Catégorie : Numérique responsable

Le numérique responsable chez Greenspector 

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A l’heure où l’on parle de plus en plus de numérique responsable, il est important de revenir sur cette notion. D’autant plus qu’elle constitue le cœur de l’activité de Greenspector. 

Définition

Le numérique responsable est une approche globale du numérique, respectueuse de la planète et des individus.  

Depuis quelques années, ce sujet prend de plus en plus d’ampleur. On voit cette notion un peu partout mais souvent limitée dans son approche à la prise en compte de l’impact environnemental. L’écoconception a été pour beaucoup le point d’entrée vers le numérique responsable. Mais ce dernier aborde des problématiques bien plus larges :  

  • Ecoconception et prise en compte des impacts environnementaux du numérique 
  • Accessibilité numérique et inclusion 
  • Economie de l’attention 
  • Respect des données personnelles et protection de la vie privée 
  • Cybersécurité
  • Ethique 
  • Low tech et lutte contre le solutionnisme technologique
Lutte contre le solutionnisme technologique

Les différents volets du numérique responsable

La prise en compte des impacts environnementaux joue un rôle crucial pour les services numériques. En effet, au-delà des consommations de ressources liées à leur utilisation (par exemple, l’énergie nécessaire pour charger la batterie), ces services ont un impact sur les équipements des utilisateurs : usure de la batterie et des composants, surcharge de la mémoire et du système… encourageant le changement précoce de ces terminaux pour d’autres plus récents voire neufs. Or, aujourd’hui, la fabrication de ces équipements représente la phase des services numériques la plus impactante pour l’environnement. Il convient donc de créer des sites web, applications mobiles et autres services numériques aussi peu impactant que possible. 

Pour cela, les référentiels se multiplient. On citera par exemple le GR491 de l’INR, le RGESN de la DINUM, les 115 bonnes pratiques ou encore OPQUAST

Ajoutez à cela la loi REEN ainsi que les outils d’évaluation d’impacts des services numériques. 

Au final, on voit que le sujet prend de l’ampleur et gagne en structuration. On ne peut que s’en réjouir, même s’il reste encore du chemin à parcourir.  

Les bénéfices pour les utilisateurs et les entreprises sont considérables. Globalement, cette démarche permet une amélioration de l’expérience utilisateur (et en particulier de la performance) ainsi qu’une réduction des coûts de développement, de maintenance et d’hébergement. De même, l’adoption de l’écoconception entraîne le développement de l’expertise, une amélioration de l’image de marque et constitue un facteur d’attractivité pour les clients mais aussi pour les futurs collaborateurs. 

Par ricochet, un service numérique écoconçu aura un périmètre souvent plus réduit, ce qui facilitera sa sécurisation, sa mise en conformité pour l’accessibilité et tendra à restreindre les données personnelles collectées.

sécurité des données confidentielles

L’écoconception tend également à laisser de côté les mécanismes visant à capter l’attention (scroll infini, autoplay des vidéos, notifications à outrance, etc). Ceci constitue également une avancée éthique : l’utilisateur n’est plus seulement un consommateur qu’il faut réussir à retenir par tous les moyens possibles. On gagne sa confiance et son adhésion en lui fournissant d’abord un service de qualité, adapté à ses attentes. 

Enfin, en remettant l’utilisateur au centre des considérations, la sobriété numérique tend à éviter le solutionnisme technologique. On évitera ainsi (entre autres) d’aller vers des services numériques lorsque cela n’apparaît pas nécessaire. Parfois, un bon vieux SMS peut remplacer un site web ou une application mobile : une solution low tech peut permettre de répondre tout aussi bien (parfois même mieux) aux besoins utilisateur.  

À l’heure où de plus en plus de services (dont publics) se digitalisent, l’accessibilité des services numériques est un sujet central, dans une démarche d’inclusion et d’accès aux services pour tous. Malheureusement, ce sujet important ne reçoit pas encore toute l’attention nécessaire, bien que de nombreux outils existent et se développent. Le référentiel (RGAA) en est aujourd’hui à sa quatrième version et le cadre législatif s’étend aux structures publiques ainsi qu’aux entreprises dont le CA dépasse 250 millions d’euros. Il propose une approche concrète des WCAG : panel complet des recommandations du W3C pour du contenu web accessible. Les outils de vérification sont nombreux, même s’ils ne sont pas suffisants pour vérifier l’ensemble des critères.

Pourtant, aujourd’hui encore, 97,4% des sites web parmi les plus utilisés comportent au moins une erreur d’accessibilité. La mise en conformité des démarches administratives est elle aussi loin de ce qu’on pourrait en attendre. L’accessibilité reste néanmoins un sujet essentiel pour le numérique responsable et contribue à assurer l’utilisabilité des services numériques ainsi que leur pérennité. 

Au-delà des sanctions qu’encourent les entreprises en cas de non-respect des obligations, les bénéfices de cette démarche sont nombreux :  

  • S’assurer que tout le monde puisse accéder aux services et informations proposées dans de bonnes conditions. 
  • Toucher un public aussi large que possible, notamment via le curb cut effect
  • Développer une expertise en interne (rétention des salariés et attractivité pour le recrutement). 

L’économie de l’attention est un domaine relativement peu connu en tant que tel, alors qu’il est déjà profondément ancré dans notre quotidien. Il s’agit de l’ensemble des mécanismes (de design, de conception, fonctionnels et autres) qui nous rendent accros à nos smartphones et à certaines applis. On parle ici des mécanismes captologiques (ou deceptive patterns) : scroll infini, notifications, modales, autoplay, etc. Via ces choix de conception, le temps passé sur nos mobiles augmente et notre capacité d’attention diminue. L’enjeu autour de notre attention est avant tout financier. Tout ceci est détaillé dans l’ouvrage La civilisation du poisson rouge et des structures telles que Designers Ethiques se sont déjà emparés du sujet

Cette problématique est d’autant plus fondamentale que l’on se retrouve face à des outils conçus pour y passer le plus de temps possible alors même que leur utilisation a un impact environnemental non-négligeable (via l’usure des terminaux, leur consommation énergétique mais aussi en poussant in fine des comportements consuméristes notamment via l’exposition massive à des publicités). À noter qu’à ces impacts néfastes sur l’environnement et l’individu, s’ajoutent des considérations éthiques puisque de ce système résulte souvent une plus grande captation de données personnelles.  

À propos des données personnelles, la question n’est pas nouvelle mais la mise en place du RGPD a constitué un tournant important. Le but est ici de réglementer la captation et le stockage des données personnelles des citoyens européens mais aussi par des entreprises européennes. Ce sujet complexe est notamment lié au micro targeting (publicité ciblée en fonction des données collectées sur l’internaute) et est d’autant plus vertigineux qu’il implique des entreprises achetant et revendant des données personnelles (data brokers, le tout sur fond de surveillance et d’enjeux politiques comme dans le cas de Cambridge Analytica). Plus récemment, le sujet des données personnelles est revenu dans les discussions suite à la remise en question de l’utilisation de Google Analytics et des polices Google, en particulier en France. Sans compter les fuites de données personnelles qui surviennent très régulièrement.  

La cybersécurité est présente partout, via les failles de sécurité et autres incidents dont on entend parler régulièrement. Aujourd’hui, il semblerait aberrant voire irresponsable de proposer un service numérique qui ne soit pas sécurisé. Pour autant, ce domaine exige de nombreuses compétences ainsi qu’une veille constante. Là aussi, la sobriété numérique peut réduire la surface d’attaque d’un service numérique. En contrepartie, il faut veiller à ce que la protection de l’utilisateur ne l’oblige pas à mettre trop souvent à jour ses applications et logiciels, sous peine de tendre vers l’obsolescence logicielle. De même, l’open source permet, via une transparence totale, de prévenir la présence de vulnérabilités. 

L’éthique est un sujet complexe mais nécessaire dans le domaine du numérique. Il est souvent au cœur des discussions, notamment sur le vaste sujet des algorithmes et du Machine Learning, par exemple dans le cas des voitures autonomes. Afin de concevoir un numérique respectueux des individus, la question de l’éthique est indissociable.  

Enfin, le solutionnisme technologique, largement théorisé par Evgeny Morozov, avertit sur le fait que le numérique n’est pas toujours une solution appropriée. Cette prise de conscience est d’autant plus essentielle alors que l’on cherche justement à réduire l’impact environnemental du numérique.

Le numérique responsable dans le cadre du travail chez Greenspector 

Chez Greenspector, le numérique responsable est au cœur de notre métier. Même si notre préoccupation première reste la réduction des impacts environnementaux des services numériques, tout ceci est accompagné de considérations liées au numérique responsable. Les liens inextricables entre les différents volets de ce sujet font qu’il est essentiel de garantir une approche globale afin de ne pas passer à côté d’un axe d’amélioration, voire pour ne pas fournir une préconisation qui léserait les utilisateurs d’une façon ou d’une autre (dégradation de l’accessibilité, risque pour la sécurité, etc). Si l’impact n’est pas toujours mesurable directement ou le gain en apparence minime du point de vue la sobriété, d’autres axes comme l’accessibilité, l’absence de mécanismes captologiques et le respect de la vie privée contribueront à rendre un produit plus résilient. C’est pourquoi (et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres), nous encourageons nos clients à ne pas intégrer directement de contenus en provenance de services tiers comme Youtube, Twitter et autres.

Pour cela, Greenspector accompagne ses clients dans l’écoconception de produits sur tout le cycle de vie du projet mais aussi dans la mesure des consommations et le suivi dans le temps des impacts, en complément (par exemple) d’une démarche d’amélioration continue. Ce sont ces principes que nous appliquons également à nos propres produits.  

Afin d’œuvrer pour un numérique respectueux des personnes et de la planète, il apparaît essentiel d’appliquer ces valeurs jusque dans le cadre de travail proposé : laisser la possibilité à chacun de télétravailler autant que nécessaire, insister sur le droit à la déconnexion et laisser à chacun la possibilité d’adapter ses horaires à ses propres besoins. Il y a également la volonté de libérer du temps à chacun pour mener de la veille autour du numérique responsable, de ménager des espaces pour partager le résultat de cette veille et d’appuyer la montée en compétence. 

Ressources pour aller plus loin 

Les ressources pour se sensibiliser au numérique responsable se multiplient, mais voici déjà deux bons points de départ :  

Un site sobre est-il nécessairement moche ? 

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Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à une interrogation qui revient très souvent lorsqu’on aborde la question de l’écoconception web ou de la sobriété numérique : un site écoconçu est-il nécessairement moche ? Souvent, la demande consiste plutôt à obtenir un échantillon de “sites jolis et écoconçus” (de préférence avec une finalité proche de celle du projet en cours). Les spécialistes de l’accessibilité web reconnaîtront sans doute ce type d’interrogation pour y avoir été eux aussi régulièrement confrontés. Il n’est déjà pas évident de définir ce que serait, dans l’absolu, un site “joli”. La notion est elle-même très subjective.  

Nous procéderons donc autrement. Nous constituerons d’abord une liste de sites a priori sobres. Il y a pour cela des listes et des annuaires qu’on listera plus loin. Une fois la liste constituée, nous ferons une première analyse rapide pour en exclure les sites qui ne sont pas aussi sobres qu’annoncé (trop de données transférées, trop de requêtes, etc.). Ensuite, nous utiliserons l’outil Greenspector afin de les départager (en les classant mais aussi en repérant ceux qui sont plus impactant qu’au premier abord).  

Enfin, munis de cette liste, nous regarderons à quoi ils ressemblent et essaieront d’en dégager des tendances de design, en fonction de leurs finalités respectives (un site d’information ne ressemble pas forcément à un site de commerce en ligne ou à celui d’une agence web, par exemple). Ce sera également l’occasion de garder en tête d’autres aspects du Numérique Responsable, en particulier l’accessibilité. Avoir un site léger et agréable à regarder n’a pas de sens s’il est inutilisable pour une partie de la population.  

La finalité ici est bien de proposer une liste de sites web avec un impact environnemental moindre. Libre à chacun de trouver ceux qui lui semblent attractifs et qui correspondent à ses attentes (en termes de finalité, de cible, etc.). Ainsi, cette liste pourra être une source de contre-arguments concernant les sites écoconçus qui seraient nécessairement moches. Ce peut aussi être un moyen de trouver des sources d’inspiration afin de concevoir à son tour des sites écoconçus et attractifs.  

Où sont les sites sobres ? 

Nous avons fait le choix d’éplucher les listes et catalogues de sites sobres, avec en bonus d’autres sites croisés par ailleurs.   

Voici les listes en question :

Il en existe probablement d’autres mais ceci constitue déjà un bel échantillon de départ. Si vous en avez d’autres en tête ou si vous voulez tester la sobriété de votre site, n’hésitez pas à nous contacter.  

Avec cette première liste (plus d’une centaine de références au final), une première analyse a été effectuée. Celle-ci s’appuie principalement sur l’onglet Network des DevTools afin de regarder les requêtes HTTP et la quantité de données transférées.

Au final, il ne reste qu’une quarantaine de sites qui sont alors utilisés pour un benchmark avec l’outil Greenspector.  

Sites sobres : le verdict par la mesure 

Le benchmark des sites retenus permet de les classer en fonction de leurs EcoScores respectifs (l’idéal étant d’obtenir un EcoScore le plus proche possible de 100). 

ClassementURLEcoscoreÉnergie (mAh)Données (Mo)Requêtes HTTPEmpreinte GES (gEqCO2)Empreinte Eau (Litres)Empreinte Sol (m²)
1https://kuroneko.io/fr/944.240.1420.180.040.46
2https://lesraisonnees.co/944.080.21110.190.040.45
3https://brawcoli.fr/924.080.13110.190.040.45
4https://solar.lowtechmagazine.com/924.350.35170.210.040.48
5https://www.pikselkraft.com/914.350.1130.190.040.48
6https://amap-chelles.net/904.590.3440.20.040.5
7https://primitive.wildandslow.fr/904.10.16110.190.040.45
8https://productfornetzero.com903.990.17140.190.040.44
9https://www.mountain-riders.org/904.310.23190.210.040.48
10https://fairness.coop/894.280.09140.20.040.47
11https://jeudi.am/894.470.15200.220.040.5
12https://www.boavizta.org/894.260.2790.20.040.47
13https://lowtechlab.org/fr874.090.2260.180.040.45
14https://www.gov.uk/874.350.24150.210.040.48
15https://www.treebal.green/874.190.8170.210.040.47
16https://www.boutique-natali.com/864.840.44250.250.040.54
17https://designersethiques.org/854.060.28170.20.040.45
18https://oceanfifty.com/854.630.42140.220.040.51
19https://anelym.fr/844.640.17230.230.040.52
20https://lowimpact.organicbasics.com/eur844.650.74330.260.040.53
21https://www.europeansleeper.eu/en844.330.73310.240.040.49
22http://www.biocoopmontreuil.fr/834.750.53230.240.040.53
23https://www.licoornes.coop/824.370.17280.220.040.49
24https://empreintedigitale.fr/814.261.14260.240.040.48
25https://www.international-alert.org/814.670.83280.250.040.53
26https://www.laboutiquedupartage.fr/814.770.31200.230.040.53
27https://www.light-communication.fr/814.530.19130.210.040.5
28https://dolo.biz/fr/804.811.19150.250.040.53
29https://www.polybion.bio/804.881.02100.240.040.54
30https://zugvoegelfestival.org/794.260.52440.250.040.49
31https://pathtech.coop/774.550.6660.210.040.5
32https://dalkia.fr/764.280.89380.250.040.49
33https://sustainablewebdesign.org/764.881.02430.290.050.56
34https://palaeyewear.com/744.511.19780.320.050.54
35https://themarkup.org/735.271.13140.260.050.58
36https://www.ademe.fr/724.750.64260.250.040.53
37https://theadccawards.ca/715.460.2960.240.050.6
38https://flowty.site/636.910.35210.320.060.77
39https://heylow.world/626.140.35190.290.050.68
40https://becolourful.co.uk/606.150.23150.280.050.68
41https://www.ec-lyon.fr/595.060.81430.290.050.58
42https://www.wholegraindigital.com/588.650.65250.410.080.96
43https://daviddaumer.com/507.830.32130.350.070.86

Pour chacun de ses sites web, mesurés sur un smartphone S7 (Android 8), les mesures ont été réalisées au travers de notre Greenspector Benchmark Runner, permettant la réalisation de tests automatisés. Les mesures ont été réalisées fin juin 2022. 

Détail des scénarios :  
– Chargement du site web 
– Scroll de la page 
– Inactivité site web en premier-plan 
– Inactivité site web en arrière-plan 
 
Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple. Pour chacune des itérations, le cache est préalablement vidé. 

Découvrez comment Greenspector évalue l’empreinte environnementale d’un service numérique.

En classant les résultats (ici par EcoScore) et en regardant les extrêmes, on remarque déjà deux choses

  • Quelques sites ont des scores au-dessus de 80 voire de 90. C’est très rare et ça souligne des sites où un grand effort de sobriété numérique a été réalisé.  
  • Quelques sites ont un EcoScore anormalement “bas”. Il s’agit donc de sites plutôt légers mais malgré tout impactant.  

https://daviddaumer.com/ (EcoScore Greenspector 50) : peu de requêtes sur la page, peu de données transférées. Au cas où, on regarde avec EcoIndex et le score A est obtenu (ce qui est le meilleur score possible). La “chute” de l’EcoScore s’explique par des animations qui impactent en continu la batterie du device. Concrètement, ceci signifie que l’affichage de cette page vient accélérer la décharge de la batterie donc augmenter son usure et anticiper le changement de la batterie ou le rachat d’un appareil. Ceci induit de lourds impacts environnementaux, l’essentiel de ceux-ci provenant de la fabrication de l’appareil. Il faudrait limiter l’impact des traitements CSS et JS. Les animations sont-elles nécessaires ? Quel est leur impact sur l’accessibilité et la captation de l’attention ? 

Le raisonnement est à peu près le même pour

  • https://www.wholegraindigital.com/ (EcoIndex B, EcoScore Greenspector 58… et quelques animations dont certaines en continu) 
  • https://www.ec-lyon.fr/ (EcoIndex B, EcoScore Greenspector 59… et un carrousel dont il faudrait s’affranchir) 
  • https://becolourful.co.uk/ (EcoIndex A, EcoScore Greenspector 60)
  • https://heylow.world/ (EcoIndex A, EcoScore Greenspector 62) 
  • https://flowty.site/- (EcoIndex B, EcoScore Greenspector 63) 
  • https://theadccawards.ca/ (EcoIndex A, EcoScore Greenspector 71) : l’impact environnemental des animations est ici loin d’être négligeable, le site étant par ailleurs très léger et sobre. En revanche, cette débauche d’effets visuels nuit gravement à l’utilisabilité du site, en particulier du point de vue de l’accessibilité.  

Au final, ces exemples illustrent un point important sur l’ensemble des éléments à prendre en compte avant d’affirmer qu’un site est sobre ou a bénéficié d’une démarche d’écoconception. Les efforts sur le nombre de requêtes et la quantité de données transférées sont une bonne chose. En revanche, les traitements JS ou CSS (et plus particulièrement les animations) peuvent annuler une bonne partie des bénéfices ainsi obtenus. D’autant plus (et j’insiste sur ce point) que ces animations ont potentiellement un effet néfaste en termes de captation de l’attention mais surtout d’accessibilité. Je vous invite à ce sujet à vous référer entre autres au critère 13.8 du RGAA (Dans chaque page web, chaque contenu en mouvement ou clignotant est-il contrôlable par l’utilisateur ?). L’exemple le plus flagrant ici est https://heylow.world/ avec ses animations très présentes qui nuisent de plus à la lisibilité pour l’ensemble des utilisateurs.  

Analyse du classement des sites sobres 

Nous avons commencé par ce qu’il faut éviter pour produire un site web écoconçu qui soit visuellement agréable sans sacrifier pour autant son utilisabilité. Regardons désormais plus en détail les sites afin d’en extraire des exemples particulièrement pertinents.  

Nous pouvons déjà considérer la liste des sites avec un EcoScore > 70% comme des sites sur lesquels un effort de sobriété a été effectué. Reste à voir ce qui peut les rendre attractifs et lesquels mettre en avant.  

Note : pour éviter d’éventuels biais, le site de Greenspector n’a pas été inclus (même si son EcoScore est autour de 72). 

E-commerce

La liste contient 3 sites de e-commerce :  

https://lowimpact.organicbasics.com : au moment de la rédaction de cet article, le site standard est en maintenance. Sur la version “low impact”, le choix de la sobriété est clairement affiché. L’accent est mis sur les formes simples (via du SVG) et les aplats de couleurs. En revanche, il est regrettable que cette version ne soit pas la version par défaut du site. Ceci nuit grandement à l’impact de cette démarche. 

https://palaeyewear.com : la page d’accueil est plutôt légère et agréable. On y retrouve les éléments classiques pour un tel site : une vidéo (intégrée sobrement), quelques produits, les avis de consommateurs, quelques actualités, un rapport d’impact, etc. Plusieurs bonnes pratiques d’efficience ne sont pas respectées mais cette page s’en sort mieux que la plupart des autres sites de e-commerce. Tout se complique lorsqu’on accède à une fiche-produit. Ce sont ici plus de 100 requêtes et plusieurs Mo de données qui sont transférés. L’effort d’écoconception aurait donc dû être poussé plus loin, notamment en se basant sur un parcours utilisateur (navigation et achat d’un produit) plutôt que seulement sur la page d’accueil.  

https://www.boutique-natali.com : on trouve sur cette page aussi plusieurs éléments propres à ce type de site (promotions en cours, éléments de réassurance, produits mis en avant, etc.) en plus de la mise en avant de la démarche d’écoconception mise en œuvre. La même sobriété se retrouve sur les fiches produit. Certes, certains types de produits vendus en ligne nécessitent probablement plus d’images (par exemple dans le domaine de la mode ou des cosmétiques) mais il s’agit à mon avis là d’une bonne base de réflexion pour concevoir une boutique en ligne légère et agréable d’utilisation.  

Magazines et presse en ligne 

https://themarkup.org est un site sobre et élégant à la fois, ce qui est d’autant plus notable pour de la presse en ligne. Ces sites sont habituellement alourdis entre autres par la pub et les trackers, ce qui n’est pas le cas ici. Un site important à garder en tête, donc, comme exemple de site de presse en ligne écoconçu. Attention toutefois, la légèreté de ce site par rapport à d’autres sites similaires est en partie due à des choix de modèle économique. Une fois de plus, ceci met en évidence le rôle qu’ont à jouer tous les acteurs d’un projet sur le sujet de la sobriété numérique.  

https://solar.lowtechmagazine.com : il s’agit probablement là de l’un des exemples les plus connus. Le choix radical de réduction d’impact environnemental est ici clairement affiché. Ceci ne fera pas forcément l’unanimité (notamment en raison du dithering).  

On retrouve une logique proche sur le site des Designers Ethiques (mise en page proche d’un jounal papier à l’ancienne pour un résultat des plus sobres) voire (pour la structure) sur celui de .Pikselkraft. Le site du Low-tech Lab, s’il en reprend certains éléments, va vers une page plus riche en contenu et avec une structure moins rigide. La page d’accueil semble alors plus attractive et le contenu plus facile à identifier.  

Autres sites 

https://lesraisonnees.co : un site one-page basé sur le scroll. Un site d’agence au contenu classique mais réalisé de façon très sobre et efficiente, très clair. Un très bon exemple.  

https://brawcoli.fr : les éléments classiques sont regroupés en une seule page qui met bien avant ce qui est proposé par ce restaurant.  

https://primitive.wildandslow.fr : on trouve dans la liste de nombreux sites d’agence ou d’indépendants spécialisés dans la réalisation de sites sobres (ce qui est logique voire rassurant). Sur chacun, l’idée est généralement de tout présenter en une seule page avec des aplats de couleurs et peu d’images (toutes optimisées). Primitive by Wild&Slow est assez représentatif tout en se démarquant entre autres par des zones aux contours non-linéaires. Dans d’autres cas, l’accent est mis sur les formes géométriques plutôt que sur des images plus complexes.  

https://www.treebal.green est une variante beaucoup plus riche graphiquement et pour autant assez sobre.  

https://www.mountain-riders.org est un bel exemple d’utilisation des principes vus précédemment avec une charte graphique très contrastée pour un rendu au final propre et attractif. 

Même s’il peut sembler moins attractif que d’autres, https://www.gov.uk brille par sa légèreté et son accessibilité. De gros efforts ont ici été faits au niveau de l’architecture de l’information. Il est en tout cas intéressant d’avoir ici un exemple de service public accessible et sobre.  

 Même si les animations en continu et omniprésentes sont à éviter, certains sites légers les utilisent avec parcimonie :  

Il convient dans tous les cas de garder en tête l’accessibilité ainsi que le fait que ce type d’ajout n’est que cosmétique. Pour certains sites comme https://dolo.biz/fr, l’attractivité de la page d’accueil repose énormément sur les animations mais le tout reste efficient et plutôt plaisant (même s’il ne sera pas forcément pratique pour tout le monde à la navigation, en particulier au clavier).  

De façon totalement subjective, je retiens également https://zugvoegelfestival.org pour le choix des couleurs et la navigation dans la page d’accueil. Il est juste regrettable que les différents éléments de navigation dans le site ne soient pas disponibles (au moins au clic) dès l’arrivée sur le site. 

Et une dernière mention spéciale pour https://sustainablewebdesign.org qui reprend des formes géométriques, des couleurs vives et met l’accent sur l’accessibilité tout en étant une mine d’informations sur l’écoconception web.  

Conclusion 

Le classement présenté ici devrait vous permettre d’avoir un meilleur aperçu de ce qu’il est possible de faire avec un site web sobre. Cette liste est appelée à s’enrichir au fil du temps et à servir d’inspiration pour ceux qui voudraient se lancer dans la création de sites sobres.  

Si le ressenti que l’on peut avoir en utilisant un site est en partie subjectif, l’accessibilité doit être prise en compte et la notion de sobriété creusée autant que nécessaire.  

Métavers et Numérique Responsable : métavert ?

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La notion de métavers ne date pas d’hier et certains se rappelleront peut-être de Second Life, considéré comme l’une de ses premières manifestations. L’idée est de proposer un environnement virtuel via ce qu’on appelle désormais la XR (eXtended Reality), un mélange de réalité augmentée (un peu à la façon de Pokemon Go) et de réalité virtuelle (les plus vieux penseront au film Le Cobaye mais on préférera l’exemple d’Oculus Quest). 

En octobre 2021, Meta (anciennement appelé Facebook) a annoncé se lancer à fond sur le sujet du Metavers. Ceci passe par d’énormes investissements, notamment pour créer 10.000 emplois et former ceux qui travailleront dans ce domaine. De nombreuses grandes entreprises lui ont emboîté le pas pour être sûres de ne pas louper le coche.  

L’objectif serait à terme de mettre à disposition des utilisateurs un environnement immersif potentiellement en 3D où ils pourraient retrouver leurs enseignes préférées et interagir avec qui ils veulent sans sortir de chez eux.  

Couplé aux cryptomonnaies et aux NFT, le métavers serait même un des piliers du Web3.  

Telles les lunettes connectées, il s’agit ici d’une arlésienne du numérique et on est en droit de se demander si cette nouvelle tentative sera cette fois couronnée de succès. Sauf que la vraie question est de savoir si le métavers est compatible avec les problématiques actuelles liées au numérique, qu’on retrouve notamment à travers le Numérique Responsable. 

Métavers et Numérique Responsable 

En reprenant les principaux enjeux du Numérique Responsable, voyons ce que l’on peut attendre du métavers.  

Accessibilité 

Alors que plus de 96 % des sites web présentent au moins une erreur d’accessibilité, l’accessibilité du web tel qu’il existe aujourd’hui reste très problématique. De même, rappelons que l’accès au web reste compliqué pour une grande partie de la population mondiale, que ce soit en raison d’un appareil trop ancien, d’une connexion internet insuffisante ou tout simplement de compétences insuffisantes pour pouvoir utiliser pleinement les outils numériques. Englobant ces trois problématiques, l’illectronisme toucherait 17% de la population française.  

Dans de telles conditions, il y a fort à parier que le métavers ne vienne pas arranger les choses. Ceux qui aujourd’hui ne peuvent pas accéder au web dans des conditions satisfaisantes seront probablement laissés de côté par le métavers. Sans compter que les prérequis en termes de puissance des appareils et de connexion internet risquent d’être bien plus élevées (mais nous y reviendrons plus tard).  

Sécurité 

La sécurité peut être vue comme une des conséquences de l’illectronisme : en ne préparant pas suffisamment les individus à utiliser les outils numériques, on les expose à des risques qu’ils ne maîtrisent pas. Nul doute que le métavers s’accompagnera de nouvelles opportunités d’attaques. On peut d’ores et déjà imaginer à quel point un univers aussi immersif et aujourd’hui aussi lié aux grandes enseignes peut offrir de nouveaux vecteurs de phishing. Il est également à craindre que, afin de ne pas nuire à l’immersion ni au confort des utilisateurs, la sécurité passe au second plan.  

Captation de l’attention (et manipulation) 

La captation de l’attention (voir rapport du CNUM en PDF) consiste à mettre en place des mécanismes de design (mécanismes captologiques ou dark patterns) afin de retenir le plus longtemps possible l’attention de l’utilisation. Dans le métavers, on peut imaginer que ceci ne fera que s’aggraver, l’un des objectifs étant l’immersion. Aujourd’hui, en particulier via le web, chacun d’entre nous serait exposé à plus de 5000 stimuli publicitaires. En regardant la liste des entreprises contribuant à construire le métavers, il y a peu de chances que ceci s’arrange.  

Comment, dans ces conditions, évoluera notre bulle de filtres? Ne risque-t-on pas de voir augmenter l’influence de certains acteurs du numérique sur le contexte politique ? Doit-on s’inquiéter de voir Meta prendre la main sur le sujet du métavers (en bref : oui) ? 

Et ce ne sont là que quelques interrogations parmi tant d’autres (sur la modération de ce nouvel espace partagé, les droits sur les contenus qui y seront (re-)produits, etc). 

Sobriété numérique 

Il est intéressant de considérer le métavers sous l’angle des impacts environnementaux.  

Vous trouverez assez facilement des experts vantant les mérites du métavers pour désengorger les routes, se projeter dans des bureaux spacieux à moindre coût, réaliser des interventions chirurgicales depuis l’autre bout du monde, etc.  

Il est toujours un peu étonnant de voir quelqu’un arriver avec un produit miraculeux censé résoudre tout un tas de problèmes dont nous n’avions même pas conscience. Dans ce cas précis, je serais partisan de l’approche de Design is the Problem. Nathan Shedroff y explique comment repenser le design afin d’aboutir à des solutions réellement soutenables. Il prend l’exemple du Segway PT, un appareil de transport personnel, électrique et démontable/réparable. Présenté ainsi, on pourrait penser que ce serait une belle idée pour la planète. Sauf que le vrai souci de cet appareil est qu’il ne répond pas à un vrai besoin utilisateur. En effet, les transports en commun, le vélo et la marche à pied peuvent idéalement le remplacer, avec un impact et un coût financier bien moindres. Toute ressemblance avec les trottinettes électriques serait purement fortuite (ou pas).  

Le métavers pose le même problème dans son concept même : il cherche à répondre à une myriade de besoins divers et variés, alors même que des alternatives moins impactantes et coûteuses existent. Seul son vernis technique et innovant favorise son adoption et amène des grosses entreprises à s’y lancer aveuglément.  

Pour aller plus loin sur l’impact environnemental du métavers, plusieurs éléments sont à prendre en considération.  

  • D’une part, la génération et l’affichage d’un environnement virtuel immersif sont très coûteux en ressources. En-dessous de 90 fps, l’utilisateur s’expose aux nausées et vertiges. De plus, ces dernières années, chacun a pu découvrir des environnements virtuels en 3D de plus en plus magnifiques (en grande partie via les jeux vidéo). Il semble donc indispensable de s’aligner sur ces types de visuels, ce qui sera coûteux aussi bien pour leur production que pour leur affichage.  
  • D’autre part, l’utilisation du métavers (notamment en tenant compte des éléments indiqués dans le point précédent) nécessitera probablement de meilleurs équipements utilisateurs (voire de nouveaux équipements utilisateurs) ainsi qu’une connexion internet avec un débit très élevé (ne serait-ce que pour afficher un environnement virtuel tout en tenant les 90 fps). Sachant que, fort logiquement (et c’est aussi ce qu’on a bien vu avec les jeux vidéo), les rendus et la fréquentation devraient (si tout se passe bien pour le métavers) monter en puissance au cours du temps, encourageant la course au renouvellement des équipements.  

Alors même que les initiatives se multiplient afin de réduire l’empreinte environnementale du numérique, l’arrivée du métavers représente donc un risque majeur.  

Conclusion 

Les efforts pour étendre les principes du Numérique Responsable au web sont de plus en plus intenses et le chantier déjà colossal. L’arrivée du Web3 et plus particulièrement du métavers risquent de rendre ces principes d’autant plus essentiels mais aussi plus difficiles à faire respecter. Il apparaît (une fois n’est pas coutume) plus facile de générer des emplois et dépenser des sommes folles pour un concept dont l’utilité reste à prouver plutôt que d’œuvrer à rendre le web moins impactant et plus accessible pour tous.  

Il reste bien sûr la possibilité que le métavers soit conçu dès le départ dans une optique d’efficience voire en suivant certains principes du Numérique Responsable (mais j’en doute). Dans tous les cas, la nature même du projet laisse à penser que la sobriété n’est pas considérée. Ceci est d’autant plus regrettable que le Numérique Responsable lui-même contient les éléments et principes qui aideraient à l’aboutissement et à l’adoption du métavers. Toutefois, les priorités semblent être autres et on ne peut que regretter de voir une fois de plus les moyens se concentrer sur quelque chose qui ne contribuera probablement pas à rendre le web meilleur pour tous. Au final, le métavers semble aller à l’opposé des efforts nécessaires pour atténuer le dérèglement climatique

WEB2DAY – Le Marché de l’Impact : Classement des partenaires de l’évènement

Reading Time: < 1 minute

À l’occasion de l’évènement WEB2DAY, se déroulant du 1er au 3 Juin prochain à Nantes, Greenspector a mesuré l’empreinte environnementale des sites web des partenaires de l’évènement.

Ce classement sera mis à jour tous les matins lors de l’évènement et viendra s’étoffer des sites web des visiteurs.

Classement de l’empreinte environnementale des partenaires

La moyenne d’impact carbone sur une minute de navigation de ces 49 partenaires et 22 visiteurs est de 0,43 gEqCO2.

La moyenne de consommation d’énergie (mAh) est de 5,30 mAh et en moyenne 4,49 Mo de données sont échangées. En termes de requêtes web, la moyenne est de 62 requêtes.

ClassementNomEcoscoreCarbon Impact (gEqCO2)RequêtesÉnergie (mAh)Données échangées (Mo)Empreinte Eau (Litres)Empreinte Sol (m²)
1NumériqueResponsable Zici860.1573.360.1020.030.37
2Treebal800.18173.440.7740.030.39
3Empreinte Digitale720.19253.50.5860.030.4
4ASI710.2253.550.6180.030.4
5Parthema760.21233.820.720.040.43
6BDM770.22194.021.10.040.45
7Greenspector670.22383.740.3860.040.43
8GreenTechInnovation640.22144.121.570.040.46
9Marché de l'impact740.23134.531.210.040.5
10Troopers550.23184.810.420.040.54
11CIC Ouest720.23303.970.990.040.45
12Aguaro700.23383.760.9390.040.43
13Sigma720.24503.510.850.040.41
14France 3620.25344.281.090.040.49
15MyScript700.25433.911.240.040.45
16Toovalu660.25223.92.640.040.44
17HumanCraft770.2674.942.020.050.55
18Popotecolors580.26434.161.340.040.48
19Les Tilleuls Coop710.27553.821.380.040.45
20MAIF610.27384.231.950.040.48
21Shopopop670.28484.12.190.040.48
22Stampyt510.29534.351.770.050.51
23Ecole de Design630.29594.071.810.050.48
24Soho Coaching620.29194.573.660.050.51
25Banque Populaire GO580.3574.51.550.050.52
26Gesco560.3654.031.830.050.48
27SNCF630.3604.161.880.050.49
28Wavestone660.3384.13.370.040.47
29The Tribe560.32704.321.940.050.51
30JaiOuiDire460.32355.072.950.050.58
31ScaleWay570.33584.682.650.050.55
32SEIF470.33525.541.150.060.63
33Dosites450.33166.192.250.060.69
34Fabernovel370.34365.283.320.050.6
35Oxiane530.34874.491.430.050.54
36Twilio460.35624.43.910.050.52
37Largo460.35584.523.720.050.53
38Easyvirt570.35954.341.790.050.53
39Usbek&Rica460.36306.941.440.060.78
40Faguo380.36685.042.560.060.59
41Performanse400.37456.182.550.060.7
42Nantes Université610.37604.334.810.050.51
43Akeneo540.381034.162.780.050.51
44Polypus390.4525.195.440.060.6
45RepasLucide670.4503.917.750.050.46
46Audencia410.41854.953.940.060.59
47WebForce490.41975.242.370.060.63
48SNCF420.41745.144.080.060.61
49BeApp330.42645.674.30.060.66
50La Poste490.42925.353.030.060.64
51Lumiplan660.42604.676.430.060.55
52Eni Ecole460.42755.314.250.060.63
53Voyelle430.441364.772.150.060.6
54Whoz550.451164.754.320.060.59
55Mojom360.461264.564.230.060.57
56RadioFrance350.481495.741.190.070.71
57D Vine360.49886.225.20.070.73
58Astraga310.53878.253.070.090.95
59Flythenest280.541645.443.880.070.69
60Métropole de Nantes460.55535.7311.250.070.67
61The ForkN/A0.61638.797.150.091
62Stratosfair340.639611.171.470.111.27
63Unstatic350.63547.0412.530.080.81
64ADN Consulting290.641009.55.080.11.1
65GuestSuite300.691345.7112.180.080.71
66Pôle Images & Réseaux300.73727.1815.80.090.84
67AFBSHOP230.881807.2315.30.110.91
68Hypercube231.0111216.368.360.161.86
69OnePoint411.16694.8541.010.110.62
70WR2Studio321.481326.6148.050.140.86
71KoralPlay301.995012.3167.020.21.46

Retrouvez-nous sur place au stand du Marché de l’Impact. Le Marché de l’Impact est une initiative créée par la société Toovalu qui a pour but de mettre en avant des solutions opérationnelles locales à impact positif pour réduire les émissions des gaz à effet de serre des entreprises. L’initiative a aussi pour vocation de promouvoir les pratiques vertueuses pour diminuer l’empreinte environnementale du numérique.

CAPTCHA et sobriété numérique 

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La sécurité est une partie essentielle du numérique responsable. Il n’est pas rare de se demander comment protéger son site, en particulier lorsque l’on laisse la possibilité d’envoyer du contenu depuis son site web : formulaire (en particulier de contact), commentaires, etc. Et lorsque l’on sait qu’une bonne partie de l’activité sur le web n’est pas due à des humains (How much of the internet is fake?). Personne n’a envie de subir une injection ou autre acte malveillant via son site. 

A la fin des années 90, une solution miracle est apparue sous la forme du CAPTCHA. Aujourd’hui, on trouve ce composant un peu partout. Il peut s’agir de recopier des caractères difficilement lisibles, de cliquer sur des photos contenant différents éléments ou de cliquer sur une case afin de prouver que l’on n’est pas un robot.  

Mais qu’en est-il de son impact environnemental ? Comment le concilier avec la sobriété numérique ? C’est ce que nous allons voir ici! 

A la recherche de la meilleure solution 

Le CAPTCHA répond au besoin de sécuriser les données soumises par des internautes sur votre site. 

Le problème est que cette façon de faire, entre autres avec reCAPTCHA, est souvent laborieuse pour les utilisateurs. L’impact environnemental du service numérique est alors accru par le simple fait que le parcours utilisateur se retrouve allongé, quand il n’aboutit pas carrément à un abandon. En particulier pour les utilisateurs en situation de handicap qui pourraient se retrouver dans l’impossibilité de mener la tâche à leur terme. Sans compter les requêtes supplémentaires (CSS, JS et autres iframes) nécessaires à l’intégration de ce type de composant dans une page.  

Ainsi (et c’est là un point essentiel du numérique responsable), la recherche du CAPTCHA le plus sobre tient d’abord compte de l’accessibilité.  

L’accessibilité des CAPTCHA est un problème récurrent et les solutions sont nombreuses. Le principal mot d’ordre ici est de ne pas utiliser de CAPTCHA. Ainsi, le poids de la sécurisation des formulaires ne doit plus reposer sur les utilisateurs. Le sujet a été précédemment discuté, entre autres chez Orange.  

Il en ressort plusieurs possibilités :  

  • Repérer le temps de saisie pour exclure les saisies trop rapides 
  • Utiliser un filtre (expression régulière ou autre) pour repérer les réponses suspectes 
  • Ajouter de façon aléatoire une question à laquelle un bot ne saura pas forcément répondre (“Quel animal aboie ?”, “Combien font un plus un ?”, “Combien de d dans pudding ?”, etc). En laissant la possibilité de rafraîchir la question en cas de difficulté pour l’utilisateur. 
  • Le honeypot (sur lequel nous allons revenir) 

Au final, c’est la solution du honeypot qui semble la plus adéquate dans la plupart des cas. Détaillée par ailleurs sur un site du gouvernement canadien, elle consiste à ajouter un champ caché dans le formulaire concerné. Ce champ doit être défini de façon à être rempli seulement par les bots. Pour cela, il est caché aux utilisateurs et technologies d’assistance, tout en donnant dans le code des éléments laissant penser aux bots qu’il s’agit d’un champ obligatoire. Ainsi, à la validation du formulaire, on sait qu’une réponse au formulaire avec ce champ renseigné ne devra pas être prise en compte. Le honeypot peut demander un peu de réflexion pour une mise en place sans faille mais elle reste très légère et surtout élégante car elle se recentre sur le besoin d’origine : empêcher des bots d’envoyer des informations via un service numérique. Plutôt que d’impacter l’utilisateur afin de s’assurer qu’il n’est pas un robot, on laisse intact le parcours utilisateur pour se focaliser sur la détection des bots.

Conclusion 

L’exemple du CAPTCHA s’avère représentatif d’une approche par le numérique responsable. Dans le but d’améliorer la sécurité d’un service numérique, on s’intéresse d’abord à l’accessibilité des solutions possibles (la solution gratuite et largement répandue n’étant là encore pas forcément la meilleure) pour enfin s’assurer via la sobriété numérique que la solution retenue ne dégrade pas l’impact environnemental du service.  

Quelle est l’empreinte environnementale des sites web des 12 candidats à l’élection présidentielle de 2022 ?

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Introduction

L’objectif de cet article n’est pas de vous donner des consignes de votes mais de vous sensibiliser sur la base d’un thème d’actualité : celui de la sobriété numérique. En tant qu’experts, nous avons évalué l’empreinte environnementale des sites web des 12 candidats à l’élection présidentielle 2022. Nous nous sommes basés sur la page d’accueil de chacun de ces sites. Pour rappel, nous avions déjà réalisé cet exercice en 2017.

Si les sites web de campagnes sont éphémères, compte tenu du grand nombre d’internautes (et plus particulièrement de mobinautes), il est tout à fait intéressant de mesurer leurs impacts et consommations en énergie-ressources sur nos smartphones. Plus une URL est couramment consultée, plus réduire son impact numérique est essentiel. Les sites web des candidat.e.s à la présidentielle 2022 sont-ils écoconçus ? Répondent-ils tous à un numérique efficient et responsable ? Ont-ils évolué depuis 2017 ? Toutes les réponses dans cet article.

L’expertise de Greenspector

Nous avons déterminé cette empreinte en suivant notre méthodologie habituelle : chargement de la page d’accueil du site sur un smartphone (le scénario complet est décrit ci-dessous dans la partie méthodologie), mesure des consommations d’énergie, de données échangées et d’autres ressources, puis projection d’impact à partir de ces mesures. La projection d’impact est basée sur notre propre modèle, établi par notre équipe R&D. Elle tient compte des composantes nécessaires à la consultation du site (terminal, réseau, datacenter) et de l’ensemble des phases de cycle de vie pour les terminaux et datacenters. Les 3 impacts évalués sont : gaz à effet de serre, empreinte eau, utilisation des sols (plus de détails ci-dessous).

Et maintenant, place aux résultats !

Classement de l’empreinte environnementale des sites web des 12 candidat.e.s à la présidentielle 2022

Les 3 candidat.e.s dont le site web sont parmi les moins impactants sont : Nathalie Arthaud, Anne Hidalgo et Emmanuel Macron.

À l’inverse, les 3 candidat.e.s dont le site web sont parmi les plus impactants sont : Jean Lassalle, Marine Le Pen et Fabien Roussel.

Nous observons 6x plus d’impact par page entre le site le moins impactant et le site le plus impactant de ce classement.

La moyenne d’impact carbone de ces 12 sites web est de 0,57 gEqCO2 sur une minute soit l’équivalent de 5 mètres effectués en véhicule léger. 6 sites web se trouvent en dessous.

Si l’on projette l’impact carbone du meilleur site web de ce classement (celui de la candidate Nathalie Arthaud) pour 100 000 personnes naviguant 10 minutes sur ce même site, cet impact serait de 240 kg eqCO2. Soit l’équivalent de 2142 km effectués en véhicule léger.
À l’inverse, pour le site le moins bon de ce classement (celui du candidat Jean Lassalle), l’impact carbone serait de 1460 kg eqCO2 soit l’équivalent de 13 035 km effectués en véhicule léger. L’écart d’impact entre ces deux sites est de x6.

Le site de la candidate Nathalie Arthaud est le meilleur de ce classement. Avec un ecoscore Greenspector de 68/100.

Une utilisation de ressources énergétiques qui maintient l’autonomie sur un appareil mobile à un bon niveau

Un chargement rapide de la page et une interaction rapide avec les internautes. Quelques traitements légers dans la page peu gourmands en temps de traitement et en énergie. 

Des échanges réseaux plutôt maîtrisés mais perfectibles notamment sur la gestion du cache qui oblige l’utilisateur à recharger systématiquement une grande partie des éléments lors de sa prochaine visite sur la page. 

Matomo a été préféré à Google Analytics, ce qui est un bon choix autant pour réduire l’impact environnemental que par respect pour la vie privée des internautes.  

Points d’améliorations

  • Le site est globalement sobre dans son contenu et son intégration même s’il reste de nombreuses possibilités d’amélioration. La page contient notamment de nombreuses erreurs d’accessibilité. 
  • L’intégration de FontAwesome alourdit considérablement la page en générant plusieurs requêtes, qui sont d’ailleurs parmi les rares requêtes de cette page vers des services externes. Cet ajout est d’autant plus discutable que cette police ne semble pas essentielle pour le site et peut représenter un risque vis-à-vis du RGPD. Le simple fait d’y trouver une alternative allégerait considérablement le site.
  • Sur les pages comportant de la vidéo, des bonnes pratiques sont respectées : pas de préchargement ni de lancement automatique, pas d’intégration via Youtube. On note toutefois que l’intégration des vidéos génère plusieurs requêtes volumineuses et que le bandeau latéral des articles (sidebar.jpg) gagnerait à être optimisé (plus de 900 Ko à lui seul!). 
  • Le chargement différé (lazy-loading) des images réduirait également l’impact du site.

Le site du candidat Jean Lassalle est le moins bon de notre classement avec un écoscore Greenspector de 26/100.

Une consommation forte de ressources (mémoire, CPU et énergie) sur toutes les étapes de chargement, lecture, scroll et mise en arrière-plan. Ceci est dû à des activités de calcul, d’affichage et d’usage de cellule radio pour de longues transmissions de données. Ne mettez pas en boucle ce scénario de test sur votre appareil mobile car il vous privera de votre autonomie après 3 H 41 d’usage

Les indicateurs CPU et énergie montrent le fort impact des animations, vidéo, cartographie et autres scripts intégrés dans la page.

Une consommation d’énergie très forte de la page en background met en évidence des traitement CPU qui se poursuivent en arrière-plan. 

Beaucoup d’échanges réseaux avec 148 requêtes, 29 fichiers CSS et 8 iframes, et une gestion du cache partiellement mis en œuvre sur les contenus. Tout cela pour faire transiter sur le réseau 30 Mo en 1 minute ! 

Points d’améliorations :

  • Le code (JS et CSS) devrait être optimisé avec parfois même des fichiers chargés en double. L’intégration directe d’une vidéo Youtube et d’un carte Google Maps engendrent de nombreux chargements de fichiers et augmentent considérablement l’impact de la page. De même pour l’intégration d’un fil Twitter.  
  • L’utilité fonctionnelle de certains composants est à vérifier, notamment l’intégration d’un agenda vide (L’encart « Les prochaines dates à ne pas rater » est vide d’évènements à venir).
  • La page comporte plusieurs problèmes d’accessibilité, notamment l’intégration d’une vidéo en autoplay ainsi que des soucis de contraste de couleurs rendant certains textes difficilement lisibles.  
  • La page contient de nombreuses requêtes vers des services tiers (Google, Facebook, etc) dont une partie ne sont pas conformes au RGPD.  

Zoom sur les indicateurs pris en compte dans l’évaluation de l’empreinte environnementale

Consommation d’énergie des sites web

Les 3 candidat.e.s dont le site web sont parmi les moins énergivores sont : Nathalie Arthaud, Anne Hidalgo et Yannick Jadot.

À l’inverse, les 3 candidat.e.s dont le site web sont parmi les plus énergivores sont : Jean Lassalle, Nicolas Dupont Aignan et Philippe Poutou.

Nous observons un écart de x4 entre le site le plus et moins énergivore de ce classement.

La moyenne de la consommation en énergie de ces 12 sites web est de 5,88 mAh, 8 sites web se trouvent en dessous.

Parmi les candidat.e.s déjà présent(e)s lors de l’Élection de 2017, toutes et tous ont su réduire la consommation d’énergie de leur site web (en moyenne de -20%), sauf pour le candidat Jean Lassalle dont la consommation énergie de son site web a fortement augmenté (x2.4).

Volume de données échangées des sites web

Les 3 candidat.e.s dont le site web sont parmi les moins consommateurs en termes de données échangées sont : Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron.

À l’inverse, les 3 candidat.e.s dont le site web sont parmi les plus consommateurs en termes de données échangées sont : Jean Lassalle, Marine Le Pen et Fabien Roussel.

Nous observons un écart x18 entre le site qui échange le moins de données et celui qui en échange le plus de ce classement.

La moyenne de données échangées de ces 12 sites web est de 9,25 Mo, 7 sites web se trouvent en dessous. Généralement, il est plutôt recommandé de garder la taille d’une page autour voire en-dessous de 1 Mo.

Pour ceux qui aiment les chiffres…

PositionCandidatSite webEcoscore GreenspectorImpact Carbone (gEqCO2)Empreinte Eau (en Litres)Empreinte Sols (en m²)Énergie en 2022 (mAh)Énergie en 2017 (mAh)Données échangées (Mo)Requêtes web
1Nathalie Arthaudnathalie-arthaud.info680.240.040.423.675.421.6841
2Anne Hildalgo2022avechidalgo.fr500.320.040.514.312.761
3Emmanuel Macronavecvous.fr460.330.050.564.885.722.3852
4Eric Zemmourzemmour2022.fr540.330.050.534.614.1834
5Yannick Jadotjadot2022.fr510.330.050.514.313.2259
6Jean-Luc Mélenchonmelenchon2022.fr450.40.050.544.535.621.9574
7Valérie Pecressevaleriepecresse.fr240.60.080.725.9810.4490
8Nicolas Dupont Aignan2022nda.fr330.650.090.836.998.019.22116
9Philippe Poutoupoutou2022.org330.690.090.796.437.529.53153
10Fabien Rousselfabienroussel2022.fr310.740.090.675.2615.06146
11Marine Le Penmlafrance.fr280.790.080.614.812.2920.39111
12Jean Lassallejl2022.fr261.460.191.7314.755.9730.28148

Pour chacun de ses sites web, mesurés sur un smartphone S7 (Android 8), les mesures ont été réalisées au travers de notre Greenspector Benchmark Runner, permettant la réalisation de tests automatisés.

Détail des scénarios :
– Chargement de l’application
– Inactivité site web en premier-plan
– Scroll
– Inactivité site web en arrière-plan

Chaque mesure est la moyenne de 5 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple. Pour chacune des itérations, le cache est préalablement vidé.

Côté projection de l’empreinte, les paramètres pris en compte sont :

  • Ratio de visualisation : 100% Smartphone
  • Ratio de visualisation : 100% France
  • Localisation des serveurs : 100% Monde

Découvrez comment Greenspector évalue l’empreinte environnementale d’un service numérique.

Crédit photo: AFP

La sobriété numérique pour plus de résilience

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Une industrie fragile

La crise du Covid-19 à rendu visible une faiblesse du monde du numérique et de l’électronique : une interdépendance des systèmes économiques et techniques. Les confinements de 2020 ont amené à une réduction drastique, voire à un arrêt de la production de circuits électroniques en Chine, impactant les productions dans le monde entier (Exemple de l’iPhone 13 et ses ruptures de stock).

Mais la pandémie du Covid-19 n’est pas l’unique cause qui a eu pour conséquence d’impacter le système d’approvisionnement. Début 2021, une sécheresse a touché Taiwan, autre lieu important de production de circuits électroniques, et cela a contribué à renforcer la pénurie déjà initiée.

Les crises sanitaires et les crises environnementales peuvent être aussi accompagnées de crises géopolitiques et de guerres. La guerre en Ukraine par exemple a levé encore une des faiblesses sur ces approvisionnements complexes : un risque sur la production de néons, nécessaires à la fabrication de puces. Ces néons étant en grande partie produits en Ukraine.

 

La sobriété comme une des solutions de résilience

On pourrait attendre une solution de résilience de la part de l’industrie électronique, par exemple via des relocalisations, cependant certaines solutions sont difficilement envisageables (relocalisation de l’extraction de certains matériaux). De la même manière, une “souveraineté numérique” ne serait pas la solution à ce problème, ou en tout cas elle permettrait de “seulement” mieux traiter la dépendance à du matériel serveur.

Le but de la sobriété numérique est principalement vu comme celui de la réduction de l’empreinte environnementale. C’est tout à fait vrai mais elle a aussi pour avantage (dans le cadre de la réduction de l’impact environnemental) de prolonger la durée de vie des matériels, de réduire la consommation de ressources (CPU par exemple), d’optimiser la capacité des matériels…

Ces avantages vont dans le sens d’une amélioration de la dépendance entre les services numériques et l’électronique. Rendre le numérique plus sobre permettrait donc de limiter l’impact de ces crises.

Ne nous trompons pas

La sobriété, même si beaucoup discutée dans le monde numérique, n’est encore que trop peu déployée. On continue encore à discuter sur son coût d’implémentation, de son impact plus fort côté matériel versus celui de son usage (sic). Des débats sans fin se poursuivent sur l’impact du réseau (focalisé sur l’énergie et pas le CO2, ne prenant pas en compte la problématique globale…), ainsi que des contre arguments sur le fait d’optimiser l’impact CO2 de nos solutions qui ne serait pas nécessaire puisque nous disposons en France, d’une énergie bas carbone.

Écarter la démarche de sobriété numérique sous prétexte de ses inconvénients, c’est ne pas prendre pleinement en compte la place du numérique dans notre monde et c’est surtout continuer à développer des outils qui ne fonctionneront potentiellement pas vu leur manque de résilience.

Permettre le fonctionnement des services numériques sur du matériel “bas de gamme” et sur des réseaux limités est par exemple une démarche qui va dans le sens de la sobriété numérique. Mais ce n’est qu’un début à une vraie démarche de sobriété. Le chemin est long, et malheureusement les crises sont déjà là. 

Ne nous trompons pas, la sobriété est une démarche indispensable dans notre jeune monde numérique. 

Classement 2022 de l’impact carbone des sites web des 187 grandes écoles et universités

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Introduction

Alors que de nombreux élèves cherchent dans quelle structure poursuivre leur cursus, les considérations écologiques sont de plus en plus présentes. En témoigne la mobilisation des étudiants pour un réveil écologique. Dans le contexte actuel, les institutions sont de plus en plus nombreuses à franchir le pas afin d’avancer sur ces sujets, notamment par le fait de proposer de nouveaux enseignements, de repenser les cours existants ou de mettre en place des bonnes pratiques au quotidien.

Sachant que le site web est souvent la première source d’information pour de nombreuses écoles et universités, nous avons décidé de mesurer l’impact carbone de ces sites.

Quelles sont les écoles / universités présentes dans nos classements ?

Pour déterminer quels établissements et structures étudier, nous avons constitué un échantillon qui se veut représentatif de la façon suivante :

Votre établissement n’apparaît pas dans nos classements ? Vous souhaitez connaître les détails de votre position ? Vous souhaitez améliorer votre place dans ce classement ? Contactez-nous.

Nous verrons ici ce qui ressort des mesures effectuées sur les sites des établissements de chacune de ces catégories. Nous nous sommes limités aux pages d’accueil afin d’avoir un dénominateur commun et parce qu’il s’agit le plus souvent du point d’entrée pour les visiteurs.

Toutefois, l’analyse pour chaque site mériterait d’aller plus loin, notamment au vu des statistiques d’usage de chacun de ces sites, afin de se concentrer sur les pages les plus fréquentées mais aussi pour se faire une idée plus précise des parcours les plus fréquents. A noter qu’une bonne partie des sites étudiés proposent également l’accès à un ENT (Environnement Numérique de Travail). Ce type d’outil très répandu constitue un sujet à part entière lors de l’estimation des impacts environnementaux des services numériques utilisés par les élèves. D’autant plus dans un contexte sanitaire où une partie des enseignements se font à distance. Sur ce type de sujet, l’accessibilité devient d’autant plus un sujet essentiel afin de permettre à chacun d’accéder, même depuis chez lui, aux mêmes informations et aux mêmes fonctionnalités que ses camarades.

Résultats des Universités de France

Synthèse – chiffres clés

La moyenne d’impact carbone par page et par minute de ce classement est de 0,44 gEqCO2.
18 sites sur les 50 se situent en-dessous de cette moyenne.

L’Eco-score Greenspector moyen est de 47,38 et 26 sites se situent au-dessus.

Le Top 3

En termes d’impact carbone, le top 3 de ce classement est constitué des universités suivantes :

1. Université Savoie Mont Blanc : un site WordPress qui tire son épingle du jeu par l’optimisation des images ainsi que la mise en place du lazy-loading et du cache côté client. Ces bonnes pratiques (ajoutées à d’autres) font déjà une belle différence, même s’il reste quelques axes d’amélioration.

2. Université de Paris-Saclay : un site plutôt sobre mais surtout optimisé techniquement (lazy-loading des images, mise en cache, optimisation des médias, etc).

3. Université Le Havre Normandie : un site léger et élégant qui pourrait encore bénéficier de quelques optimisations techniques voire d’un peu plus de sobriété.

NB:

Initialement le site web de l’Université de Paris (ex Paris Diderot) : une page étonnamment dépouillée qui renvoie au final… vers le site de u-patis.fr qu’on retrouve dans le Flop 3 ! Ce site est donc hors-concours.

Le Flop 3

En termes d’impact carbone, le flop 3 de ce classement est constitué des universités suivantes : Université Versailles Saint Quentin, Université Côte d’Azur, Université de Paris (ex Paris 5). Ces 3 pages sont très (trop) riches en contenus et pourraient être facilement allégées (dans un premier temps) puis optimisées.

Résultats des grandes Écoles de Commerce de France

Synthèse – chiffres clés

La moyenne d’impact carbone par page et par minute de ce benchmark est de 0,51 gEqCO2. 11 sites sur les 38 se situent en-dessous de cette moyenne.

L’Eco-score Greenspector moyen est de 41,27 et 15 sites se situent au-dessus soit un peu moins de la moitié.

Le Top 3

En termes d’impact carbone, le top 3 de ce classement est constitué des écoles de commerce suivantes :

1. Kedge Business School : les médias sont dans l’ensemble optimisés et le cache correctement mis à profit. Il reste quelques axes d’amélioration.

2. Rennes School of Business : le cache est exploité mais certains médias gagneraient à être optimisés. La page d’accueil repose beaucoup sur le scroll, ce qui inciterait à mettre en place le chargement différé (lazy-loading).

3. Montpellier Business School : un site WordPress assez riche en contenus, la plupart optimisés, mais qui souffre d’un grand nombre de fichiers CSS et JS. Il faudrait peut-être voir du côté des plugins installés mais surtout du thème et du page-builder. D’autres axes d’amélioration restent à mettre en œuvre.

Anja Stoll, cheffe de projet RSE – Climat & Biodiversity Lead chez Kedge Business School

Témoignage de Kedge Business School

Quelle place prend le numérique dans l’engagement environnemental de votre école ?
Dans les établissements d’enseignement supérieur le numérique prends une place de plus en plus importante, autant au niveau de la qualité des équipements qu’au niveau des services. La crise sanitaire a considérablement augmenté les attentes au numérique et étendu ses usages.

Ayant une empreinte carbone, mais aussi une empreinte ressources et déchets importante Kedge a choisi en octobre 2020 de de s’inscrire dans le projet pilote « numérique responsable » porté par le mouvement « campus responsables ». Aux côtés de 3 autres établissements d’enseignement supérieur Kedge BS a pu profiter d’un accompagnement sur mesure pendant 8 mois sur le sujet.

Ce projet pilote nous a permis de faire un état des lieux et de définir un plan d’action pluriannuel qui couvre de nombreux aspects tels que la durée de vie des équipements IT, l’usage du cloud, l’impact de la visioconférence, les critères d’achat ou encore le reconditionnement des équipements en fin de vie. Pour autant, une stratégie de numérique responsable doit non seulement prendre en compte les aspects environnementaux, mais aussi sociaux. Ainsi le plan d’action comprend également des actions de formation et de sensibilisation à la tech for good, d’outils handi-compatibles ou encore la prévention du cyberharcèlement.

 Votre site obtient la meilleure note d’impact dans votre catégorie, quels sont les bonnes pratiques fonctionnelles, graphiques, techniques que vous avez mises en place que vous pourriez partager avec les autres écoles ?

Nos chefs de projets digitaux ont travaillé main dans la main avec le prestataire technique pour mettre en place de nombreux améliorations :

-Optimisation du poids des images visibles sur toutes les pages (traitement manuel en amont de la publication et compression automatique par le système)
– Systèmes avancés de mise en cache serveur et navigateur afin de limiter le téléchargement systématique des ressources nécessaires au chargement d’une page
– Utilisation du système de « Lazy loading » permettant de charger uniquement les images visible à l’écran (au lieu de charger toutes les images d’une page, même celles très bas que l’utilisateur n’ira pas voir)
-Minification du code pour alléger au maximum le poids des fichier à télécharger à chaque chargement de page
– Pas d’hébergement de fichier très lourds comme des vidéos (tout est sur Youtube)

Ceci découle d’une vraie volonté de la l’école d’intégrer une démarche durable et inclusive dans tous le métiers, y compris le digital. Ainsi entre 10 et 15% des moyens mis à disposition des développements informatiques sont directement alloués à des actions destinés à améliorer la performance environnementale de nos plateformes.

Avez-vous déjà mesuré la consommation et calculer l’impact de votre site auparavant ?
Oui, notre bilan carbone intègre systématiquement l’analyse de l’empreinte carbone de notre site web. Pour aller plus loin, un audit « webperf » est actuellement en cours dans l’objectif d’améliorer encore plus les performances et temps de chargement de notre site. À fortiori, les actions en découlant auront également pour effet de diminuer d’autant plus notre impact carbone.

Le Flop 3

En termes d’impact carbone, on trouve en bas du classement les écoles suivantes : ISG Paris, ESC Clermont et EMLV. Là encore, ces 3 sites sont très riches en contenus, notamment vidéo.

Résultats des Écoles d’Ingénieurs de France

Synthèse – chiffres clés

La moyenne d’impact carbone par page et par minute de ce benchmark est de 0,47 gEqCO2. La moitié des 50 sites se situent en-dessous de cette moyenne.

L’Eco-score Greenspector moyen est de 43 et 13 sites se situent au-dessus soit un peu moins de la moitié.

Le Top 3

En termes d’impact carbone, le top 3 de ce classement est constitué des écoles d’ingénieur suivantes :

1. Ecole Centrale Lyon : un site d’une grande sobriété.

2. CentraleSupélec : un site relativement sobre qui pourrait aller encore plus loin via la mise en œuvre de bonnes pratiques supplémentaires.

3. ESIEA : un site WordPress plutôt sobre au niveau des contenus mais qui offre encore quelques axes d’amélioration.

Le Flop 3

En termes d’impact carbone, on trouve en bas du classement les écoles suivantes : ISEP, ENIM et ESILV. Une fois de plus, ce sont des sites riches en contenus qui misent beaucoup sur la vidéo (voire pour certains sur un chatbot).

Résultats des meilleures Universités au Monde

Afin de contrebalancer tous ces classements limités à la France, il nous a paru intéressant de nous intéresser à un classement des sites d’universités à travers le monde.

Synthèse – chiffres clés

La moyenne d’impact carbone par page et par minute de ce benchmark est de 0,50 gEqCO2. Seuls 9 des 50 sites se situent en-dessous de la moyenne. On note ici que les extrêmes sont beaucoup plus marqués, notamment le Flop 3 qui regroupe 3 sites très impactant.

L’Eco-score Greenspector moyen est de 53,18 et 28 sites se situent au-dessus soit un peu moins de la moitié.

Le Top 3

En termes d’impact carbone, le top 3 de ce classement est constitué des universités suivantes :

1. Princeton University : ce site Drupal relativement léger bénéficie d’une gestion du cache très efficace. Un effort particulier semble avoir été consacré à l’accessibilité, même si quelques anomalies persistent.

2. Ku Leuven : une page riche en informations mais sobre en contenus.

3. University of Manchester : un site relativement léger et assez bien optimisé. Des efforts considérables sur l’accessibilité ont été effectués mais il reste quelques axes d’amélioration en termes de réduction d’impacts environnementaux.

Le Flop 3

En termes d’impact carbone, on trouve en bas du classement les universités suivantes : Peking University, Tsinghua University, University of Hong Kong. On trouve encore sur ces trois pages de nombreux contenus (y compris vidéo) mais aussi beaucoup d’animations, en particulier des carrousels.

Les derniers sites de ce classement ont en commun une page d’accueil extrêmement chargée en contenus et en composants. Ceci évoque une tendance de design que l’on retrouve sur certains sites asiatiques depuis plus de 10 ans.

On en trouve un exemple en comparant le site de McDonald’s pour la Chine avec son homologue britannique.

Le design y est plus riche, plus complexe et coloré. Ceci est lié à des différences culturelles, linguistiques et techniques. Si ceci n’est pas rédhibitoire en soi et s’inscrit dans la volonté d’adapter le contenu aux utilisateurs, il devient dans ce cas d’autant plus déterminant de proposer la page de la façon la plus efficiente possible.

Voici un article qui revient plus en détail sur ce phénomène et ses raisons possibles.

Classements

PositionUniversitéURLEcoscore (/100)Impact carbone (gEqCO2)
1UNIVERSITÉ SAVOIE MONT-BLANC (EX CHAMBERY)https://www.univ-smb.fr/590.23
2UNIVERSITÉ PARIS-SACLAYhttps://www.UNIVERSITÉ-paris-saclay.fr/630.25
3UNIVERSITÉ LE HAVRE NORMANDIEhttps://www.univ-lehavre.fr/550.25
4UNIVERSITÉ JEAN MONNET SAINT ETIENNEhttps://www.univ-st-etienne.fr/fr/index.html660.27
5UNIVERSITÉ RENNES 1https://www.univ-rennes1.fr/590.28
6UNIVERSITÉ PAU ET DES PAYS DE L'ADOUR (UPPA)https://www.univ-pau.fr/520.3
7UNIVERSITÉ CLERMONT AUVERGNEhttps://www.uca.fr/540.31
8UNIVERSITÉ DE TOULONhttps://www.univ-tln.fr/570.31
9UNIVERSITÉ NIMEShttps://www.unimes.fr/fr/index.html610.31
10UNIVERSITÉ GRENOBLE ALPEShttps://www.univ-grenoble-alpes.fr/680.31
11UNIVERSITÉ ORLEANShttps://www.univ-orleans.fr/fr?redirect=0600.32
12UNIVERSITÉ ANGERShttps://www.univ-angers.fr/fr/index.html500.33
13UNIVERSITÉ DE CAEN NORMANDIEhttp://www.unicaen.fr/580.34
14UNIVERSITÉ CLAUDE BERNARD LYON 1https://www.univ-lyon1.fr/350.35
15INSTITUT NATIONAL UNIVERSITAIRE CHAMPOLLION ALBIhttps://www.univ-jfc.fr/albi390.35
16UNIVERSITÉ BORDEAUX MONTAIGNE (EX BORDEAUX 3)https://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/index.html480.36
17UNIVERSITÉ JEAN MOULIN LYON 3https://www.univ-lyon3.fr/400.36
18UNIVERSITÉ SORBONNE UNIVERSITÉhttps://www.sorbonne-UNIVERSITÉ.fr/390.36
19UNIVERSITÉ TOULOUSE 1 CAPITOLEhttps://www.ut-capitole.fr/410.36
20UNIVERSITÉ LILLEhttps://www.univ-lille.fr/580.37
21UNIVERSITÉ LA ROCHELLEhttps://www.univ-larochelle.fr/490.37
22AIX-MARSEILLE UNIVERSITÉhttps://www.univ-amu.fr/540.38
23UNIVERSITÉ POLYTECHNIQUE HAUTS DE FRANCE (EX VALENCIENNES)https://www.uphf.fr/500.41
24UNIVERSITÉ REIMS CHAMPAGNE ARDENNEhttps://www.univ-reims.fr/400.41
25UNIVERSITÉ DE PERPIGNAN - VIA DOMITIAhttp://www.univ-perp.fr/360.41
26UNIVERSITÉ LITTORAL COTE D'OPALEhttp://www.univ-littoral.fr/380.42
27UNIVERSITÉ MONTPELLIERhttps://www.umontpellier.fr/370.43
28UNIVERSITÉ STRASBOURGhttps://www.unistra.fr/520.44
29UNIVERSITÉ DE BORDEAUXhttps://www.u-bordeaux.fr/410.44
30UNIVERSITÉ RENNES 2https://www.univ-rennes2.fr/610.46
31UNIVERSITÉ PARIS-EST CRETEILhttps://www.u-pec.fr/510.48
32UNIVERSITÉ BRETAGNE OCCIDENTALE (EX UNIVERSITÉ DE BREST)https://www.univ-brest.fr/450.48
33UNIVERSITÉ PARIS 2 PANTHEON ASSAShttps://www.u-paris2.fr/fr370.49
34UNIVERSITÉ LIMOGEShttps://www.unilim.fr/250.5
35UNIVERSITÉ DE HAUTE ALSACE (EX MULHOUSE)https://www.uha.fr/fr/index.html360.52
36BOURGOGNE UNIVERSITÉ (EX DIJON)https://www.u-bourgogne.fr/550.52
37UNIVERSITÉ TOULOUSE 3 - PAUL SABATIERhttp://www.univ-tlse3.fr/650.52
38UNIVERSITÉ BRETAGNE SUDhttps://www.univ-ubs.fr/fr/index.html290.53
39UNIVERSITÉ AVIGNONhttps://univ-avignon.fr420.53
40UNIVERSITÉ GUSTAVE EIFFEL (EX PARIS-EST MARNE-LA-VALLEE)https://www.univ-gustave-eiffel.fr/420.54
41CY CERGY PARIS UNIVERSITÉ (EX CERGY PONTOISE)https://www.cyu.fr/580.55
42UNIVERSITÉ EVRY VAL D'ESSONNEhttps://www.univ-evry.fr/360.56
43UNIVERSITÉ NANTEShttps://www.univ-nantes.fr/490.61
44UNIVERSITÉ CORSEhttps://www.universita.corsica/fr/190.64
45UNIVERSITÉ SORBONNE PARIS NORD (EX PARIS 13)https://www.univ-paris13.fr/340.67
46UNIVERSITÉ DE PARIS (EX PARIS 5)https://u-paris.fr/280.72
47UNIVERSITÉ NICEhttp://univ-cotedazur.fr/230.94
48UNIVERSITÉ VERSAILLES SAINT QUENTIN EN YVELINEShttp://www.uvsq.fr/301.1
PositionUniversitéURLEcoscore (/100)Impact Carbone (gEqCO2)
1ICD Paris Toulousehttps://www.icd-ecoles.com/160.55
2EMLV Paris La Défensehttps://www.emlv.fr/200.84
3ESCE Parishttps://www.esce.fr/230.49
4TBS Educationhttps://www.tbs-education.fr/270.51
5IESEG Lille Parishttps://www.ieseg.fr/270.57
6NEOMA Business School Reims Rouen Parishttps://neoma-bs.fr/290.64
7ESCP Business School Parishttps://escp.eu/paris310.82
8Brest Business Schoolhttps://brest-bs.com/320.35
9ISTEC Parishttps://istec.fr/320.68
10South Champagne Business School (ex ESC Troyes)https://www.scbs-education.com/330.47
11IDRAC Business School Lyonhttps://www.ecoles-idrac.com/campus/campus-lyon/340.54
12IPAG Paris Nicehttps://www.ipag.edu/370.47
13EBS Parishttps://www.ebs-paris.fr/370.51
14ESDES Lyonhttps://www.esdes.fr/380.43
15EM Strasbourghttps://www.em-strasbourg.com/fr380.54
16Excelia Business School (ex-La Rochelle Business School)https://www.excelia-group.fr/a-propos-dexcelia/nos-ecoles/excelia-business-school390.48
17ESC Clermont Business Schoolhttps://www.esc-clermont.fr/391.06
18EDHEC Business School Lillehttps://www.edhec.edu/fr400.43
19Burgundy School of Business Dijon Lyonhttps://www.bsb-education.com/400.52
20Audencia Business School Nanteshttps://www.audencia.com/410.42
21ISC Parishttps://iscparis.com/410.45
22ICN Business School Nancy Parishttps://www.icn-artem.com/410.49
23INSEEC Paris Bordeaux Lyonhttps://www.inseec.com/430.41
24Grenoble EMhttps://www.grenoble-em.com/430.49
25Institut Mines-Télécom Business School Evry Parishttps://www.imt-bs.eu/430.5
26SKEMA Business School Lille Paris Sophia Antipolishttps://www.skema-bs.fr/470.52
27ISG Parishttps://www.isg.fr/campus/paris471.14
28Montpellier Business Schoolhttps://www.montpellier-bs.com/490.31
29Rennes School of Businesshttps://www.rennes-sb.fr/500.29
30Paris SB Parishttps://www.psbedu.paris/fr500.39
31HEC Parishttps://www.hec.edu/fr560.43
32EDC Paris Business Schoolhttps://www.edcparis.edu/fr/570.47
33KEDGE Business School Bordeaux Marseillehttps://kedge.edu/600.26
34ESSCA Angers Paris Aix-en-Provence Lyon Bordeauxhttps://www.essca.fr/600.32
35EM Normandie Le Havrehttps://www.em-normandie.com/fr610.35
36ESSEC Cergy-Pontoisehttps://www.essec.edu/fr/620.32
37emlyon Business Schoolhttps://em-lyon.com/640.32
PositionUniversitéURLEcoscore (/100)Impact Carbone (gEqCO2)
1École centrale - Lyonhttps://www.ec-lyon.fr/670.22
2CentraleSupélechttps://www.centralesupelec.fr/600.23
3ESIEA - Paris - Lavalhttps://www.esiea.fr/540.27
4Grenoble INP - Génie industrielhttps://genie-industriel.grenoble-inp.fr/630.28
5ESTIA - Bidarthttps://www.estia.fr/formations680.28
6Telecom Parishttps://www.telecom-paris.fr/490.28
7UTT - Troyeshttps://www.utt.fr/560.3
8École des mines ParisTechhttps://www.minesparis.psl.eu/570.3
9École polytechniquehttps://www.polytechnique.edu/480.31
10AgroParisTechhttp://www.agroparistech.fr/490.31
11Grenoble INP - Phelmahttps://phelma.grenoble-inp.fr/540.32
12IMT Atlantiquehttps://www.imt-atlantique.fr/fr550.32
13INSA Toulousehttps://www.insa-toulouse.fr/fr/index.html510.33
14INP Bordeaux- ENSEIRB - Matmecahttps://enseirb-matmeca.bordeaux-inp.fr/fr440.34
15ENSTA Parishttps://www.ensta-paris.fr/400.35
16Grenoble INP - Ense³https://ense3.grenoble-inp.fr/440.35
17ESIEE Paris - Marne-la-Valléehttps://www.esiee.fr/530.35
18CY Techhttps://cytech.cyu.fr/540.35
19École des ponts ParisTech - Marne-la-valléehttps://www.ecoledesponts.fr/470.36
20Efrei Parishttps://www.efrei.fr/570.37
21IG2I (Centrale Lille)https://ig2i.centralelille.fr/360.38
22ECE - Parishttps://www.ece.fr/540.39
23Arts et Métiers Sciences et Technologieshttps://artsetmetiers.fr/440.4
24École centrale - Nanteshttps://www.ec-nantes.fr/450.41
25ECPM - Strasbourghttps://ecpm.unistra.fr/310.42
26École des mines - Nancyhttps://mines-nancy.univ-lorraine.fr/360.42
27ENSEEIHT - INP Toulousehttps://www.enseeiht.fr/fr/index.html410.43
28Grenoble INP - Ensimaghttps://ensimag.grenoble-inp.fr/500.44
29École des mines - Saint-Etiennehttps://www.mines-stetienne.fr/280.44
30IMT Mines Alèshttps://www.imt-mines-ales.fr/400.44
31ENSCP - Chimie ParisTechhttps://www.chimieparistech.psl.eu/310.44
32INSA Lyonhttps://www.insa-lyon.fr/360.45
33ESPCI Parishttps://www.espci.psl.eu/fr/410.46
34ITEEM (Centrale Lille)https://iteem.centralelille.fr/330.46
35ISAE-SUPAERO - Toulousehttps://www.isae-supaero.fr/fr/390.46
36IMT Nord Europehttps://imt-nord-europe.fr/360.47
37Télécom SudParis - Evryhttps://www.telecom-sudparis.eu/390.48
38IMT - Albi Carmauxhttps://www.imt-mines-albi.fr/380.48
39ENSTA Bretagne - Bresthttps://www.ensta-bretagne.fr/fr400.51
40École centrale - Lillehttps://ecole.centralelille.fr/260.54
41École centrale - Marseillehttps://www.centrale-marseille.fr/450.55
42UTC - Compiègnehttps://www.utc.fr/360.56
43ENSAE Parishttps://www.ensae.fr/260.64
44ESTP - Parishttps://www.estp.fr/400.66
45ESTACAhttps://www.estaca.fr/460.74
46UTBM - Belfort-Montbéliardhttps://www.utbm.fr/250.86
47ENSCM - Chimie Montpellierhttps://www.enscm.fr/fr/260.86
48ESILV - Paris-La Défensehttps://www.esilv.fr/170.93
49ENI - Metzhttps://enim.univ-lorraine.fr/271.04
50ISEP - Parishttps://www.isep.fr/281.35
PositionUniversitéURLEcoscore (/100)Impact Carbone (gEqCO2)
1Princeton Universityhttps://www.princeton.edu/660.22
2KU Leuvenhttps://www.kuleuven.be730.22
3University of Manchesterhttps://www.manchester.ac.uk/690.22
4LMU Munichhttps://www.lmu.de/en/index.html720.23
5Heidelberg Universityhttps://www.uni-heidelberg.de/en650.24
6University of British Columbiahttps://www.ubc.ca/580.24
7Northwestern Universityhttps://www.northwestern.edu/710.25
8Yale Universityhttps://www.yale.edu/610.25
9King's College Londonhttps://www.kcl.ac.uk/630.26
10University of Melbournehttps://www.unimelb.edu.au/630.26
11University of Edinburghhttps://www.ed.ac.uk/620.26
12Massachusetts Institute of Technologyhttps://web.mit.edu/570.27
13Nanyang Technological University Singaporehttps://www.ntu.edu.sg/620.27
14Georgia Institute of Technologyhttps://www.gatech.edu/610.28
15University of Oxfordhttps://www.ox.ac.uk/610.29
16University of Washingtonhttp://www.washington.edu/640.29
17University of California Berkeleyhttps://www.berkeley.edu/740.3
18Duke Universityhttps://duke.edu/590.3
19Cornell Universityhttps://www.cornell.edu/670.3
20University of Pennsylvaniahttps://www.upenn.edu/670.32
21University of Michigan-Ann Arborhttps://umich.edu/600.32
22Imperial College Londonhttp://www.imperial.ac.uk/620.33
23New York Universityhttps://www.nyu.edu/490.34
24University of Torontohttps://www.utoronto.ca/580.35
25McGill Universityhttps://www.mcgill.ca/460.37
26École Polytechnique Fédérale de Lausannehttps://www.epfl.ch/500.37
27University of Cambridgehttps://www.cam.ac.uk/530.37
28Stanford Universityhttps://www.stanford.edu/580.38
29Carnegie Mellon Universityhttps://www.cmu.edu/450.38
30Johns Hopkins Universityhttps://www.jhu.edu/490.39
31London School of Economics and Political Sciencehttps://www.lse.ac.uk/580.41
32Technical University of Munichhttps://www.tum.de/en/540.41
33National University of Singaporehttps://www.nus.edu.sg/550.41
34ETH Zurichhttps://ethz.ch/en.html440.42
35University of California San Diegohttps://www.ucsd.edu/530.43
36University of Illinois at Urbana-Champaignhttps://illinois.edu/370.45
37Chinese University of Hong Konghttps://www.cuhk.edu.hk/english/index.html420.46
38Paris Sciences et Lettres - PSL Research University Parishttps://psl.eu/400.48
39Harvard Universityhttps://www.harvard.edu/60.49
40California Institute of Technologyhttps://www.caltech.edu/440.58
41University of California Los Angeleshttps://www.ucla.edu/280.59
42University of Texas at Austinhttps://www.utexas.edu/470.63
43The University of Tokyohttps://www.u-tokyo.ac.jp/en/400.66
44Columbia Universityhttp://www.columbia.edu/410.7
45The University of Chicagohttps://www.uchicago.edu/380.77
46UCLhttps://www.ucl.ac.uk/420.87
47University of Hong Konghttp://hku.hk/211.61
48Tsinghua Universityhttps://www.tsinghua.edu.cn/en/index.htm292.46
49Peking Universityhttps://english.pku.edu.cn/273.1

Bilan

Tous classements confondus, on note que le site le plus impactant en CO2 l’est 7 fois plus que le moins impactant !

On note aussi que l’Ecoscore Greenspector moyen est plus élevé pour le classement monde que pour les classements d’établissements français. En moyenne, les sites du classement mondial sont plus nombreux à être mieux optimisés, ce qui n’empêche pas les 3 pires sites du classement monde d’être plus impactants en carbone que n’importe quel site des classements d’établissements français.

Sur les sites qui se hissent en haut de chaque classement, les avantages apportés par l’application de certaines bonnes pratiques sont indéniables. Toutefois, ceux qui s’en sortent le mieux complètent (ou précèdent) leurs actions sur l’efficience par un effort de sobriété.

Enfin, on trouve encore sur la plupart des sites des erreurs d’accessibilité, ce qui peut être rédhibitoire pour l’intégration d’élèves en situation de handicap ou en tout cas pour que ces derniers accèdent facilement à certaines informations ou services.

Pour plus d’explications des résultats et du détails des bonnes ou mauvaises pratiques, nous vous invitons à (re)découvrir le replay du webinar par Laurent DEVERNAY, expert sobriété numérique chez Greenspector.

Selon le site de l’Education Nationale, 24% de la population active en France serait en situation de handicap. Pour rappel, 80% des handicaps ne sont pas immédiatement visibles (notamment parce que les types de handicaps sont très nombreux).

Alors même que l’accessibilité des services numériques fait l’objet d’une réglementation en particulier en France (via le RGAA), la mise en conformité a encore bien du retard, notamment pour les services numériques publics. A titre d’exemple, une étude du WebAIM estime que 97,4% du million de sites web parmi les plus visités comportent au moins une erreur d’accessibilité.

Ce sera par exemple le cas pour des ENT ou sites sur lesquels la langue est mal définie, ce qui entraînera des problèmes pour les étudiants qui voudraient traduire automatiquement les textes dans une autre langue (et pour des étudiants utilisant un lecteur d’écran).

Découvrez une présentation succincte de l’accessibilité numérique ainsi que des ressources pour aller plus loin sur ce sujet.

Pour chacun de ses sites web, mesurés sur un smartphone S7 (Android 8), les mesures ont été réalisées au travers de notre Greenspector Benchmark Runner, permettant la réalisation de tests automatisés. Les mesures ont été réalisées fin janvier 2022.

Détail des scénarios :
– Chargement du site web
– Scroll de la page
– Inactivité site web en premier-plan
– Inactivité site web en arrière-plan

Chaque mesure est la moyenne de 3 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple. Pour chacune des itérations, le cache est préalablement vidé.

Découvrez comment Greenspector évalue l’empreinte environnementale d’un service numérique.

GreenTech Forum : Classement de la sobriété des sites partenaires et exposants

Reading Time: 4 minutes

À l’occasion du GreenTech Forum 2021, Greenspector a évalué l’écoscore de sobriété et de performance des sites web des partenaires et exposants de l’évènement.


L’ambition du GreenTech Forum est de promouvoir le numérique responsable afin de permettre aux organisations publiques et privées de réduire leur impact environnemental. L’écosystème du numérique des partenaires présentera ses solutions, des retours d’expériences. Mais qu’en est-il de sites web de tous les acteurs partenaires en terme d’impact de la vitrine de l’offre de service ?

Accéder au classement lire le témoignage de PathTech

Résultats de l’évaluation de la sobriété des sites partenaires et exposants du GreenTech Forum

En moyenne, un site partenaire ou exposant du GreenTech Forum obtient un impact carbone de 0,40 gEqCO2. 43 / 63 sites web se trouvent en dessous de cette moyenne, ce qui traduit une très bonne tendance générale mais avec une forte variation. Le premier de ce classement consomme 13x moins que le dernier site.

Métriques évaluées ou mesurées par Greenspector
(60 secondes)
Moyenne
Impact carbone (g eqCO2)0,40 gEqCO2
Ressource en eau (Litres)0,06 Litres
Occupation des sols (m²)0,55 m²
Consommation d’énergie (mAh)4,73 mAh
Données échangées (Mo)3,13 Mo
Mémoire consommée (Mo)635 Mo
CPU (%)3,13%
Nombre de requêtes web80

Répartition des sites web suivant leur impact carbone (gEqCO2).

La majorité des sites partenaires (38 / 62) du GreenTech Forum ont un impact se situant entre 0,21 et 0,40 gEqCO2.

Témoignage de PathTech – 3ème de ce classement

Merci à Gauthier JENCZAK, responsable du Développement Commercial de PathTech, qui a accepté de répondre à nos questions suite à notre classement.

  • Bravo à PathTech pour cette 3ème place sur le podium GreenTechForum 2021 des sites web les plus sobres des acteurs engagés pour un numérique responsable – qui est PathTech ?

Pathtech, c’est la convergence d’énergie et d’idées de 4 passionné.es, engagé.es depuis plusieurs années pour la planète et l’humain.
Pathtech, c’est l’association de ces 4 personnes autour d’un objectif en commun : celui de mettre leur talent de conception, leurs conseils techniques et organisationnels et leur motivation au service de la conception et du développement d’outils numériques à impacts positifs pour la Planète et pour l’Humain. Pathtech, c’est désormais une équipe de 9 personnes engagées autour de ces mêmes valeurs. 

  • Comment PathTech intègre l’éco-responsabilité numérique dans ses projets ?

L’éco-responsabilité numérique fait partie de l’ADN de Pathtech. 
Nous portons déjà attention particulière à l’analyse fonctionnelle et technique au démarrage du projet.
Y a-t-il des fonctions qui semblent inutiles ? Les principes d’accessibilité sont-ils respectés ? Quelles améliorations pouvons nous proposer à nos clients pour rendre leur produit le plus éco-responsable possible en respectant leur besoin ? 
Une fois le produit en développement, c’est cette pré-analyse, et une stratégie de tests solide qui nous permettent de nous assurer de respecter les objectifs d’éco-responsabilité que nous nous étions fixés. 

  • Quels sont vos secrets de fabrication d’un site web éco-responsable ?

Dès la conception, pensez sobriété numérique !
Le plus gros impact c’est d’intégrer une fonctionnalité dont on peut se passer, donc il faut faire un vrai travail de sélection. Et si l’on a peur d’avoir ensuite un site trop épuré, il ne faut pas hésiter à demander un avis autour de soi et intégrer ensuite les retours pertinents, c’est ce nous avions fait avec nos proches. 

Est-ce que ce résultat sur votre site est une (bonne) surprise ?

Lors de la création de notre site, nous avons été vigilants sur plusieurs points :

  • Notre index Eco-Impact
  • Notre hébergeur. L’objectif était de prendre un hébergeur local pour réduire le transport des données mais aussi de faire attention au respect des normes environnementales chez cet hébergeur.
  • Notre framework javascript. On utilise react.js pour le moment, mais nous étudions la possibilité de passer sur un framework SSR ou sur des données statiques pour réduire l’impact sur les terminaux de nos visiteurs. 
  • La conception. Privilégier le « mobile first » pour chargé un minimum de données CSS et avoir un site plus sobre et épuré. 
  • La taille et le format des images. 
  • Le respect des normes d’accessibilités. 

Constater que ces efforts de conception ont porté leurs fruits a été une vraie belle surprise pour nous, encore plus quand ce classement est établi par Greenspector.

  • Aviez-vous déjà mesuré votre site web dans des conditions réelles et sur appareils réels ?

C’était la première fois que nous nous prêtions à l’exercice. Cela permet d’avoir une autre vision, complémentaire à celle qui peut être donnée par les index que nous citions précédemment. Nous réfléchissons d’ailleurs à intégrer ce moyen de mesure dans nos process. 

Classement des sites web partenaires ou exposants du GreenTech Forum

ClassementURLImpact Carbone (gEqCO2)Ressources en Eau (Litres)Occupation des Sols (m²)Énergie consommée (mAh)CPU (%)Données échangées (Mo)Mémoire consommée (Mo)Requêtes web
1https://www.boavizta.org/0.160.030.343.161.780.295529
2https://commown.coop/0.170.030.363.381.420.284408
3https://pathtech.fr/0.190.030.393.671.820.885708
4https://www.lewebvert.fr/0.190.030.383.471.690.2855220
5https://alliancegreenit.org/0.20.030.393.612.030.4957918
6https://carbonscore.fr/0.20.030.423.952.180.385819
7https://www.greenspector.com/0.210.030.393.531.810.358135
8https://greenmetrics.io/0.220.040.413.742.250.4262428
9https://groupe-isia.com/0.220.030.393.561.931.5257918
10https://www.latitudes.cc/0.220.040.413.694.170.757831
11https://aguaro.io/fr0.230.040.423.811.950.8276331
12https://www.environnement-magazine.fr/0.230.040.43.621.890.6756835
13http://ateliers-du-bocage.fr/0.240.040.413.711.71.2275634
14https://leshorizons.net/0.240.040.43.551.70.9746543
15https://www.elee.fr/0.240.040.423.781.580.759343
16https://www.bpifrance.fr/0.250.040.433.842.531.2658940
17https://www.greentech-forum.com/0.250.040.443.972.941.245435
18https://www.lenouveleconomiste.fr/0.260.040.423.752.691.0659350
19https://www.fruggr.io/0.270.040.454.022.911.759742
20https://www.greenit.fr/0.270.040.43.381.820.6857772
21https://verdikt.io/0.280.040.464.072.331.4860549
22https://www.cinov-numerique.fr/0.280.040.494.493.171.879931
23https://www.planet-techcare.green/0.280.040.423.681.632.2146647
24https://www.xscalibur.fr/0.280.040.433.71.951.1457062
25https://thegreencompagnon.com/0.290.040.443.730.980.5947979
26https://www.octo.com/0.290.040.433.821.392.3769752
27https://www.dsih.fr/0.30.050.484.262.191.7171955
28https://www.treebal.green/0.310.040.423.851.765.5458518
29https://www.zenika.com/0.310.040.453.833.010.9456983
30https://www.capgemini.com/fr-fr/0.330.050.443.752.171.7961085
31http://green-news-techno.net/0.340.050.54.333.562.7160364
32https://itancia.com/0.340.050.524.564.992.4770157
33https://www.easyvirt.com/0.340.050.474.021.991.9178483
34https://www.avob.com/0.350.050.54.352.72.6464469
35https://www.digital-aquitaine.com/0.350.050.585.153.921.7950255
36https://www.itforbusiness.fr/0.360.050.514.394.032.8763873
37https://www.alliancy.fr/0.370.050.544.653.442.0563184
38https://www.dolist.com/0.370.060.65.354.622.3152659
39https://www.medef.com/fr/0.370.050.524.432.932.5875785
40https://www.rzilient.club/0.370.050.54.443.084.6360154
41https://talentsdunumerique.com/0.380.050.524.493.073.5362671
42https://www.leasecom.fr/0.380.050.494.273.484.4862570
43https://www.wf3.fr/0.380.050.544.623.772.0961190
44https://www.ademe.fr/0.40.050.483.912.553.32595109
45https://www.apl-datacenter.com/fr/0.410.060.534.463.732.76702105
46http://greenconnectservices.com/0.420.060.675.983.492.7482170
47https://numeum.fr/0.430.050.443.411.093.35476144
48https://www.esaip.org/0.430.060.574.953.85.267667
49https://www.nuageo.fr/0.430.060.554.524.591.5621135
50https://www.orsys.com/0.480.060.514.342.787.7360785
51http://www.maddyness.com/0.510.080.857.648.812.8467075
52https://datacenter-magazine.fr/0.520.070.625.042.463.06695160
53https://myrhline.com/0.530.091.019.396.082.7867636
54https://greenremarket.fr/0.530.060.544.433.048.66639103
55https://www.linfodurable.fr/0.540.070.685.792.785.38780117
56https://www.afnum.fr/0.550.070.635.436.069.2173881
57https://www.innovation24.news/0.60.080.735.965.563.59699178
58https://www.societe-informatique-de-france.fr/0.60.080.695.493.723.63853192
59https://www.alten.com/0.640.080.686.065.8714.4764747
60https://www.recommerce-group.com/0.660.090.877.164.72.21960206
61https://www.accenture.com/fr-fr0.940.151.816.597.194.2858579
62https://systematic-paris-region.org/1.230.151.158.435.6710.1860449
63https://www.lemondedelenergie.com/2.070.21.157.554.1246.59809527

Vous êtes partenaire ou exposant de l’évènement, vous apparaissez ou non dans ce classement et vous souhaitez connaître l’impact environnemental de votre site web ? Contactez-nous pour obtenir le détail de votre mesure et projection d’impacts !

Retrouvez-nous sur place du 30 novembre au 1er décembre, stand C14, nous répondrons à toutes vos questions. N’hésitez pas à nous contacter pour planifier un rendez-vous ! Découvrez également nos interventions.

Pour chacun de ses sites web, mesurés sur un smartphone S7 (Android 8), les mesures ont été réalisées au travers de notre Greenspector Benchmark Runner, permettant la réalisation de tests automatisés. Les mesures ont été réalisées le 17 novembre 2021.

Détail des scénarios :
– Chargement de l’application
– Inactivité site web en premier-plan
– Scroll
– Inactivité site web en arrière-plan

Chaque mesure est la moyenne de 5 mesures homogènes (avec un écart-type faible). Les consommations mesurées sur le smartphone donné selon un réseau de type wifi peuvent être différentes sur un PC portable avec un réseau filaire par exemple. Pour chacune des itérations, le cache est préalablement vidé.

Consultez notre méthodologie d’évaluation de l’impact environnemental.

Optimiser l’énergie des smartphones pour réduire l’impact du numérique et éviter l’épuisement des ressources naturelles

Reading Time: 6 minutes

Introduction

La durée de vie d’un smartphone est en moyenne de 33 mois à l’échelle mondiale. Sachant qu’un smartphone contient plus de 60 matériaux, dont des terres rares et que son empreinte carbone est située entre 27 et 38 kg eqCO2, le rythme actuel de remplacement des smartphones est trop rapide.

Différentes raisons peuvent expliquer ce rythme de renouvellement. La perte d’autonomie et les problèmes batterie en sont les raisons principales (smartphone : un changement sur trois à cause de la batterie). Augmenter la capacité des batteries est une solution qui semble intéressante mais qui ne résoudrait pas le problème. En effet, les données échangées continuent à augmenter et cela a un impact sur la puissance des smartphones. Les sites web sont toujours aussi lourds, voir de plus en plus lourds… Alors est-ce un problème irrésolvable ? Quel est le lien entre l’autonomie concrète que nous vivons à titre personnel et ce constat sur l’impact du numérique ?  

Méthodologie

Nous sommes partis d’une analyse via le biais de la consommation web. En effet, les mobinautes passent en moyenne 4,2h par jour à naviguer sur le web.

Lors d’une précédente étude sur l’impact des navigateurs web Android, nous avons mesuré la consommation de 7 sites web différents sur plusieurs applications de navigation web et ce depuis un smartphone milieu de gamme, un Samsung Galaxy S7. Cela nous permet de projeter cette consommation sur une consommation mondiale et d’appliquer des hypothèses d’optimisation pour identifier les marges de manœuvre. 

Même si les incertitudes sont élevées (diversité de mobile, diversité d’usage…), cette action nous permet d’identifier les marges de manœuvre pour améliorer le cycle de vie des smartphones. Le choix du Galaxy S7 permet d’avoir un smartphone proche (à 1 an près) de l’âge moyen des smartphones mondiaux (18 mois).

Quelle est la consommation annuelle de la navigation web sur mobile ? 

Voici nos hypothèses de départ : 

La consommation annuelle des smartphones estimée est de 2 774 milliards d’ampères-heures. Pas très concret ? Si l’on considère qu’une batterie moyenne de 3000 mAh peut effectuer 500 cycles de charges/décharges complets avant de commencer à être inutilisable et que1 850 millions de batterie sont utilisées chaque année pour naviguer sur le web. Ce chiffre vous parait exagéré ? Il y a 5,66 milliards de smartphones dans le monde, cela correspondrait à un problème qui toucherait 36% du parc mondial chaque année. Si l’on considère que 39% des utilisateurs vont changer leur smartphone pour des raisons de batterie et qu’uniquement 26% des utilisateurs vont remplacer les batteries en cas d’usure, on obtient le chiffre de 1 200 millions de batteries, ce qui corrobore nos chiffres. Pas incohérent au final, quand on observe les cycles de renouvellement des téléphones et de batterie. 

Est-ce que réduire la consommation des navigateurs aurait un impact ? 

Les navigateurs web sont des moteurs importants dans la consommation du web. Nos mesures montrent des différences importantes de consommation d’énergie entre les navigateurs. Ces différences s’expliquent par des implémentations et des performances hétérogènes. Dans le graphique suivant, la consommation de la navigation sur 7 sites, incluant le lancement du navigateur, l’usage de fonctionnalité comme l’écriture d’URL et la navigation elle-même est visualisée.

Nous partons sur une hypothèse des éditeurs optimisant les navigateurs. En considérant une consommation hypothétique de tous les navigateurs égale à celle du plus sobre (Firefox Focus), on obtient une réduction de la consommation totale annuelle qui permet, avec les mêmes hypothèses sur la durée de vie, d’économiser 400 millions de batteries par an. Sachant qu’il se vend 1 500 millions de smartphones par an, en prenant les mêmes hypothèses que précédemment sur les taux de remplacement et de réparation, cela ferait une économie de 7% du parc de téléphone vendu chaque année.  

Est-ce que réduire la consommation des sites aurait un impact ? 

Il est également possible que les sites web soient beaucoup plus sobres. Nous avons pris l’hypothèse d’une consommation proche de celle de Wikipédia. De notre point de vue, pour avoir audité et mesuré de nombreux sites, c’est possible mais en engageant des actions importantes : optimisation des fonctionnalités, réduction des publicités et du tracking, optimisation technique…    

Voici pour exemple la représentation de la consommation d’énergie du site l’Equipe. On voit que le chargement va consommer jusqu’à 3 fois la consommation de référence. La marge d’optimisation est énorme dans ce cas précis sachant que de nombreux sites arrivent à un facteur inférieur à x2. 

Dans le cas d’une sobriété des sites web, en prenant les mêmes hypothèses et méthodes de calcul que pour la sobriété des navigateurs, on pourrait économiser 294 millions de batteries par an, soit réduire le renouvellement du parc annuellement de 5%

Est-ce que réduire la consommation de l’OS est possible et aurait un impact ? 

La question sur l’impact du matériel et de l’OS se pose souvent. Pour prendre en compte cet impact nous avons plusieurs données à notre disposition. Une donnée importante est la consommation de référence du smartphone. C’est la consommation du matériel et de l’OS. Pour le Galaxy S7, cette consommation est de 50µAh/s.  

En prenant les mêmes hypothèses que celles prises pour calculer la consommation totale (2 774 Milliard Ah), la consommation annuelle attribuée à la part matérielle et OS serait de 1 268 milliards d’ampère-heure soit 45% de la consommation totale.  

Est-ce donc le plateau de verre de l’optimisation ? Non pas vraiment car il existe beaucoup de pistes d’optimisation envisageables : Android lui-même par exemple. Nous avons réalisé une expérimentation qui montre qu’il est possible de réduire de façon importante la consommation des fonctionnalités Android. Les surcouches des constructeurs sont aussi une piste de réduction de la consommation. 

Selon notre expérience, nous estimons qu’une réduction de 5% de la consommation est totalement possible. Ceci permettrait d’économiser 350 millions de batteries soit 6% du parc

Quels gains environnementaux espérer ? 

L’application de la sobriété numérique à différents niveaux permettrait de réduire de plus de la moitié le nombre mondial de batteries usées par an

Même dans l’hypothèse où les utilisateurs ne renouvellent pas systématiquement leurs smartphones pour des raisons de perte d’autonomie ou remplacent uniquement leur batterie usée, on pourrait réduire de 17% le renouvellement annuel de smartphone

Dans le meilleur des cas, si l’on projette que la plupart des utilisateurs remplaceront leur batterie, les gains potentiels seraient de 2 millions de T eqCO2. Mais les gains pourraient être beaucoup plus importants si l’on considère que les pratiques de remplacement ne changent pas assez vite et que les utilisateurs changent les smartphones plutôt que les batteries : 47 millions de TeqCO2

En étant optimiste sur une augmentation des capacités des batteries, une non-augmentation de l’impact des logiciels, et un impact non augmenté des plus grosses batteries, le nombre de batteries utilisées pourrait être divisé par deux, de la même manière l’impact environnemental par deux. Mais est-ce encore suffisant ? Plutôt aller sur une augmentation de la capacité des batteries et une diminution de la consommation d’énergie et alors obtenir un gain de 4 sur l’impact en multipliant la capacité par deux ! 

L’énergie sur smartphone, des petites gouttes mais un impact au final énorme 

Nous avons l’impression que l’énergie est illimitée, il suffit juste de recharger notre smartphone. Néanmoins, même si l’énergie était illimitée et sans impact, les batteries elles, sont des consommables. Plus nous les utilisons, plus nous les usons et plus nous utilisons des ressources non-renouvelables comme des terres rares, sans compter les autres coûts environnementaux, sociaux et géopolitiques. Nous pouvons attendre des évolutions technologiques pour améliorer les capacités et améliorer la remplaçabilité des batteries, cependant les puits d’économies sont gigantesques. Le remplacement des batteries n’est en effet pas la solution miracle car même si on prolonge la durée de vie du smartphone, la batterie est à jeter ou à recycler, et le recyclage du Lithium n’est pas encore assuré (P.57). Gigantesque car nous utilisons nos smartphones de nombreuses heures. Gigantesques car nous sommes des milliards d’utilisateurs.  

L’exercice que nous avons réalisé est totalement prospectif, il faudrait que tous les éditeurs de navigateurs intègrent la sobriété, que tous les sites soient éco-conçus. Cela montre cependant que l’optimisation de l’énergie des applications et des sites web a un sens dans l’empreinte environnementale du numérique. Certains voyant uniquement l’énergie du rechargement négligent cet aspect. Cependant on le voit dans cette projection, les gains environnementaux sont beaucoup plus importants. 

Ce chiffre est important et en même temps faible : 47 Millions de Teq CO2 pour le monde, c’est 6% de l’empreinte française. Cependant, le CO2 n’est pas l’unique métrique à regarder. Autre problématique par exemple non négligeable : la pénurie de Lithium en 2025 mais aussi l’eau.

A tout cela, il faudrait ajouter des problématiques associées aux nouvelles pratiques et nouveaux matériaux : 

… la filière évolue sans cesse, pour répondre à des enjeux tantôt commerciaux, tantôt économiques, tantôt réglementaires. L’exemple de la batterie illustre bien cette tendance. Alors que l’on s’était familiarisé avec les batteries lithium-ion « classiques » qui contiennent principalement du lithium, du carbone, du fluor, du phosphore, du cobalt, du manganèse et de l’aluminium, de nouveaux modèles sont apparus, d’abord les batteries lithium-ion-polymère puis les batteries lithium-métal-polymère. Le cortège métallique possible, déjà conséquent, a donc été considérablement augmenté ; avec le fer, le vanadium, le manganèse, le nickel mais aussi des terres rares (cérium, lanthane, néodyme et praséodyme).

Association SystExt (Systèmes extractifs et Environnements)  https://www.systext.org/node/968 

En prenant en compte les problématiques environnementales, sociales et géopolitiques qu’impliquent les batteries, la division par 2 du nombre de batteries utilisées n’est vraiment pas suffisante ! Cela veut dire que les puits d’optimisations doivent maintenant être activés. Et si l’on veut atteindre des objectifs ambitieux, tous les acteurs, constructeurs, éditeurs d’OS et de navigateurs, acteurs du numérique… ont leur part de travail. Continuer à incanter des réductions magiques issues des technologies, à dire que l’énergie ne doit pas être optimisée, à reporter la faute à d’autres acteurs ou d’autres secteurs, expliquer que se focaliser sur les usages est une erreur… ne fait que décaler le problème. Il est nécessaire de tous se retrousser les manches et de résoudre le problème dès maintenant !