moins énergivore : LDLC et près de 27% moins que la moyenne du classement (14.5 mAh).

Du côté des sites les plus énergivores, on retrouve en dernière place le site La Redoute (18.1 mAh) suivi de Leroy Merlin (17.6 mAh) et Airbnb (16.8 mAh). Enfin, les sites Boulanger et Zalando (16.4 mAh) se partagent la 26 et 27ème place. Le site le plus énergivore La Redoute consomme 24% plus que la moyenne.

Projection

Si l’on projette la consommation mesurée sur un Nexus 6 (voltage 3, 7 Volt), donc uniquement sur le smartphone de l’utilisateur, selon le temps moyen de visite sur un mois : le flop 3 des navigations les plus consommatrices sur le mois sont les sites : Leboncoin (99,34 MWh/mois), Amazon (56,36 MWh/ mois), Ebay (19,34 MWh/mois). Ces 3 sites sont à la fois pénalisés par un grand nombre de visites, un temps de visite moyen assez important et une consommation forte du parcours d’achat.

Le top 3 est quant à lui constitué de RueDuCommerce, LDLC et Auchan qui sont nettement moins fréquentés mais qui ont pour atout également d’être dans les meilleurs élèves sur la consommation du parcours d’achat. Si un site comme Leboncoin était au niveau de consommation du site RueDuCommerce, ils pourraient faire économiser plus de 32 GWh/mois à leurs utilisateurs sur smartphone, soit l’équivalent de 1000 fois moins la consommation électrique d’un pays comme Haïti.

La projection de ce Top 30 des sites web e-commerce, si tous les utilisateurs possédaient un smartphone Nexus 6 selon les statistiques de visites indiquées, serait d’environ 3,7 TWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’un pays comme la Somalie. Les impacts serveurs et réseaux n’ont pas été pris en compte dans cette étude. Il serait intéressant de pouvoir les estimer côté serveur avec les éditeurs.

Consommation énergétique des 30 sites web e-commerce

Seulement 12 sites se trouvent en dessous de la moyenne (14.5 mAh) de ce classement. Il existe un rapport de 1.7 entre le site le moins énergivore (Rue Du Commerce) et le plus énergivore (La Redoute).

Méthodologie

Les mesures ont été réalisées par notre laboratoire sur la base d’un protocole standardisé : Smartphone Nexus 6, Android 6, Wi-Fi, luminosité faible. 3 campagnes ont été réalisées et la valeur retenue est la moyenne de ces 3 mesures. Les campagnes de mesure respectent un scénario utilisateur précis et adapté à chaque site web (lancement de Google Chrome, accès à l’URL du site web, scénario de recherche, séléction, mise au panier et affichage panier)

Tableau récapitulatif des 5 meilleurs sites et des 5 moins bons

Site webConsommation d’énergie (mAh)Données échangées (Mo)Mémoire occupée (Mo)
RueDuCommerce10.62337.5
LDLC11.36.3356.4
ShowroomPrivé123.7335.6
Auchan12.14.8347
Apple12.46.6353.6
Zalando16.46332.2
Boulanger16.46332
AirBnb16.86.9371.5
LeroyMerlin17.64346.4
La Redoute18.15390.9

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